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Les Exterminateurs t.5

Auteur
 Simon Oliver (scénario), Tony Morre, Ty Templeton, John Lucas (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Novembre 2008
Prix
 14.99 $
Nombre de pages
 168
Episodes VO
 The Exterminators #24-30
Correspondance VF
 Inédit

 

It's the explosive final battle between Bug-Bee-Gone and the killer cockroaches! The fate of humanity hangs in the balance in this stunning conclusion to the EXTERMINATORS epic collecting issues #24-30.

Dératiseur foréveuhr !

Henry James et les intrépides tueurs de cafards de chez Bug-Bee-Gone ont déjà risqué leurs vies pour défendre l'Humanité contres les ravages d'A.J. et de ses bestioles assoiffées de sang. Mais ce ne sont que des peccadilles face aux sacrifices qu'ils s'apprêtent à faire pour déjouer les plans apocalyptiques que ce fou furieux manigance dans le but d'effacer toute trace de vie sur terre… La bataille finale entre insectes et hommes commence ici et maintenant !

Cinquième et dernier recueil de The Exterminators, ce TPB démarre avec une rafale de 4 one-shots.

Le drôlissime Buffet Of Darkness nous fait faire un bond dans le passé, en dehors de l'intrigue principale, avec Henry et Seth en mode ''dératisation de luxe'' sur un paquebot de croisière. Magnifique pamphlet sur le petit bourgeois moyen en vacances, cet épisode piquant, cynique et, par moments, même carrément outrant (mais on aime être outré !) est soutenu par les excellents dessins d'un Tony Moore très inspiré.

Ensuite, All Rednecks Go To Heaven, avec toujours Tony Moore aux crayons, permet de recentrer le débat en offrant un petit résumé des points importants de la série, mais aussi d'expliquer ce qu'il s'est passé entre la mort d'A.J. et sa réincarnation divine. Très amusant, cet épisode sent quand même un peu le début de la fin, avec des explications tout de même un peu vite emballées. Simon Oliver prend quelques raccourcis, mais en même temps, il ne peut pas vraiment faire autrement… On lui pardonne donc un peu.

On poursuit avec Laura Goes Down. Vite lue et vite oubliée, cette histoire se concentre sur les implications de l'ex-petite amie d'Henry dans cette affaires de cafards sacrés. Le scénario, plutôt moyen, n'est vraiment pas mis en valeur par Ty Templeton. Bof !

Dernier épisode avant l'arc final, Raising Ché traite de l'adolescence rebelle du fils de Gloria, Daniello, qui a décidé d'en faire voir de toutes les couleurs à sa pauvre mère. Dessiné par un John Lucas (Civil War : Frontline, Superman : The Man Of Steel) qui fait mieux que Templeton mais moins bien que Moore, le récit, bien que ne manquant pas de mordant, n'apporte au final pas grand-chose à la série. On aurait préféré que le scénariste ne gaspille pas ses dernières cartouches avec ça…

Pour l'explosion finale, Simon Oliver nous propose un arc en forme d'Apocalypse. Alors qu'A.J. est prêt à tout pour retrouver les 4 clefs qui lui permettront d'ouvrir sa boîte de Pandore, les dératiseurs de Bug-Bee-Gone lancent leur dernier assaut contre sa forteresse dans le but de sauver l'Humanité. Oliver finit son histoire sur les chapeaux de roues et essaie, sans totalement y arriver, de boucler la boucle. En effet, et comme cela a pu être le cas sur le Loveless de Brian Azarello par exemple, le fait que la série aie été abruptement arrêtée est tout à fait perceptible à la lecture de ce dernier recueil. Même avec toute la bonne volonté du monde, l'auteur sait qu'il n'aurait jamais réussi à mener à terme toutes les sous-intrigues commencées ça et là au gré des TPB précédents. Du coup, il se lâche et nous offre ce Bug Brother, sorte de baroud d'honneur en 3 épisodes. Laissant malheureusement de pourtant magnifiques personnages secondaires de côté, le scénariste se concentre donc sur Henry James et A.J., et met surtout l'accent sur l'action avec divers scènes et rebondissements qui s'enchaînent à un rythme de fou furieux. Aux dessins, Tony Moore termine sur ce titre comme il avait commencé, c'est-à-dire très bien. Par son trait si reconnaissable, sa mise en scène toujours au service de l'histoire, et ses inventions graphiques folles, gores et toujours très drôles, Moore aura vraiment été LE dessinateur de The Exterminators.

Ok, The Exterminators n'est pas un chef d'œuvre. Ok, la série finit sans que Simon Oliver puisse mettre un terme à toutes les sous-intrigues commencées. Mais, si ce n'est que pour personnages secondaires foutrement bien écrits (Saloth, Nils, Seth, etc.)… Pour son étude des comportements humains si mordante et drôle… Pour les planches de Tony Moore qui demeurent un plaisir à regarder… The Exterminators mérite tout à fait le coup d'œil et, malgré quelques défauts, demeure très recommandable.

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