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Kid Eternity

 

Auteur
 Grant Morrison (scénario), Duncan Fegredo (dessin) 
Editeur (Collection)
 DC (Vertigo)
Date de parution
 Février 2006
Prix
 14,99 $
Nombre de pages
 144
Episodes VO
 Kid Eternity #1-3
Correspondance VF
 Inédit

 

 

Comics visionary Grant Morrison re-imagines Kid Eternity in this 144-page trade paperback collecting the 3-issue Prestige Format miniseries from 1991. Aspiring stand-up comedian Jerry Sullivan joins Kid Eternity on a quest to free his Keeper from Hell, only to find himself swept up in a much larger struggle between the Lords of Order and Chaos.

Chaosphérique!

Stand-up comédien un peu raté, Jerry Sullivan est mené par Kid Eternity dans une quête à la recherche d'un certain Mr. Keeper. Leurs investigations les emmèneront tout droit en enfer…

Dans ce récit, Morrison donne sa vision de Kid Eternity (un super-héros du Golden Age dont DC a acquis les droits dans les années 50 pour l'utiliser sporadiquement dans divers comics). Pour pleinement apprécier l'histoire proposée ici, une connaissance du personnage s'impose donc (et un petit tour sur Wikipédia n'est de loin pas inutile…).

Avec cette mini-série de 3 épisodes, l'auteur écossais va totalement s'approprier le personnage de Kid Etenity, s'attaquer minutieusement à chaque point important des ses origines, et les transformer radicalement jusqu'à leur donner un côté déviant amplifiant la noirceur de l'histoire (ici, le Kid orphelin n'est plus adopté par un gentil capitaine mais par un vieux sadique; Mr. Kepper n'est pas autant angélique  qu'il n'y parait, etc.). Comme à son habitude, Morrison utilise une narration non-linéaire lui permettant d'accentuer les élans schizophréniques de son scénario. On passe ainsi allègrement d'un tableau à un autre sans avoir (au début en tout cas) toutes les clefs de compréhension de ce conte morbide. Le scénariste s'amuse en donnant les informations au compte-gouttes, joue avec le lecteur, le balade pendant les 2/3 du récit, avant de terminer en apothéose via un final dantesque.

A la foi horribles et magnifiques, les peintures de Duncan Fegredo soulignent l'ambiance malsaine délivrée par le récit. De par un style longiligne et en utilisant des couleurs sombres, les planches de l'artiste terminent en effet de donner un climat délétère à ce recueil. Amplifiant la désorientation imposée au lecteur par le coté chaotique de l'œuvre, Fegredo produit des tableaux déstabilisants et savamment mis en page. En utilisant un storytelling perturbant, l'anglais délivre une atmosphère qui accentue la folie ambiante... Une réussite graphique ! (Avec ce Kid Eternity en main, on se demande d'ailleurs comment la même personne, plus de 15 ans plus tard, a pu fournir un travail aussi banal sur Hellboy- Darkness Calls…)

Un très bon recueil qui demande tout de même une grosse implication du lecteur s'il veut totalement l'apprécier…

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