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Hellblazer - The Gift

Auteur
Mike Carey (scénario), Leonardo Manco & Frazer Irving (dessin)
Editeur (Collection)
Vertigo Comics
Date de parution
Septembre 2007
Prix
14.99 $
Nombre de pages
224
Episodes VO
Hellblazer #207-215
Correspondance VF
Inédit, à paraître en 2010 (Éditions Panini, Collection 100% Vertigo)

 

Collecting HELLBLAZER #207-215! One of Constantine's blunders proves disastrous for a loved one, forcing him to ally himself with the last person he would choose. The path Constantine finds himself on leads directly to Hell, where he must confront the dread demon Nergal, Constantine's longtime adversary

Le don de soi

Le conflit entre John Constantine et sa progéniture démoniaque s’est terminé en tragédie. Les amis du magicien ont été anéantis, tandis que sa sœur Cheryl est maintenant morte et damnée. Mais John possède encore une carte dans son jeu, carte offerte par son ennemi de toujours Nergal, le père de Roscarnis. Ensemble ils embarquent pour un voyage qui les amène tout droit en enfer. A la recherche de l’âme perdue de Cheryl, John accompagne Nergal dans sa quête de vengeance à l’encontre de sa fille et de ses descendants procréés par le magicien en trench-coat. Mais arrivés là, John se rend vite compte que, dans l’ombre, d’obscures forces plus puissantes que Nergal et Roscarnis réunis tirent les ficelles…

Ce dernier recueil avec Mike Carey aux manettes commence avec Down In The Ground Where The Dead Men Go (#207-212) qui voit Constantine descendre en enfer pour botter le cul à Roscarnis et retrouver l’âme de sa cœur, le tout accompagné par le démon Nergal. Durant ces six épisodes qui, défaut récurant dans le run de Carey, trainent quelque peu en longueur, l’auteur anglais réalise tout de même un tour de force en concluant de manière pour le moins étonnante son story-arc tout en reliant son histoire avec la mythologie passée du magicien. Sans rentrer dans les détails, et donc sans trop spoiler, on peut simplement dire que le scénariste offre une ballade en grand-huit qui, en plus de faire principalement référence à certains des plus beaux moments de la série (Garth Ennis, Jamie Delano), en donne surtout pour son argent au lecteur avide de rebondissements et de revirements de situation bien amenés. Un don certain pour le développement des personnages (principaux comme secondaires), de l’humour discrètement disséminé, et des lignes de dialogues aux petits oignons finissent de placer le travail de Carey dans le haut du panier. Derrière les crayons, Leonardo Manco égale son collègue par un sens affuté de la narration qui apporte beaucoup à la qualité de l’œuvre. Fluides et sans esbroufe, les compositions de pages du dessinateur sont des modèles du genre. De plus, le style du bonhomme est des plus agréables avec un trait fin et maîtrisé qui donne vie à des tableaux dantesques (une fois n’est pas coutume dans le sens le plus littéral du terme!). Tout simplement magnifique !

Dans The Gift (#213), John se souvient de son enfance avec sa sœur et de ses premières embrouilles en rapport avec le monde de l’occulte. Très bonne interlude, ce one-shot permet à Carey d’accentuer la caractérisation du personnage de Constantine qui raconte un épisode tragique de sa jeunesse à Angie. Accablé par ce qu’il a involontairement fait subir à sa propre sœur précédemment, le protagoniste principale est une fois de plus écrit de bien belle façon par le scénariste. Pour ce qui est du graphisme l’excellent Frazer Irving (Seven Soldiers : Klarion The Witch Boy avec Grant Morrison au scénario) fait une fois de plus preuve de son talent. Tout d’abord par un style avare en traits inutiles, mais qui ne manque toutefois absolument pas d’émotion. Et surtout par un storytelling sobre mais extrêmement efficace qui, suivant un modèle de base de 2 x 3 cases, sait varier et se transformer au gré des scènes pour amener de la tension aux moments propices. Superbe en tous points !

Pour finir, R.S.V.P. (#214-215) nous montre un John Constantine en colère contre les magiciens de son genre, mais surtout en colère contre lui-même. Sur un fil conducteur prétexte (John est invité d’honneur à une réunion anniversaire d’un club très spécial), Mike Carey nous décrit un antihéros désabusé et qui ne se pardonne pas les actes qui ont conduit à la perte de ses proches. Même si ce genre de schéma psychologique avait déjà été pratiqués par Garth Ennis lors de son passage sur la série, force et de constater que l’auteur de Lucifer sait y faire. Un excellent double-épisode de conclusion de run, toujours avec un Leonardo Manco très en forme pour la partie graphique.

En bref, Mike Carey met un terme de bien belle manière à un run d’une très grande qualité globale. Et quand en plus le tout est magnifiquement mis en image par Leonardo Manco, ce n’est que du bonheur ! Le duo auteur/dessinateur à lire sur cette série juste derrière Ennis/Dillon…

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