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The Invisibles, vol.2 - t.4 Bloody Hell In America

Auteur
 Grant Morrison (scénario), Phil Jimenez (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo
Date de parution
 Février 1998
Prix
 12.99 $
Nombre de pages
 104
Episodes VO
 The Invisibles, vol. 2 #1-4
Correspondance VF
 The Invisibles, t1 : Science Occultée (Éditions Le Témèraire)

 

In a world where paranoia is a survival skill, the only hope for humankind is a group of unconventional occultist freedom fighters called the Invisibles. In this collection, the team launches an assault on an underground New Mexico lab to free the cure for the AIDS virus from the alleged inventors of the disease: the U.S. government.

Timeless Freedom or Eternal Control ?

Après les événements de Londres qui ont failli coûter la vie à King Mob, ce dernier et son équipe se sont réfugiés aux Etats-Unis chez Mason, un milliardaire membre des Invisibles. C’est là que Jolly Roger, une ancienne collègue de King Mob, refait surface. Elle aurait découvert que leurs ennemis cachent depuis 1978 un remède au virus HIV…

Pour la partie graphique, les quatre épisodes contenus dans ce recueil sont tous l’œuvre de Phil Jimenez dont on avait déjà pu apprécier le style dans le volume 1 de la même série. On observera que, pour la première fois sur ce titre, un seul dessinateur est présent dans un TPB (même s'il faut également remarquer qu’il contient moins d’épisodes que tous les autres tomes). Néanmoins, ceci apporte une grande cohérence à l’univers imaginé par Morrison, qui souffrait parfois d’un nombre trop important de dessinateurs. Jimenez reprend donc avec succès les éléments qu’il avait déjà mis en place auparavant : ses compositions de page inventives sont souvent éclatées et permettent de retranscrire la psychologie des personnages ou alors d’appuyer la folie ambiante de telle ou telle scène ; tandis que son trait fin et gracieux est des plus appréciables à l’œil. Au final, le travail de l’artiste se suit donc avec un très grand plaisir.

Ce que The Invisibles gagne en unité visuelle, il le perd en explosions imaginatives. En effet, on sent Grant Morrison vraiment moins inspiré que sur le premier volume. Même si, ne soyons pas bégueule, la série reste bien meilleure qu’une bonne partie de la production mainstream de l’époque (1997), on est tout de même en dessous de ce à quoi Morrison nous avait habitué avec Doom Patrol et The Invisibles vol.1. Moins ambitieux et plus terre-à-terre, ce Bloody Hell In America met entre parenthèses les références culturelles, religieuses et historiques audacieuse de Say You Want A Revolution (par exemple) pour se concentrer pour le mieux sur les personnages (King Mob et Ragged Robin, Mason, etc...) et pour le moins bon sur un récit d’infiltration/action pas des plus haletant… Plutôt rageant quand on sait de quoi Morrison est capable !

Un volume 2 qui, malgré une partie graphique des plus réussie, commence en demi-teinte, Grant Morrison étant indéniablement moins visionnaire qu’à son habitude…

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