Comicszone

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

The Authority : Humains malgré tout

Auteur
 John Ridley (scénario), Ben Oliver (dessin) 
Editeur (Collection)
 Panini Comics (100% Wildstorm)
Date de parution
 23 aout 2007
Prix
 10 €
Nombre de pages
 104 pages
Episodes VO
 The Authority : Human on the inside (one shot)

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La plus formidable équipe de l’univers WildStorm revient en France ! Après les fabuleuses sagas de Millar et Ellis, découvrez cet album surprenant dans lequel la cohésion de l’équipe est fortement ébranlée lorsqu’une tierce personne dresse les anti-héros les uns contre les autres. L’arrivée d’un nouveau héros peut-elle ramener le calme ? 

Si fragile autorité...

Le retour d’Authority était l’événement du mois d’Août 2007 à marquer d’une pierre blanche. La mini-série «Humains malgré tout » promettait d’apporter un regard différent sur les personnages de Warren Ellis. Les commandes du Porteur sont confiées à John Ridley, connu entre autres comme scénariste pour le cinéma sur le film « Les rois du désert », film qui interrogeait de manière caustique et décalée la présence des USA en Irak. Pour l’occasion, on lui adjoint les crayons de Ben Oliver qui a auparavant œuvré sur Ultimate X-men.

Le récit de Ridley se passe entre le dernier arc du volume 1 d’Authority, Brave New World, et Reality Incorporated, qui ouvre le volume 2 de la série régulière. Les francophones pourront donc ranger ce 100% Wildstorm entre les Semic Books 4 et 5 consacrés à Authority.

Ridley fait le pari de quitter les sentiers battus de la surenchère gore et du blockbuster hollywoodien pour approfondir les caractères et les faiblesses de chacun des membres d’Authority pour mieux remettre en cause la toute puissance auto-proclamée de l’équipe.

Un peu de profondeur et de sens ne pouvaient pas nuire à la série et la caractérisation des personnages ne s’en porte que mieux. L’histoire débute par une journée odinaire d’Authority qui évite une III° Guerre Mondiale en deux menaces, trois sarcasmes. Le lecteur, familier ou novice, se trouve aussitôt en terrain rassurant, et c’est de ce terreau que Ridley fait surgir la seule menace susceptible de faire vaciller les certitudes des membres de l’équipe. Ridley mène son travail de sape avec subtilité entre combat sanglant contre des puissances inédites et redoutables et guerre psychologique qui met en péril le sort de toute l’Humanité.

A ce niveau du récit, on s’attend à une conclusion cataclysmique doublée d’une leçon de vie sur la notion d’humanité. Ridley peine hélas à tenir toutes ses promesses. Si la conclusion attendue illustre bien son propos, on le sent comme soudain, à son tour, saisi par le doute de pouvoir réparer les jouets qu’il vient de briser avec délectation et pressé de mener l’histoire à son terme dans la place qui lui est impartie. La dernière partie est donc cousue de fil blanc et étonnamment naïve pour un récit d’Authority et au vu des ambitions affichées préalablement. La conclusion, elliptique pour ne pas dire confuse, est aussi frustrante par le peu de cas qui est fait d’un personnage astucieusement remis au premier plan mais cavalièrement renvoyé dans les cordes.

Pour ce qui concerne la partie graphique de l’affaire, il est étonnant de constater que sa qualité évolue en parfaite symétrie avec le scénario. Ben Oliver ajoute son ambition graphique aux ambitions scénaristiques de Ridley et semble confronté aux mêmes difficultés en matière de conclusion. Il livre de belles planches d’abord bien soutenues par les couleurs élégantes de Wendy Broome et Randy Mayor, puis ses décors que nous qualifierons pudiquement d’épurés semble se vider totalement dans les dernières planches. La partie parisienne du récit montre un manque total de documentation que ce soit au niveau de la ville ou des uniformes. Le combat final fait assez pâle figure comparé à celui qui, quelques pages plus tôt, apportait le chaos au sein d’Authority, et le manque total de charisme de la Nemesis du jour tombant là comme un cheveu sur la soupe ne fait qu’affadir un peu plus la conclusion de l’histoire.

Malgré les réserves exprimées sur sa conclusion, « Humains malgré tout » reste une histoire qui a le mérite de tenter d’apporter un ton nouveau à «Authority » bien qu’elle ne tienne pas toutes ses promesses. La lecture en reste cependant agréable au regard du soin apporté à sa création par ses auteurs et par le plaisir de retrouver Hawksmoor, Midnighter, Apollo, Le Docteur, L’ingénieur et la petite Jenny Quantum ainsi qu’un invité surprise.

Pas convaincu

The Authority : Humains malgré tout est un one-shot se situant chronologiquement entre les séries Authority vol.1 (les excellents épisodes des tandems Ellis/Hitch et Millar/Quitely) et Authority vol.2 (l'essai raté de Robbie Morrison).

Après l'apothéose du premier volume d'Authority, il est forcément assez compliqué de prendre la suite, de plus avec un concept intéressant. Pourtant John Ridley (scénariste entre autre de l'excellent film Les Rois du Désert) nous propose un pitch très intéressant : afin d'éliminer l'équipe une bonne fois pour toutes, le président des Etats-Unis va, par le biais de diverses manœuvres, les mettre en face de leur propre humanité. Un point de départ très intéressant qui va nous montrer des personnages qu'on a connus si forts devenir fragiles, touchants presque. Ridley place donc la barre haute dès le début du récit pour nous tenir en haleine jusqu'à la moitié, la seconde partie dégringolant progressivement en terme de qualité, jusqu'à un deus ex machina poussif et facile et un conclusion pleine de bons sentiments tout à fait hors de propos.
On sent que Ridley n'a pas pu finir le récit comme il le voulait, qu'il n'a pas eu le temps de le développer. Le récit aurait sûrement gagné à prendre la forme d'une mini-série plutôt que d'un one-shot limité en taille.

Ben Oliver, de son côté, assure un bon travail au niveau des dessins, malgré de trop nombreux recours au format cinémascope pas toujours justifiés. Cela reste quand même très honnête et convient parfaitement au ton de l'album, à la différence de dessinateurs comme Hitch ou Quitely adeptes de la démesure, pour qui le scénario d'Ellis ou Millar convenait parfaitement. A récit plus intimiste, dessinateur plus intimiste, et le choix de Ben Oliver était donc parfaitement logique.

En bref, un récit qui part d'un point de vue intéressant pour finalement sombrer devant un apparent manque de temps pour le développement, servi par des dessins parfaitement dans le ton de l'album. Sympa, sans plus.

Derniers commentaires

  • Y The Last Man t.10
    Hello, Neat post. There's a problem with your site in internet explorer, wo... Suite...
    21/05/17 - 06h33
    Par Guest
  • Policier puis fantastique.
    Hello, Neat post. There's an issue along with your site in internet explore... Suite...
    14/05/17 - 16h14
    Par Guest
  • Glossaire
    This page really has all of the information I wanted concerning this subjec... Suite...
    04/05/17 - 05h14
    Par Guest
  • Glossaire
    I love your blog.. very nice colors & theme. Did you make this website your... Suite...
    04/05/17 - 01h14
    Par Guest
  • Into The Negative Zone
    I see your page needs some fresh & unique articles. Writing manually is tim... Suite...
    30/04/17 - 18h58
    Par Guest
  • Callipygie ?
    Great goods from you, man. I have understand your stuff previous to and you... Suite...
    29/04/17 - 03h17
    Par Guest
You are here: Wildstorm The Authority The Authority : Humains malgré tout
icone_rss