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Young Liars, t.3

Auteur
David Lapham (scénario & dessin)
Editeur (Collection)
Vertigo
Date de parution
Janvier 2010
Prix
14.99 $
Nombre de pages
144
Episodes VO
Young Liars #13-18
Correspondance VF
Inédit

 

YOUNG LIARS is a rip-roaring, hardcore urban adventure from indie comics auteur David Lapham, the creator of Stray Bullets. The story revolves around Sadie Dawkins, a young rich girl who turns into a fearless adrenaline junkie after getting shot and having a bullet lodged in her brain. Now she leads her misfit friends on an insane quest to get rich and famous in a desperate attempt to salvage their crushed dreams.

In this final volume, despite Annie X's attempts to stop him, Danny's obsession grows, and Loreli's life is in extreme danger. But are Annie's actions noble - or far more sinister? And in a town where everything goes your way, is there ever a breaking point? As events spiral out of control, Danny stumbles upon the ultimate secret; one that changes everything not only for himself and Sadie, but for the entire world.

Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité…

Voici les rock stars Johnny Jukebox et sa petite amie Loreli. Ensemble, ils règnent sur la petite ville de Browning, Arizona où les gens sont heureux de pouvoir s’acheter tout ce qu’ils désirent de légal au Brown Bag et tout le reste à l’une des fêtes de Johnny et Loreli... Mais il y a juste un petit problème avec ces deux-là : ils ne sont pas Johnny et Loreli ! Ils sont en fait Danny Noonan et Sadie Browning, les Bonny and Clyde du punk-rock qui ont découvert le plan secret d’extraterrestres arachnides désirant conquérir le monde. Ils sont également les seules personnes à pouvoir les arrêter, raison pour laquelle leur cerveau a été lavé dans le but de leur faire vivre cette vie de pacotille. Et maintenant, pour sauver la terre, ils doivent se détruire eux-mêmes… Mais mourir jeune c’est toujours mieux dans les chansons que dans la réalité !

Voici donc le troisième et dernier recueil de la série Young Liars qui fut arrêtée au numéro #18 pour cause de mévente. Pour ce dernier tiers, David Lapham met les bouchées doubles et n’y va pas de main morte. Encore une fois, et comme il l’avait déjà fait précédemment (cf. critique du deuxième TPB), le scénariste prend le lecteur à rebrousse-poil et le désarçonne de cases en cases. Qui est Johnny ? Est-il vraiment Danny ? Ou bien cache-t-il peut-être encore une autre entité ? Toutes ces questions, et mille autres concernant la clique de protagonistes à l’œuvre dans cette aventure, trouverons d’une certaines manière des réponses… Ou pas ! Et c’est peut-être là que le bât blesse dans cette dernière ligne droite. Car à force de revirements tous plus fous les uns que les autres, Lapham nous perd en route… Alors certes, il faut prendre en compte que l'auteur a certainement dû revoir le déroulement de son scénario pour pouvoir produire une ‘‘fin’’ pour le dix-huitième épisode, mais il reste tout de même qu’on sent clairement que l’histoire a été tronquée et que Lapham a dû palier au manque d’explications par une surabondance de retournements de situation. Ceci dit, cette constatation est peut-être le seul défaut qu’on pourra trouver à la fin de cette série qui offre comme toujours de superbes portraits de personnages hors norme, avec un regard tendre sur une frange de la population désirant s’affranchir de la masse. Qui plus est, le côté rock’n’roll complètement assumé de l’œuvre ajoute une saveur toute particulière qui fait de ce Young Liars un comics qui se laisse apprécier.

Derrière les crayons, David Lapham ne change pas une formule qui fonctionne et sur laquelle il peut s’appuyer pour mettre en scène son récit. Sur un modèle de planche en 4x2 cases qui sait muer par moments pour coller au déroulement de l’action, l’artiste use de sa science du cadrage et d’angles de vue bien pensés pour donner vie à son histoire avec rythme et tension. De plus, son trait expressif et vif est parfait pour rendre toutes la palette d’émotions qui assaillent les différents protagonistes. Un véritable plaisir pour les yeux, dans la continuité des deux premiers volumes.

En conclusion, une série qui finit en queue de poisson mais qui vaut le détour pour sa ribambelle de freaks dont on aime suivre le parcours. Et puis la partie graphique n’est pas dégueulasse non plus ! Sans aucun doute pas le meilleur de Lapham, mais du très bon tout de même.

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