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Hellblazer - The Devil You Know

Auteur
 Jamie Delano (scénario), David Lloyd, Richard Piers Rayner, Mark Buckingham, Bryan Talbot, Mike Hoffman & Dean Motter (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Mai 2007 (Reprint Edition)
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 264
Episodes VO
 Hellblazer #10-13; The Horrorist #1-2
Correspondance VF
 Inédit, à paraître (Éditions Panini, Collection Vertigo Cult)

 

This volume features some of Constantine's earliest adventures by writer Jamie Delano, including his first victory in the long war with the demon Nergal and an encounter with a strange woman who is the embodiment of the world's horrors, painted by V FOR VENDETTA co-creator David Lloyd.

Aller-retour pour l'Enfer

Ce fut une longue route pour John Constantine, un de ces chemins qui vous laisse avec le sang du démon dans vos veines et les voix d'amis disparus qui résonnent dans votre tête… N'empêche qu'avec sa langue de vipère et son ingéniosité sans égale, le sorcier britannique a toujours réussi à se sortir des pires embrouilles. Sauf que, cette fois, les fantômes d'un passé sombre et malsain ressurgissent au grand jour, et qu'il ne pourra peut-être pas en réchapper…

Le run séminal de Jamie Delano continue dans ce The Devil You Know qui commence où Original Sins s'était arrêté, c'est-à-dire sur une histoire un peu difficile à suivre si l'on n'a pas lu les épisodes de Swamp Thing correspondants à ce mini-crossover dans lequel Constantine est utilisé comme ''donneur de sperme'' pour que la créature des marais puisse découvrir les joies de la paternité, mais passons…

Car, en effet, malgré ces liens avec le titre végétal de Vertigo, ce recueil contient surtout une des pierres angulaires de la mythologie hellblazerrienne : l'affaire de Newcastle (Newcastle : A Taste Of Things To Come #11, et The Devil You Know #12). C'est en effet ici que tout se joue et que beaucoup de choses sont révélées sur le personnage trouble qu'est John Constantine. Son rapport avec le monde de l'Occulte, ses relations avec ses amis dont on a déjà pu entendre parler auparavant (notamment Ritchie, le geek d'informatique), et surtout son lien avec l'un de ses ennemis jurés : Nergal. Delano délaisse le temps de 2 épisodes son ton politiquement engagé pour plonger la tête la première dans l'horreur la plus totale. Mais que les amateurs de la prose militante de l'auteur se rassurent, ce n'est que pour revenir de plus belle sur le sujet dans On The Beach (#13), dans lequel Delano prend parti pour l'écologie de façon morbide. Pour ces épisodes de la série régulière, c'est Richard Piers Rayner (accompagné par Mark Buckingham) qui prend le relais de John Ridgway. Comme pour son collègue, les dessins de Rayner sont très ancrés dans leur époque. Bien que plus aérés et clairs que celui de son prédécesseur, le style de l'artiste continue sur la même lancée que précédemment et colle bien à l'ambiance de la série. Pour ce qui est des compositions de pages, là aussi l'illustrateur s'en sort très bien avec des passages de totale hystérie qui appuient les moments forts du scénario. Gros point noir au tableau, la colorisation maussade et sans saveur de Lovern Kindzierski…

Egalement présent dans ce TPB, le premier annual de Hellblazer permet à Delano de s'éclater dans un récit moyenâgeux aux ramifications étranges avec le plus désinvolte des sorciers britannique, et qui se révèle être au final tout à fait sympathique. Dessiné très classiquement par Bryan Talbot, cet épisode, bien que non-essentiel, se laisse lire avec plaisir.

Et pour finir en beauté, Vertigo nous propose un petit chef d'œuvre d'une centaine de pages : Antartica (The Horrorist #1-2). Mis en image avec talent et classe par David Lloyd, l'excellentissime dessinateur de V For Vendetta, ce récit nous emmène pour un voyage vers la démence et l'horreur avec Angel, une jeune fille rescapée de la guerre civile en Mozambique. Témoin des pires atrocités et de tortures innommables, elle va devenir une ''horrorist'', une personne ayant la capacité de redistribuer la douleur… Poétiquement macabre, cette histoire et sans aucun doute la plus réussie du recueil, et peut-être même l'une des meilleure se rapportant à John Constantine qui, lié sexuellement et psychologiquement avec Angel, va retrouver une partie de son humanité perdue. Un petit bijou !

Ne serait-ce que pour Newcastle ou The Horrorist, ce TPB vaut largement son pesant de cacahouètes ! Donc si vous aimez Hellblazer, ne vous privez pas !

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