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Hellblazer - The Family Man

Auteur
 Jamie Delano (scénario), Mark Buckingham, Richard Piers Rayner, Mike Hoffman & Alfredo Alcala (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Novembre 2008
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 208
Episodes VO
 Hellblazer #23-24; #28-33
Correspondance VF
 Inédit

 

Collecting HELLBLAZER #23-24 and #28-33, this collection features one of the creepiest strories from fan-favorite HELLBLAZER writer Jamie Delano! A twist of fate sends John Constantine into the path of a serial killer known as the Family Man, whose bloody actions force the con man mage to make a shattering choice in their final showdown.

Demon I can handle, this trouble's strictly human...

Bien que John Constantine en ait vu plus que n'importe qui d'autre (démons en tout genre, tréfonds de l'enfer, événements surnaturels, etc...), au final il s'en est toujours sorti. Mais qu'en est-il lorsqu'il doit faire face à l'horreur qui sommeille dans l'âme des simples mortels ? Lorsqu'il rend visite à un vieil ami excentrique, Constantine ne se doute pas encore qu'il va croiser le chemin d'un mal qui n'a rien d'étrange ou d'occulte, mais qui est bel et bien humain. Faisant une découverte terrifiante, John croise le chemin du Family Man, un tueur en série qui tue père, mère et enfants…

On commence avec un one-shot (Larger Than Life, #23) qui peut-être pris comme une introduction à l'arc principal du recueil (The Family Man). Delano nous présente donc un vieil ami de Constantine, Jerry, qui est une espèce d'étrange brocanteur vivant de la vente et l'achat d'à peu près n'importe quoi… Bien que c'est grâce à lui (ou plutôt à cause…) que John va faire connaissance avec The Family Man, si le récit développé sur Jerry est intéressant c'est bien pour cette histoire qui tourne autour des personnages réels et ceux de fiction, plutôt que pour son affiliation avec l'histoire qui va suivre. En effet, comme Morrison a pu le faire avec son Animal Man, Delano questionne le lecteur et son rapport à sa lecture, mais aussi (et surtout) le personnage de fiction face à sa non-existence, ou du moins son existence factice… Un excellent épisode !

On poursuit donc avec le gros morceau du TPB : The Family Man (#24, 28-30). Pour une fois, Constantine ne fait pas face à des forces occultes, mais bel et bien à une monstruosité toute humaine. Le ton fantastique de la série laisse donc plus de place à une horreur réaliste et froide. Monté comme un jeu de chat et de souris entre le Family Man et John, ces quatre épisodes ne brillent pas vraiment par leur originalité (on est face à une enquête somme toute banale), cependant, Delano arrive à en retirer quelque chose d'intéressant en y mêlant la parenté du héros. Ainsi, en introduisant le personnage du père de Constantine, l'auteur amène un plus dans la définition de l'antihéros, mais aussi dans la trame en elle-même. Pour la partie graphique, et comme pour l'épisode d'introduction, c'est Ron Tiner qui donne vie à tout ce petit monde. Avec un storytelling très classique, ses planches aux dessins comprenant une multitude de traits ont bien mieux vieilli que ceux de Ridgway ou Rayner (cf. TPB précédents).

Mourning Of The Magicien (#31) sert de conclusion à The Family Man avec un Constantine qui met les choses au clair avec son père. Avec Sean Philips aux dessins, cet épisode est très intéressant. Bien qu'il ne soit pas encore au niveau de ce qu'il a pu faire sur Sleeper ou Criminal, l'artiste, par des compositions de page bien pensées et audacieuses, montre qu'il était déjà plein de ressources à l'époque (1989).

Le recueil se referme avec les one-shot New Tricks (#32, écrit par Dick Foreman et dessiné par Steve Pugh) dans lequel Constantine combat un esprit caché dans le corps d'un chien (sic !), et Sundays Are Different (#33, où l'on retrouve Delano au scénario et Dean Motter aux dessins) qui voit John expérimenter les dimanches en ville d'une nouvelle façon, et qui sont tous deux des épisodes bouche-trous qui ne sortent pas vraiment du lot…

Un TPB du run de Delano relativement mineur qu'on conseillera aux fans absolus de la série et/ou de l'auteur plutôt qu'aux nouveaux lecteurs qui auraient voulu découvrir Hellblazer…

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