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Sale fric

Sale fric
Auteur(s) Brian Azzarello (scénario), Victor Santos (dessin)
Editeur (collection)
Delcourt (Dark Night)
Date de parution
Avril 2011
Prix 14€95
Nombre de pages
196
Episodes VO Filthy Rich (2009)
sale fric

Richard Junkin est un raté. Ancienne gloire universitaire de football, pathétique vendeur de voitures amoureux de la fille de son boss, il n'a réussi qu'une chose dans sa vie : devenir accroc au jeu. Embarqué dans la folie rebelle de cette fille qu'il est chargé de protéger de ses propres excès, Richard va se perdre dans un monde qui n'est pas le sien : celui des hommes qui ont réussi.

Ennui, argent sale et Azzarello

Richard Junkin est l’archétype du loser né : blessé à la jambe lors d’un match de baseball, il dût se résoudre à abandonner sa carrière très prometteuse de joueur professionnel pour endosser le costume d’un vendeur de voiture. Entre ses piètres performances commerciales et une vie conjugale qui bât de l’aile, seule sa passion pour les jeux lui permet de retrouver l’étincelle qu’il avait autrefois. Mais cela ne fait pas tout, et après une énième vente ratée son patron le convoque dans son bureau. Ayant perçu son amour des bars et autres night-clubs, il ne va pas le licencier mais lui demander de jouer les gardes du corps pour sa fille chérie, riche et célèbre héritière vivant la nuit et au moins aussi paumée que lui.

A ce niveau là, et vous vous en doutez, tout ne va pas aussi bien se passer que prévu pour Richard Junkin qui vite se rendre compte que le milieu de la nuit, de la richesse et des paillettes à gogo peut s’avérer aussi mortel qu’une petite ruelle sombre et dangereuse…

Même si le début de ce polar posant le personnage et son monde s’avère plutôt intéressant et original, on tombe très vite dans la banalité pour cette histoire se contentant d’aligner les passages obligés sans jamais nous surprendre. Que ce soit la voix off ou les situations, tout sent le réchauffé et le personnage principal, âme en dérive et tête brûlée de surcroît, est si convenu qu’il ne suscite même plus d’empathie. Je savais Brian Azzarello capable du meilleur (et quel meilleur ! – cf. 100 Bullets ou encore Loveless) comme du pire (Superman : For Tomorrow, Cage), mais je ne pensais pas que dans son genre de prédilection, le polar hard-boiled, il allait être aussi apathique. Mais bon, l’album se lit plutôt bien, c’est déjà ça me direz-vous.

Mais malheureusement, le dessin ne changera pas la donne puisque Victor Santos s’avère plutôt maladroit dans ce récit. Même si son noir et blanc s’avère plutôt bien dosé et créé une ambiance collant parfaitement au ton du scénario, cela ne fait pas tout. En effet, si son trait mi-cartoony mi-réaliste peut faire passer beaucoup d’erreur, la multitude de personnages aux corps et faciès aléatoires et d’angles de vue douteux auront tôt fait de briser les derniers espoirs du lecteur en l’album.

Un polar banal et insipide très dispensable. Procurez-vous plutôt Zone 10 de Christos N. Gage et Chris Samnee, dans la même collection.

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