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The Quitter

Auteur
   Harvey Pekar (scénario), Dean Haspiel (dessin) 
Editeur (Collection)
   Panini (Vertigo Graphic Novel)
Date de parution
   Mai 2007
Prix
   14.00 €
Nombre de pages
   108
Episodes VO
   The Quitter

 


Pour la première fois, Harvey Pekar raconte son enfance de fils d’émigrants juifs. A travers le récit de l’adolescence mouvementée du caïd de Cleveland, jusqu’à son passage éclair dans la marine et ses premiers pas d’écrivain, ce graphic novel relate l’histoire ordinaire d’un jeune home qui se construit au fil de ses échecs, de ses rédemptions et de la complexité de la vie quotidienne.


Born to make a fight

Harvey Pekar part du principe que même les banalités les plus communes peuvent et doivent être racontées, et c'est ce qu'il a entrepris dans sa série American Splendor, série dont quantité de grands auteurs vont se charger des illustrations de ses scénarios. Dans The Quitter (sous-titré en France Le Dégonflé), Harvey Pekar nous invite à partager son passé, de son enfance à sa rentrée dans le monde adulte.

Pekar se met à nu dans ce graphic novel et nous livre tout, de son enfance douloureuse à son adolescence de caïd, se bagarrant pour s'affirmer, jusqu'à sa succession de petits boulots et son amour du jazz. Rien de bien exceptionnel, non, et cela rentre donc parfaitement dans le principe de Pekar selon lequel tout peut être intéressant. Le style d'écriture lui aussi est sobre, sans fioriture, sans cynisme ni démagogie. Pekar se contente de relater les faits le plus objectivement possible, et arrive à nous raconter sa vie de manière à ne pas nous ennuyer. Tout passe très bien, mais il faut quand même avouer que rien n'est réellement intéressant. Le livre se lit, mais Pekar aurait pu peut-être y mettre un minimum la forme pour arriver à nous faire accrocher et surtout aimer son oeuvre, et on aurait ainsi évité de sombrer dans une platitude, certes très lisible, mais au bout du compte très vaine. Une oeuvre qui confirme ce que j'avais pu penser d'American Splendor. Harvey Pekar, d'accord, mais ce sera sans moi pour la suite.

Dean Haspiel se charge lui des dessins. D'un trait très typé "indépendant", semi-réaliste, il illustre parfaitement la vie de l'auteur, jouant des niveaux de gris et maniant fort bien son art, entre des compositions de cases très pertinentes et un storytelling sans aucun défaut. Un très bon dessinateur qui n'a rien à se reprocher.

En bref, si l'idée de découvrir le passé d'un individu tout ce qu'il y a de plus banal et écrit de la façon la plus objective possible vous intéresse, alors The Quitter devrait vous plaire. Sinon, passez votre chemin, et ce même si, en général, vous adorez les comics indépendants.

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