Comicszone

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Hellblazer - The Fear Machine

Auteur
 Jamie Delano (scénario), Mark Buckingham, Richard Piers Rayner, Mike Hoffman & Alfredo Alcala (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Juillet 2008
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 240
Episodes VO
 Hellblazer #14-22
Correspondance VF
 Inédit

 

In THE FEAR MACHINE, collecting HELLBLAZER #14-22, Constantine looks for a way to reconnect to humanity — but how can such a man ever find inner peace? Constantine finds himself encamped with a new-age pagan group that's tapping into their own psychic abilities — but a defense contractor is out to exploit their powers. Is the company's aim just political, or is it something much more sinister?

Jallakuntilliokan!

John Constantine est en fuite. Une bataille sanglante avec les forces du mal a eu pour effet d'étaler son visage sur les premières pages des tabloïds britanniques qui l'accusent d'être un meurtrier. Cherchant un endroit tranquille pour se cacher, il se prend d'amitié pour une communauté de nomades vivant en harmonie avec la nature. Cet archétype du citadin londonien passe ainsi du stress de la ville au calme de la campagne. Mais le pouvoir de la Terre n'attire pas que des pacifistes rejetés par le système. Parmi les monuments de pierres mégalithiques présents en Grande-Bretagne réside une force terrifiante. Une arme que d'impitoyables corporations mêlées à d'ancestrales sociétés secrètes désirent posséder et employer pour faire régner un nouvel ordre mondial en utilisant les nouveaux amis de John comme déclencheurs. Bientôt, Constantine se voit pris dans l'engrenage d'une conspiration qui s'étend jusqu'aux plus hautes sphères du gouvernement…

Avec ce TPB, Jamie Delano nous plonge dans un long arc (neuf épisodes tout de même !) qui sort John Constantine de sa routine toute citadine. Au début on ne comprend pas très bien où veut en venir l'auteur qui n'entre pas de plain pied dans son scénario et laisse beaucoup planer le doute. Les premiers épisodes servent en effet surtout à installer les personnages secondaires (Mercury, Marj, etc.), à développer les relations qu'ils ont avec l'antihéros en fuite, et à introduire le concept de flux sacré (Ley Lines en VO). L'intrigue principale commence réellement avec Rough Justice (#16), où là on est dans le vif du sujet. Par la suite, et doucement, Delano va savamment placer ses pions pour passer d'une ''simple'' histoire de rites ancestraux à un complot aux ramifications inattendues et très étendues. Politiciens véreux, policiers peu scrupuleux, scientifiques douteux, … Le scénariste projette son spécialiste de l'occulte dans une conjuration qui va très vite le dépasser. Si on peut faire quelques reproches au récit de Delano (lenteurs, sous-intrigues non développées jusqu'au bout, usage de ''coïncidences'' un peu facile, etc...), dans l'ensemble The Fear Machine, sans arriver à la qualité d'un The Horrorist (cf. TPB précédant), est globalement dans la même lignée que ce à quoi nous a habitué le britannique. Naviguant toujours entre magie noire et discours social engagé, Jamie Delano s'en sort encore une fois avec les honneurs.

Au niveau graphique, pas de grand changements. Comme précédemment, la colorisation old-school de Lovern Kindzierski fait toujours grise mine… Le poids des années se sent, et ça fait plutôt mal aux yeux ! Pour ce qui est des dessins en eux-mêmes, Richard Piers Rayner (Road To Perdition), Mike Hoffman (Swamp Thing) et Mark Buckingham (Fables) produisent un style quelque peu formaté sur celui de John Ridgway (dessinateur initial de la série) sans pour autant atteindre la qualité de ce dernier. Les trois artistes, parfois aidés par Alfredo Alcala venu en renfort, produisent des planches de bonne qualité et n'hésitent pas à jouer avec les compositions de pages pour soutenir le scénario quand le besoin s'en fait sentir. Mais même si le résultat n'est pas mauvais (loin de là), ce The Fear Machine est de ces comics qu'on appréciera plus pour leurs qualités scénaristiques que visuelles.

Si vous ne devez acheter qu'un Constantine scénarisé par Delano, optez plutôt pour The Devil You Know… Mais sinon, il n'y a pas de quoi se retenir !

Derniers commentaires

You are here: Vertigo Hellblazer Hellblazer vol.1 The Fear Machine
icone_rss