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The Fountain

Auteur
  Darren Aronofsky (scénario), Kent Williams (dessin)   
Date de parution
  2005
Prix
  19$99
Nombre de pages
  176
Parution VF
  The Fountain, Ed. Emmanuel Proust


 

An odyssey about one man's thousand-year struggle to save the woman he loves, The Fountain follows Thomas as he feverishly travels through three distinct eras: as a 16th century conquistador battling a fierce Mayan army, as a present-day scientist searching for a cure for his wife's mortal disease and as a future explorer seeking to uncover the secrets of a dying star.

We will live forever

The Fountain, il faut le rappeler, c'est avant tout un projet de film qui tenait beaucoup à cœur à ce cher Darren Aronofsky (qui nous avait quand même habitué à du très bon pour l'instant, à savoir Pi et Requiem for a Dream). Malheureusement, suite à divers problèmes sur lesquels je ne m'étendrai pas ici, le film a dû être annulé... C'est quelque temps après qu'Aronofsky, à qui le projet tenait beaucoup à cœur je le rappelle, contacta la responsable de Vertigo pour lui proposer le script (apparemment Aronofsky est fan du format graphic novel), et c'est tout naturellement qu'elle pensa à Kent Williams pour l'illustrer, qui accepta le lendemain. A peine ce projet-ci commencé, Aronofsky put quand même reprendre son projet de film, le budget amputé de moitié. Et on a donc eu droit à, en même temps, un projet similaire sous deux formes différentes mais avec le même script, l'un destiné au marché du comic-book, et plus précisément du graphic novel, l'autre pour le cinéma.

M'étant laissé emporter complètement par le film, que j'ai adoré et déjà vu plusieurs fois, il m'est assez difficile de statuer sur la qualité du livre, puisque chaque scène, chaque dialogue me fait penser à son pendant cinématographique. Mais ça raconte quoi, au juste, The Fountain ? Il s'agit, pour faire bref, d'une sorte de fable existentialiste sur l'amour et la mort, et donc sur l'amour éternel. Le récit se passe sur 3 périodes différentes : au XVIème siècle, un conquistador part rechercher l'arbre de vie en Amérique du Sud pour sa promise la reine d'Espagne, afin de contrer les plans de l'Église qui met le royaume à feu et à sang ; puis nous retrouvons ce qui semble être le même personnage à notre époque, en tant qu'homme de science cherchant un vaccin pour vaincre les tumeurs, sa femme étant atteinte justement d'une tumeur au cerveau à un stade terminal : enfin nous retrouvons notre homme en 2463 (c'est précis), à bord d'un vaisseau-bulle contenant ce qui semble être un arbre de vie, montant vers l'étoile Xibalba afin de mourir et ressusciter et de retrouver sa promise, décédée d'une tumeur.

Le scénario parait complexe comme ça, mais il ne s'agit pas en fait d'un scénario carré, scientifique, réaliste, mais plus d'une fable à comprendre selon ce qu'on en retire, où on cherche au fond de soi la signification de tout cela. C'est beau, très beau, mais les esprits cartésiens risquent de ne pas être satisfaits. Je n'ai pas grand chose à redire du scénario, qui est plus une expérience à vivre, et de toutes façons, mon objectivité risque d'être tronquée par ma vision du film.

Au niveau du dessin, ou plutôt des peintures, c'est Kent Williams qui s'en charge, à la croisée d'un Bill Sienkiewicz et d'un Dave McKean. Même si j'ai beaucoup de mal avec ses visages assez déformés, presque grotesques (ce qui, malheureusement, fait retomber l'identification qu'on a pour les personnages), certaines peintures sont vraiment magnifiques et d'une grande beauté, en plus en grand format et pas en format comics habituel.

En bref, une fable existentialiste de toute beauté, qui laisse notre esprit vagabonder, nous parle de vie, de mort, d'amour... Un livre qu'on a du mal à reposer. Esprits trop cartésiens s'abstenir, cependant.

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