Comicszone

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Sandman, t.1

Auteur
Neil Gaiman (scénario), Sam Keith, Mike Dringenberf & Malcolm III Jones (dessin)  
Editeur (Collection)
Panini (Vertigo Cult)
Date de parution
Novembre 2008
Prix
26.00 €
Nombre de pages
200
Episodes VO
Sandman #1-8

 

Si Sandman a été la série de comics la plus applaudie des années 90, si elle a collectionné les prix, ce n'est pas un hasard. Cette épopée troublante, élégamment rédigée par Neil Gaiman, est illustrée par les artistes les plus cotés. Dans ce mélange de mythe moderne et de fantasy tragique, fiction, drame historique et légende s'entrelacent. La saga de Sandman est unique dans le genre de la littérature graphique. Jamais vous ne l'oublierez. Préludes et Nocturnes accueille les lecteurs dans un univers sombre et enchanteur fait de rêves et de cauchemars... le foyer de Sandman, Maître des Rêves, et de ses pairs, les Eternels. Ce premier recueil de la série de Neil Gaiman, maintes fois primée, présente les thèmes et les personnages principaux, en combinant magie, mythes et humour noir.

Le début d’un rêve…

Tentant d’attraper la mort en personne : Death, Roderick Burgess, un médium plein d’ambition se faisant appelé le roi des démons, emprisonne le frère de cette dernière : Dream. Faisant partie d’une fratrie de sept enfants, ils sont avec Destiny, Delirium, Desire, Despair et Destruction les sept Éternels. Alors que le temps qui passe a raison de Burgess, Dream attend le moment propice pour pouvoir se défaire de ses chaînes…

A la fin des eighties, Karen Berger donne le feu vert à Neil Gaiman pour dépoussiérer une vieille série de DC, à la condition que l’auteur ne conserve que le nom du personnage principal et reparte quasiment à zéro. De ce concept pour le moins léger nait Sandman, une série de contes parfois très différents les uns des autres, qui ont pour seul élément commun un ou plusieurs membres des Éternels, incarnations anthropomorphiques du Rêve, de la Mort, du Destin, du Délire, du Désir, du Désespoir et de la Destruction…

Pour commencer son histoire, Neil Gaiman emprisonne Dream et lui retire les trois accessoires qui lui permettent de régner sur le domaine du rêve : son sachet de sable, son masque et sa pierre. Une fois échappé de sa prison, l’Éternel va partir à la recherche de ses biens. Utilisant cette quête au prime abord banale comme prétexte, le scénariste fait voyager son protagoniste principal entre rêve et réalité, lui faisant rencontrer sur son chemin pléthore de personnages. Ces derniers vont non seulement permettre à Gaiman d’ajouter ci et là une touche d’humour plutôt noire (Abel et Caen), d’amplifier le ton horrifique (le Dr. Destiny), de rendre hommage au silver-age du comic-book (Scott Free et le démon Etrigan, tous deux créés par Jack Kirby), ou encore d’élargir l’univers du titre (Lucifer Morningstar, seigneur des Enfers et personnage récurant qui aura plus tard même droit à sa propre série), mais aussi d’offrir plusieurs point de vue. Par leur biais, et pour pratiquement chacun de ces contes macabres, l’auteur montre plusieurs perspectives et rend sons récit d’autant plus intéressant. Et malgré une ligne directrice en forme de quête plutôt convenue, les histoires de Gaiman arrivent toujours magnifiquement a parler de traits et émotions typiquement humains. Un excellent début pour une série non moins excellente…

Pour la partie graphique, et comme pour la suite de la série, une multitude d’artistes se succèdent derrière les crayons. Après un Sam Kieth au trait gras et morbide mais qui, selon ses propres termes, se sent ‘‘comme si il était Jimi Hendrix dans les Beatles’’, c’est son encreur Mike Dringenberg accompagné de Malcolm Jones III qui prend le relai. Plus fin que Kieth, mais se fendant également d'un découpage plus innovant et d'une narration collant mieux aux envolées horrifico-oniriques de Gaiman, l’artiste est tout à fait à sa place. Et même si la colorisation originale de Robbie Busch survit plutôt mal au temps qui passe, force et de constater que ces planches n’ont malgré tout pas perdu de leur superbe. Preuve en est le huitième et dernier épisode de ce recueil, qui voit Dream retrouver sa sœur Death et qui permet à Dringenberg de nous offrir une des plus belles représentations graphiques de ces deux personnages.

En bref, même si le Sandman de Gaiman n’est évidemment pas encore à son apogée, ces huit premiers épisodes demeurent excellents et forment l’introduction de ce qui deviendra l’une des titres les plus importants de toute l’histoire des comics. Le premier volume d’une série à lire absolument !

Derniers commentaires

You are here: Vertigo Sandman t.1 - Préludes & Nocturnes
icone_rss