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Vimanarama

 

Auteur
 Grant Morrison (scénario), Philip Bond (dessin) 
Editeur (Collection)
 DC (Vertigo)
Date de parution
 Janvier 2006
Prix
 12.99 $
Nombre de pages
 104
Episodes VO
 Vimanarama #1-3
Correspondance VF
 Inédit

 

 

From the fertile mind and nimble fingers of writer Grant Morrison and artist Philip Bond comes the latest in multiculturalist spectacle! Color, song and cosmic violence collide in VIMANARAMA, collecting the 3-issue Vertigo miniseries that fuses East and West together into a transcendental delight of romance and danger.

Feel the Earth tremble as 19-year-old grocer's son Ali and his beautiful arranged bride Sofia accidentally unleash an ancient race of unimaginable evil from beneath Bradford, England, then summon the equally powerful Prince Ben Rama and his Ultrahadeen to do battle against them. Shudder as Ben Rama reveals his love for Sofia, the reincarnation of his immortal soul mate, only to lose all his power at her hesitation. And thrill to the final battle between good and evil, played out over the ancient land of Atlantis together with the consummation of the ultimate end-of-the-world love story. All this and more awaits you in VIMANARAMA, the best of all worlds!

Viva Bollywood!

Alors qu'il doit rencontrer la fille avec laquelle il a été promis en mariage et dont il ignore tout, le fils d'un épicier indien de Bradford, Ali, délivre par accident des démons emprisonnés 6000 ans plus tôt dans une cité secrète enfouie sous les bassement du Corner Shop de son père…

Cette fois, Morrison nous emmène dans un récit qui, bien que situé en Angleterre, fleure bon l'exotisme. Dans Vimanarama, en s'acquittant d'une chronique sociale extrêmement drôle, l'auteur fait un gros clin d'œil à la culture indienne, le tout sur fond de récit fantastique. Décrivant une famille d'émigrés plutôt attachée aux coutumes, le scénariste s'amuse à dépeindre des personnages tous plus drôles les uns que les autres. Entre Ali qui a peur de découvrir sa future femme, le frère qui ne jure que par le travail ou encore le père véritable patriarche, tout ce petit monde permet à Morrison de décrire des situations terriblement cocasses. La trame principale, quant à elle, fait intervenir des êtres surnaturels, sortes de demi-dieux qui luttent contre des démons libérés accidentellement par le pauvre Ali. Entre questionnements philosophiques, aventures fantastiques et petits problèmes relationnels du quotidien, l'auteur écossais prend un malin plaisir à malmener notre jeune anti-héros qui ne sait plus où donner de la tête…Un vrai délice !

Aux crayons, Philip Bond fait des merveilles. Son style cartoony et fun colle parfaitement au récit plutôt léger de Morrison. Les visages de ses personnages, très expressifs et fourmillant de petits détails, font mouche et soulignent les traits de chacun des membres de la petite famille. Dans un autre domaine, les costumes du Prince Ben Rama rappellent le travail d'un Jack Kirby sur The Eternals, on aura vu pire inspiration. Quant à la mise en scène, elle est rythmée et variée. Et quand, en plus, Bond rend hommage au cinéma de Bollywood, on est conquis !

Une histoire fraîche et fun à découvrir absolument !

Morrison chez Bollywood

Chose surprenante que ce Vimanarama pour du Morrison. Surprenant dans le bon sens, bien sûr. On est très loin de ces délires intellos, bien que je sois fan aussi.

Ici, Morrison nous plonge dans le quotidien d'une famille traditionnelle indienne dans une ville très londonienne de caractère, Bradford. C'est l'occasion pour lui, d'une part de montrer que la communauté indienne existe en Angleterre et qu'elle est importante, mais aussi de faire un récit dans la pure tradition bollywoodienne : des personnages attachants, des dialogues savoureux gorgés d'humour et une aventure haute en couleur où tout se finit bien, et avec de l'amour s'il vous plait.

Mais l'histoire ? Le personnage principal, Ali, anticipant la rencontre avec sa promise pour la vie qu'il n'a jamais vue, va par mégarde ouvrir un portail qu'il n'aurait pas dû : s'en échappent des monstres qui veulent réduire la planète en cendres, et de l'autre côté le Prince Ben Rama et ses Ultrahadeen, des semi-dieux indiens à la croisée des personnages à la Moebius ou Kirby et de véritables Dieux hindous, qui vont se mettre à leurs trousses. Morrison nous offre donc un scénario léger et savoureux, complètement décalé (le Monde est sens dessus dessous et Ali essaie de retrouver sa promise dont il est tombé amoureux), avec quand même quelques passages où il appose sa "patte" si caractéristique. Au niveau du scénario, un sans faute qui sent bon Bollywood.

Aux dessins, c'est Philip Bond qui s'y colle, que je n'avais vu à l'œuvre jusqu'à présent qu'en tant que fill-in artist sur X-Statix, où il m'avait déjà fait très bonne impression. Impression amplement confirmée par son trait appuyé mais léger, parfaitement dans le ton de l'histoire, les expressions qu'il donne à ses personnages, et on se croirait immergé dans Portland avec son sens des détails. Il maîtrise de plus parfaitement son art au niveau de la narration ou de la gestion des cases...Un excellent artiste qui donne envie d'en savoir plus sur ses œuvres précédentes.

En bref, Vimanarama est un récit complètement à part de Morrison, frais, léger et très drôle, illustré comme il se doit par le très bon Philip Bond. Un très bon moment.

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