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The Invisibles, vol.1 - t.1 Say You Want A ...

Auteur
 Grant Morrison (scénario), Steve Yeowell (dessin), Jill Thompson (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo
Date de parution
 Juin 1996
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 224
Episodes VO
 The Invisibles, vol. 1 #1-8
Correspondance VF
 The Invisibles, t1 : Say You Want A Revolution (Éditions Panini)

 

Throughout history, a secret society called the Invisibles, who count among their number Lord Byron and Percy Shelley, work against the forces of order that seek to repress humanity's growth. In this first collection, the Invisibles latest recruit, a teenage lout from the streets of London, must survive a bizarre, mind-altering training course before being projected into the past to help enlist the Marquis de Sade.

Well, you know… We'd all want to change the world…

Dane McGowan, abandonné par son père et négligé par sa mère, est un adolescent de Liverpool en colère qui libère sa rage à travers la destruction. Après avoir bouté le feu à son école, il se retrouve enfermé dans une maison de correction où tout le monde semble marcher au pas. Alors qu'il y découvre ce qui s'y trame réellement, il est libéré par King Mob, leader d'une cellule des Invisibles, une société secrète qui se bat contre les Archons Of The Outer Church, des extra-terrestres dont le but est d'empêcher tout épanouissement et d'aliéner la race humaine…

Avec Flex Mentallo et Doom Patrol, The Invisbles fait sans aucun doute partie des séries les plus portées aux nues par les fans lorsqu'ils parlent de la grande période Vertigo de Grant Morrison. Alors, qu'en est-il vraiment ?

Il est indéniable qu'avec ce premier recueil, le lecteur tient quelque chose de très spécial entre les mains. Partant du postulat que le groupe de philosophes, scientifiques, et autres initiés appelé The Invisible College (cf. Wikipédia pour les curieux) se serait développé et aurait perduré dans l'histoire pour lutter contre la mise en esclavage de l'homme par les Archons Of The Outer Church (ces aliens dont on ne sait encore pas grand-chose), la série est un hymne désinvolte à la liberté totale et contre l'écrasement de l'individu par un système (et ce, quel qu'il soit). A ce propos, on pourra noter de fortes ressemblances thématiques entre la trilogie Matrix et cette œuvre de bande-dessinée que les frères Wachowski semblent avoir pillé sans vergogne… Mais revenons à nos moutons ! Puisant dans une ''base de données culturelle'' comme il avait déjà su le faire avec brio dans son Doom Patrol, l'auteur écossais, en sus de proposer une histoire dense où une nouvelle recrue est intégrée à une cellule des Invisibles, remplit son scénario de références qui donnent une réelle valeur ajoutée à la lecture de ce titre. Du poème anonyme ''Tom O'Bedlam'' (patronyme porté par un vagabond qui initie Dane à cette société secrète)… En passant par Percy Bysshe Shelley et Lord Byron… Sans oublier Donatien Alphonse François, le célèbre Marquis de Sade sauvé par King Mob et ses joyeux drilles en pleine révolution française… Ou encore Jean Le Baptiste et le Secret des Templiers… Culture, politique, religion, tout est bon à prendre et à passer à la moulinette pour un Morrison qui ose à tous les instants être audacieux et ambitieux. Et même si le scénariste prend son temps pour démarrer, le rythme bien géré entre les différents protagonistes et diverses lignes temporelles, ajouté à tous ces clins d'œil didactiques qui ne sont en aucun cas là pour faire de l'esbroufe, font de The Invisibles une œuvre foutrement jouissive, où chaque planche recèle d'explosions d'idées comme on en aimerait voir plus souvent.

Au niveau graphique, l'épisode d'introduction (Dead Beatles) et le premier arc (Down And Out In Heaven And Hell, part 1-3) sont mis en image par Steve Yeowell, tandis que Jill Thompson se charge de la suite (Arcadia part 1-4). Si le premier de ces deux artistes propose un style agréable à l'œil (avec un trait soigné, net et précis), il déçoit quelque peu par son manque de rigueur dans la finition (cases sans aucun décor de fond alors qu'il n'y a pas lieu d'être par exemple) et son storytelling pas toujours des plus judicieux (rythme boiteux par moments). A contrario, la seconde produit des compositions de pages mieux maîtrisées et plus intéressantes mais malheureusement en grande partie gâchées par des dessins d'une qualité plus que moyenne avec parfois des personnages dont les visages ne se ressemblent pas d'une case à l'autre… Comme pour Animal Man et (dans une moindre mesure) Doom Patrol, les scénarii de Morrison sont, une fois de plus, pas des mieux servis sur le plan visuel. Dommage !

Malgré des graphismes en dents de scie, ce premier recueil de The Invisibles réussit tout de même à convaincre par un scénario dense, réflexif et imaginatif qui annonce du tout bon pour la suite.

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