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A little clockwork orange

Encore du Vertigo avec, cette fois-ci un récit entièrement orchestré par Dave Gibbons, connu surtout pour son incroyable talent d'illustrateur de Watchmen. Un artiste dont j'avais déjà lu le travail que ce soit au dessin (Watchmen, Superman) ou au scénario (Aliens : Salvation), mais jamais sur les deux facettes en même temps. C'est désormais chose faite et je dois dire que je ne suis pas déçu.

The Originals, c'est un récit au pitch tout simple : Dans un univers nous ressemblant beaucoup hormis quelques petits détails (les gens se baladent sur des "glisseurs", petits engins volants sur un tapis d'air comprimé ; la police est omniprésente...), deux bandes rivales (les Originals, look classe, et les Rocks, look de bikers) s'affrontent quotidiennement dans ce qui va rapidement dégénérer et engendrera de violentes répercussions. On suit ici Lil, qui deviendra membre des Originals, ainsi que son ami Bok et sa compagne Viv. Eux aussi seront pris dans la tourmente ascendante des conflits.

Scénaristiquement parlant,The Originals est un récit sur l'adolescence : le besoin d'appartenance à un groupe, la rébellion contre toutes formes d'autorité, les premières expériences, le fait de se croire tout puissant, etc. Le tout dans un univers singulier où tout est prétexte à la guerre des gangs. D'ailleurs, le récit m'a rappelé Orange Mécanique de Kubrick, en plus soft bien sûr, dans sa gestion des bandes, de leurs exactions, de leurs codes...
Mis à part ça, le scénario reste quand même assez simple, et les personnalités des protagonistes assez naïves, presque caricaturales. Il n'empêche que l'ensemble se lit très bien jusqu'à la dernière page, excellente.

Mais c'est surtout au niveau de la forme que The Originals déchire tout. Dave Gibbons n'a plus rien à prouver et étale tout son savoir-faire dans une mise en page extrêmement bien pensée, le tout d'un trait clair et précis servi dans des teintes de gris donnant une touche vintage à l'ensemble qui rappelle un bon vieux film en noir et blanc. Le format de l'album (ça doit être du 2/3 en largeur et 1 en longueur), assez original (sans jeu de mots) au demeurant, n'est pas présent que pour être tape-à-l'oeil mais sert véritablement l'ensemble. De plus Gibbons se permet pas mal de choses : Cases d'un côté et narration de l'autre, pages où aucun dessin mais seuls quelques mots sont présents, pages avec un personnage grand format de plein pied au milieu de la page et une succession de cases en arrière-plan...Tout est prétexte ici à nous en mettre plein la vue, et intelligemment s'il vous plait, preuve en est de tous ces plans variés et savoureux qui parsèment l'album.

En bref, un très bon récit remarquablement abouti sur la forme qui nous prouve que Dave Gibbons n'est pas qu'un très bon illustrateur mais bel et bien un artiste complet.

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