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Seaguy

 

Auteur
 Grant Morrison (scénario), Cameron Stewart (dessin) 
Editeur (Collection)
 DC (Vertigo)
Date de parution
 Février 2005
Prix
 9,95 $
Nombre de pages
 104
Episodes VO
 Seaguy#1-3
Correspondance VF
 Inédit

 

 

Straight from the brow of one of comics' unique creators — Grant Morrison — comes SEAGUY, a hero without purpose in a world without evil! Featuring breathtaking art from Cameron Stewart, SEAGUY collects the 3-issue Vertigo miniseries that follows the strange adventure of would-be hero Seaguy and his faithful companion Chubby Da Choona as they try and decipher the mystery of Xoo — a ubiquitous new food that seems to have evolved into a brand-new conscious lifeform! Quirky and heart-wrenching at the same time, SEAGUY is that rarest of creations: something utterly and completely new. "Aye, aye, Seaguy!"

Plouf plouf!

Super-héros solitaire dans un monde bizarroïde et enfantin qui a rendu sa profession obsolète, Seaguy n'a qu'un thon fumeur de cigare (et détestant l'eau !) pour lui tenir compagnie devant des rediffusions télévisuelles abrutissantes… Lorsque son goût pour l'aventure et la romance le conduit vers une quête épique à travers les 7 mers et les 7 cieux il découvrira les incroyables secrets de l'Univers… Mais à quel prix ?

Dessinateur entre autres de SEVEN SOLDIERS : The Manhattan Guardian, Cameron Stewart officie aux crayons. Pour le coup, son style colle parfaitement à l'ambiance déjantée et drôlatique de l'histoire. En effet, l'artiste n'hésite pas à forcer sur l'humour via les expressions faciales des personnages à qui il donne vie. De plus, par un story-telling varié et très vivant qui fonctionne à merveille dans l'action mais aussi dans les scènes plus calmes, le dessinateur arrive à intéresser le lecteur tout au long du récit. Du tout bon !

Niveau scénario, c'est moins évident… Apparemment, Morrison tente avec Seaguy de faire quelque chose de fun et léger. S'éloignant du " dark & gritty ", l'auteur écossais rend un hommage aux serials en inventant un monde rempli de personnages baroques, attendrissants et surtout complètement fêlés dans lequel  les super-héros sont devenus inutiles… Réussissant au départ son pari (jusqu'à la moitié du deuxième épisode…), Morrison emmène Seaguy dans une aventure épique et jubilatoire. Malheureusement, à trop vouloir en faire, l'auteur s'emmêle les pinceaux et perd le lecteur en route ! Sautant du coq à l'âne, sans que cela fasse gagner en qualité au récit, le scénariste envoie son super-héros sur la Lune pour un voyage de l'ordre du métaphysique et finit son histoire par un retour à la case départ… Cependant, il ne faudrait peut-être pas juger Seaguy trop vite. En effet, pensé comme une trilogie (de 3x 3 épisodes) ce recueil prendra certainement plus de sens une fois que ces 2 suites auront vu le jour…

En attendant, Seaguy reste un Morrison plutôt difficile à digérer…

Une pensée émue à Chubby

Seaguy est une des nombreuses mini-séries scénarisées par Grant Morrison pour la gamme Vertigo. La seule différence étant que Seaguy devait être constitué à la base pour 3 mini-séries de 3 épisodes chacuns... Seule la première mini-série a vu le jour jusqu'à présent, et, devant le faible résultat de celle-ci en terme de vente, il est malheureusement fort peu probable de pouvoir lire les suites un jour... Et c'est dommage car, malgré mes réserves sur ce tome, il me paraissait assez correct pour retenter l'aventure.

Seaguy, c'est l'histoire d'un héros du même nom qui, accompagné de son fidèle sidekick Chubby (un thon parlant, amateur de cigare et qui ne supporte par l'eau), va partir à l'aventure et découvrir bien des mystères en son monde, monde d'apparence parfait, où tout le monde est heureux, mais qui cache en fait de terribles secrets...

Morrison nous pond ici un bon gros délire : on y trouve, pèle-mêle, un océan de chocolat, des pyramides sur la Lune, Atlantis, ou encore une femme à barbe. Et je ne vous parle pas des situations dans lesquelles se retrouvent nos deux amis ! Bon, le problème est peut-être que Morrison veut en faire beaucoup trop, veut placer beaucoup trop d'idées, de personnages ou d'aventures en si peu de pages, qu'on se retrouve vite étouffé, d'autant plus que certains passages ne servent pas à grand chose. Bien sûr, peut-être faudrait-t-il juger de l'ensemble une fois qu'on aura toutes les mini-séries en main, mais, apparemment, on n'y aura pas droit, il faut donc faire avec ce qu'on a. Alors on a droit à de très bons passages, très savoureux, certains pleins d'actions ou de morceaux de bravoure, d'autres plus intimistes, mais également pas mal de morceaux trop moyens. Un boulot vraiment très inégal de la part de Morrison.

Heureusement, ce n'est pas le cas de Cameron Stewart qui produit un travail à l'aspect classique mais de qualité, et même de très grande qualité : des personnages très bien campés et dessinés (le travail sur le faciès de Seaguy est assez remarquable), un storytelling inventif et varié, des décors puissants : La grande classe.

En bref, un travail très inégal de la part de Morrison, trop exigeant peut-être, qui, heureusement, est sauvé par des dessins terriblement justes.

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