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Loveless t.2 - Thicker Than Blackwater

 

Auteur
 Brian Azzarello (scénario), Marcelo Frusin, Daniel Zezlj & Werther Dell'Edar (dessin) 
Editeur (Collection)
 DC (Vertigo)
Date de parution
 Mars 2007
Prix
 14,99 $
Nombre de pages
 168
Episodes VO
 Loveless #6-12
Correspondance VF
 Inédit (Éditions Panini courant 2009)



In the epic story "Thicker Than Blackwater," from LOVELESS #6-12, Wes Cutter — a violent man looking for peace — becomes the new sheriff of Blackwater. And what better way to welcome him to the job than with a grisly murder?

A Fistfull Of Shit...

Propulsé shérif de Blackwater par l'ennemi yankee, Wes Cutter est l'homme le plus détesté du village. Cependant, les citoyens sudistes ont bien besoin de lui lorsqu'un mystérieux tueur (qui a peut-être plus de lien avec Blackwater qu'il n'y parait) fait des carnages dans la région…

Danijel Zezelj ouvre le bal des illustrateurs avec 3 épisodes qui se concentrent sur le traitement des personnages principaux. Tandis qu'Azzarello développe les figures d'Atticus Mann (A Peace Of Iron, #6), Ruth (A Tickle Of Blood, #7) et Wes Cutter (Warn Down, #8), le dessinateur croate (ayant déjà officié avec le même scénariste sur El Diablo) propose des graphismes magnifiques. Son style anguleux et dur convient totalement à la série. Utilisant beaucoup des aplats de noirs profonds, l'artiste compose ses pages avec un grand nombre de cases superposées les unes sur les autres. Ce storrytelling, qui joue souvent avec les niveaux de zoom, apporte une dynamique à la lecture et demeure des plus agréables à suivre. Un dessinateur à suivre de prêt !

Pour l'arc principal (Thicker Than Blackwater), ce sont Marcelo Frusin et Werther Dell'Edera qui se partage la tâche. Pas de surprise pour Frusin. L'argentin, égal à lui-même, propose, à peu de choses près, le même travail que sur le TPB précédent. Dell'Edera, quant à lui, est intéressant. A priori, son style tout en délicatesse n'était pas destiné à Loveless. Un trait fin et des dessins tendant vers l'épure ne sont en effet pas les images qui viennent à l'esprit lorsqu'on s'imagine un western sale et méchant sous la forme d'un comic. Cependant, le charme de ses personnages longilignes aux visages marqués de rides finit par opérer. On regrettera toutefois une surabondance de cases au format cinémascope qui font beaucoup trop penser à un story-board.

Au scenario, Brian Azzarello suit le chemin déjà emprunté dans le premier recueil. Par des dialogues grinçants (dont certains, il est bien de le préciser, ne sont pas toujours aisés à comprendre en VO), il continue l'analyse de la nature humaine qui, selon lui, est purement et simplement mauvaise. Si le volume précédant pouvait paraître lent et parfois confus, celui-ci est plus maîtrisé. Même si la cadence à laquelle Azzarello délivre les informations est peu accentuée et que le rythme nonchalant (qui rappelle d'ailleurs en ce sens certains westerns) est conservé, ce tome permet au scénariste de construire sa trame principale. Tout en délivrant au fur et à mesure de plus en plus d'informations sur Wes Cutter, l'auteur développe son intrigue sans pour autant abattre toutes ses cartes. Sachant tenir le lecteur en haleine, Azzarello termine d'ailleurs son récit sur un énorme cliffhanger... La suite, et vite !

Ceux qui ont apprécié le premier recueil peuvent y aller les yeux fermés. Pour les autres, et à moins de vouloir découvrir le travail de Daniel Zezelj (si ce n'est pas déjà fait avec El Diablo), vous pouvez passer votre chemin.

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