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Transmetropolitan t.4

Auteur
   Warren Ellis (scénario), Darick Robertson (dessin) 
Editeur (Collection)
   Panini Comics (Vertigo Big Book)
Date de parution
   Mars 2009
Prix
   29.00 €
Nombre de pages
   180
Episodes VO
   Transmetropolitan #37-45

 


S'attaquer au pouvoir politique, dire la vérité sur les puissants et en subir les lourdes conséquences, voilà le lot quotidien du journaliste hors-la-loi Spider Jerusalem. Mais aujourd'hui, l'enjeu est bien plus important. Jerusalem s'est fait un nouvel ennemi : le président des États-Unis, un homme plus dément qu'un serpent à sonnette enragé, et deux fois plus mauvais. Chassé de chez lui, forcé de se cacher avec ses loyales (et sordides) assistantes, et traqué comme un lièvre dans une chasse à courre, Jerusalem prépare son plus grand coup. Mais avant cela, il lui faudra survivre à la terrible tempête qui menace la ville.

Après la tempête

Petit coup de gueule avant la critique : A la base, Panini devait publier 5 volumes de Transmetropolitan, couvrant l'intégralité de la série (60 épisodes) plus les deux one-shots I Hate It Here et Filth of the City. Devant le succès de la série, Panini décide alors de scinder les deux derniers albums en trois. Et au même prix, bien évidemment. Donc déjà qu'à côté du prix des Vertigo Cult (Sandman, Hellblazer, Preacher) on payait plus cher pour une moins bonne qualité, à partir de ce tome on payera plus cher pour de la moins bonne qualité ET beaucoup moins de pages. Oui, celui-ci fait 9 épisodes pour 29€. Pour ma part, je l'ai trouvé en occasion, hors de question pour moi de cautionner la politique mercantiliste honteuse de Panini en achetant ce genre d'"album" neuf.

Bon, le point positif, c'est quand même que Transmetropolitan c'est de la bombe. Warren Ellis continue sur sa lancée et l'intrigue principale de progresser encore, si bien qu'on commence à avoir réellement peur pour Spider Jerusalem : parviendra-t-il à faire chuter le président Callahan - qui prend de plus en plus de mesures pour restreindre la liberté d'expression et ses opposants - ou son corps, shooté constamment et mis à mal depuis bien longtemps aura-t-il raison de lui avant ? Où bien est-ce le Président lui-même qui voudra se débarrasser de lui avant qu'il n'empiète trop sur sa liberté d'action ?

Transmetropolitan est toujours aussi trash, toujours aussi intelligent... Warren Ellis s'amuse à amplifier les travers de notre société actuelle dans une ville futuriste, nous parlant ainsi de sujets d'actualité plutôt brûlants, comme la prostitution de mineurs, la prise en charge des personnes atteintes psychologiquement ou encore de la liberté d'expression. Et sous le couvert d'une vulgarité crasse mais jouissive, Ellis nous fait ainsi passer de réelles réflexions plutôt bien senties. Le personnage de Spider Jerusalem, entre une ordure finie et un cœur d'or, au vocabulaire bardé d'expressions aussi imaginatives que châtiées, est toujours aussi intéressant, de même que tous les autres personnages qui gravitent autour de lui, telles ses "sordides assistantes".

Darick Robertson, quant à lui, n'a pas son pareil pour dessiner une ville futuriste rongée par ses vices, sale et peuplée d'individus non fréquentables. Il suit le scénario d'Ellis en faisant de cette ville un personnage à part entière, et est excellent quand il s'agir de retranscrire des expressions sur les visages de tous ces personnages, comme ce fameux sourire pervers et fier de Spider Jerusalem... Avec son trait précis et sombre, Robertson est à l'aise sur tout les sujets, hormis peut-être certaines scènes d'actions (comme la scène de l'hélicoptère) plutôt mal mise en image... Mais on lui pardonne aisément.

En bref, encore une série Vertigo à découvrir de toute urgence. Spider Jerusalem c'est très très bon, mangez-en !!

 

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