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L'Année perdue t.1

Authority lost year 1
Auteur(s) Grant Morrison et Keith Giffen (scénario), Gene Ha, Darick Robertson, Trevor Scott, Jonathan Wayshak, Brian Stelfreeze et Joel Gomez (dessin)
Editeur (collection)
Panini Comics (100% Wildstorm)
Date de parution
Mars 2011
Prix 15€
Nombre de pages
168
Episodes VO The Authority : Lost Years #1-7
authority lost year 1

Authority, une équipe formée de super-héros quasi-omnipotents, est repoussée au-delà de ses limites morales et intellectuelles quand elle se voit coincée dans une réalité parallèle. Quel prix les héros devront-ils payer pour rentrer chez eux ? Et que se passera-t-il quand ils devront affronter d'autres versions d'eux-mêmes ?

Une année de perdue pour Authority, il faut donc combler

Résumons un peu, voulez-vous. The Authority a démarré en 1999 avec l’excellent run de Warren Ellis et Brian Hitch, poursuivi par Mark Millar (un de ses meilleurs travaux) et Frank Quitely, et quelques petits intérims aussi bien au scénario qu’aux dessins. 29 épisodes en tout. Robbie Morrison et Dwayne Turner signèrent le volume 2 de fin 2003 à fin 2004, 14 épisodes dont seuls les 5 premiers ont été publiés en France. Tant mieux, c’était mauvais. Vient ensuite le volume 3, la très bonne maxi-série Révolution de Brubaker et N’Guyen, démarrant juste après la fin du vol.2. Je passe bien sûr sur la quantité de one-shots et mini-séries annexes et pour la plupart hors-continuité, et nous nous trouvons enfin prêt à entamer ce premier tome de The Authority : The Lost Years.

Et pourquoi l’année perdue ? Il se trouve que le quatrième volume de The Authority faisait partie d’un plan de relaunch global de l’univers Wildstorm (comprenant, entre autres, le Midnighter d’Ennis et Sprouse) et bénéficiait d’un casting de rêve : Grant Morrison (New X-Men, The Filth) et Gene Ha (Top Ten). Seulement, le scénariste passant beaucoup de temps sur son chantier dans l’univers DC (l’événement 52 et les séries Batman) et le dessinateur ayant d’autres projets lui tenant à cœur, seul deux épisodes du tandem ont finalement vus le jour : le premier en décembre 2006, le second en avril 2007. La série restant au point mort, on confia à Keith Giffen le soin de reprendre le flambeau en avril 2008, lui qui avait déjà écrit deux one-shots sur The Authority (faisant rencontrer l’équipe avec sa répugnante et surpuissante création Lobo). Il conclua donc l’arc de Morrison et Ha et écriva d’autres histoires de l’équipe afin d'achever ce volume 4 à son douzième épisode. Les deux recueils compilant l’intégralité de la série sont donc intitulés, vous aurez compris pourquoi, L’Année perdue.

Et cette Année perdue, justement ? Du Authority sympathique, sans plus, voyant notre équipe perdue dans un nouveau monde (encore...), le Porteur ayant perdu son bébé univers, source de son énergie. Les fameux deux épisodes de Morrison et Ha ne cassent pas des briques, et la reprise par Giffen non plus. L’essence du groupe et des menaces affrontées est là et bien là, mais malgré de très bonnes idées le traitement n’est pas assez pêchu pour nous donner envie de continuer la lecture. La caractérisation des personnages est tout juste esquissée, si bien qu’on pourrait remplacer un personnage par un autre quasiment à chaque scène. Peut-être qu’Ellis, Millar et Brubaker ont emmenés la série à un tel niveau que notre attente est trop élevée ? L’ensemble est rythmé, il faut l’avouer, certaines scènes et trouvailles valent le coup d’œil, il y a des réflexions vraiment très intéressantes (sur la nature humaine entre autre, surtout dans le premier arc de Morrison conclut par Giffen), mais finalement rien de bien transcendant pour un premier tome vite lu, vite oublié.

Au vu des circonstances expliquées plus haut, plusieurs dessinateurs se succèdent tout au long de ce tome, entre l’ « officiel » Gene Ha, réaliste et minutieux mais assez plat par rapport à ses travaux sur Top Ten, le tandem Trevor Scott et Darick Robertson au style très classique mais efficace malgré un storytelling poussif, Jonathan Wayshak et son trait charbonneux et nerveux, avec ses personnages aux expressions humoristiques et exagérées, ou encore les derniers de l’album, Brian Stelfreeze et Joel Gomez, au style semi-réaliste, agréable à l’œil mais plutôt quelconque. Bref, à boire et à manger mais aucun dessinateur qui ne décolle la rétine.

En bref, un album plutôt moyen pour du Authority, très correct pour une série super-héroïque de science-fiction. Au vu des difficultés qu’a connut l’album, l’ensemble sent le remplissage même si celui-ci est effectué avec soin et imagination. A se trouver d’occasion.

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