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The Invisibles, vol.1 - t.2 Apocalipstick

Auteur
 Grant Morrison (scénario), Jill Thompson (dessin), Chris Weston (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo
Date de parution
 Avril 2001
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 208
Episodes VO
 The Invisibles, vol. 1 #9-16
Correspondance VF
 The Invisibles, t1 : Say You Want A Revolution, The Invisibles, t2 : Entropy In The UK (Éditions Panini)

 

In the second volume of this series of action and intrigue, the Invisibles, including new recruit Dane McGowan, try to prepare as the Conspiracy's shock troops launch their greatest direct attack on them ever. And as this hidden war between authority and anarchy continues, the origin of Lord Fanny, the transvestite shaman who can call down the Earth's most ancient and terrifying magic, is finally revealed. But as conspiracies and hidden truths create a labyrinth of deception and distrust, even the power of this she-man shaman may not be enough to keep the Invisibles alive to fight another day.

Rebis (bis)

Après avoir à peine eu le temps de comprendre ce qui lui arrive, Dane McGowan aka Jack Frost est propulsé, avec ses étranges compagnons, en pleine Révolution Française à la recherche du Marquis de Sade. A leur retour, ils sont attendus par Olrando et ses myrmidons. Dane y laisse une phalange, s'enfuit et, après avoir dû tuer un des assaillants, décide de laisser tomber les Invisibles. Plus tard, alors que King Mob tente de retrouver son nouveau protégé, Lord Fanny fait une drôle de rencontre…

Dans ce recueil, via l'arc She-Man, Morrison s'attarde longuement sur Lord Fanny. On retrouve ici, grosso modo, les mêmes éléments déjà présent dans le personnage de Rebis inventé pour la Doom Patrol et qui constituent un thème récurrent chez Morrison : la sexualité en général et la transsexualité en particulier. Si le protagoniste des Invisibles est plus ''réaliste'' que celui de la Doom Patrol (Lord Fanny est un vrai transsexuel, alors que Rebis est une entité formée par une femme et un homme qui existaient en tant que tels auparavant), il n'en demeure pas moins fort intéressant. En nous montrant ses origines, Morrison brise les tabous (la grand-mère qui, attendant désespérément une petite-fille pour transmettre son savoir, va ''transformer'' le mâle dernier-né en femelle), joue avec des croyances populaires et apporte de l'ampleur au personnage en lui créant une genèse mystique et magique. D'autre part, le TPB contient des épisodes qui se suffisent à eux-mêmes et qui permettent à l'auteur d'introduire un nouvel élément (Jim Crow, un magicien vaudou), de s'essayer avec brio à l'horreur (Royal Monsters #11), de nous offrir l'un des plus beaux épisodes de la série, Best Man Fall (#12), qui retrace la vie d'un des gardes tué par King Mob lors de l'attaque de Harmony House, et finalement de suivre Dane McGowan dans sa fuite et son apprentissage sur lui-même, son passé et son futur.

Pour la partie graphique, il y a toujours à boire et à manger. On retrouve évidemment Jill Thompson et son storytelling agréable et plutôt bien maîtrisé (la baston entre King Mob, Lord Fanny et l'agent de l'Outer Chruch) mais malheureusement toujours accompagné de ce trait inégal et peu élégant qui gâche le rendu final. Pour ce qui est des nouveaux venus sur The Invisibles, l'excellent Chris Weston (Ministry Of Space, The Fitlh, etc ...) se charge de l'épisode centré sur Jim Crow avec talent et savoir-faire. Dans un style plus classique à ''l'école anglaise'', John Ridgway (les premiers Hellblazer, entre autres) convient parfaitement à l'ambiance horrifique/fantastique de Royal Monsters (#11). Le britannique méconnu Steve Parkhouse magnifie le script de l'excellent Best Man Fall (#12) avec des compositions de pages qui arrivent à faire cohabiter plusieurs époques et moments forts d'un même personnage en seulement 22 planches. Et finalement Paul Johnson (Batman : Spook avec James Robinson) dans un style naturaliste et aéré s'en sort très bien avec l'épisode centré sur Jack Frost/Dane McGowan.

En conclusion, tandis que les graphismes (excepté pour ce qui est de Jill Thompson) sont en nette amélioration par rapport au TPB Say You Want A Revolution, Morrison développe audacieusement intrigues et personnages. Autant dire que ce recueil vaut largement qu'on s'y plonge corps et âme…

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