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Hellblazer - Stations Of The Cross

Auteur
Mike Carey (scénario), Leonardo Manco, Chris Brunner, Marcelo Frusin & Steve Dillon (dessin)
Editeur (Collection)
Vertigo Comics
Date de parution
Août 2006
Prix
14.99 $
Nombre de pages
192
Episodes VO
Hellblazer #194-200
Correspondance VF
Hellblazer : Chemin De Croix (Éditions Panini, Collection 100% Vertigo)

 

Collecting HELLBLAZER #194-200, STATIONS OF THE CROSS finds John Constantine in the aftermath of the near-apocalypse he unwittingly caused, alone and with no memory of his identity or history. But the Hellblazer still has his usual luck, and soon enough he's being hunted by man and demon alike — and about to make the worst mistake of his long, blood-soaked life.

I'm sorry but who are you ?

Suite des aventures du Sting sur papier, John Constantine, de retour à Londres, mais totalement amnésique, cette fois.

Le moins que l'on puisse dire sur Johnny, c'est qu'il ne peut pas etre tranquille une journée. Même sans ses souvenirs, il a le chic pour tomber sur la mauvaise personne, celle qui va l'emmener dans des situations abracadabrantes. Mike Carey prend son pied à le torturer, à le mettre en face de situations toutes plus tordues les unes que les autres. Cela dit, perso, j'adore ça ...

Encore un récit hyper immersif dans l'univers d'Hellblazer, malgré la méconnaissance du perso principal, toujours aussi difficile à cerner malgré les volumes dévorés précédemment (faut vraiment que je me lise les Vertigo Cult rééditant les premiers épisodes de la série ...). Bien sûr, il faut aimer le glauque et les récits noirs, fans des Bisounours et de Bob l'Eponge, cette lecture n'est pas faite pour vous.

Graphiquement, Leonardo Manco, Marcelo Frusin et Chris Brunner se succèdent. Si les 2 premiers sont toujours aussi agréables à regarder, Manco dans ses traits précis, ses personnages expressifs et son gore tout sauf gratuit, Frusin dans l'élégance de ses persos, et l'effroi qu'ils inspirent , Brunner dénote et souffre de la comparaison, avec des personnages tirant vers le grotesque et une gestion des couleurs plutôt désastreuse.

C'est Hellblazer, c'est toujours aussi bon et on attend la suite avec toujours autant d'impatience. Pas étonnant que cette série ait la longévité qu'on lui connaît.

Head like a hole…

La mémoire de John Constantine a été totalement effacée. Alors qu’il vit un cauchemar éveillé duquel il ne peut pas s’enfuir et auquel il ne comprend rien, un tueur en série psychopathe assoiffé de sang menace la famille de Chas, ami dont il ne peut plus se souvenir... C’est le moment de la revanche tant attendue par tous les démons de l’enfer ! Acculé dans les cordes, John doit-il accepter le marché que lui propose la descendante d’un de ses plus anciens ennemis ? Est-il en train de faire la plus grosse erreur de sa vie ? Ce qui est sûr, c’est que cette fois la magie noire ne le sauvera pas !

Dans Ward (#194) et Out Of Season (#195-196), Mike Carey nous propose la suite directe de Starring At The Wall où John Constantine a perdu la mémoire. Un étrange tueur en série (réchappé de l’Apocalypse ayant eu lieu dans le précédent volume) fait un carnage sur son passage, tandis qu’une étrange entité démoniaque prend contact avec Constantine pour lui propose un deal : ses souvenirs contre un jour de sa vie. Avec cette idée de génie qu’est l’amnésie de notre antihéros, l’auteur trouve un nouvel angle pour caractériser son personnage principal. Si les passages obligés de la série (fantastique/horreur) sont bien dosés, ce qui au final reste le plus intéressant c’est de voir ce regard neuf, presque innocent, qu’à John sur sa propre vie et tout ce qui va avec. Une réussite. Aux dessins, Leonardo Manco excelle. Storytelling cadencé avec justesse, trait soigné et utilisation intelligente de la pénombre, le bonhomme à tout pour plaire. C’est un peu moins le cas de Chris Brunner (Batman : Legend Of The Dark Knight) qui, se chargeant de la deuxième partie d’Out Of Season, et malgré un style intéressant, n’arrive pas à faire passer autant d’émotion dans sa narration.

On poursuit avec Stations Of The Cross (#197-199) qui donne son nom au TPB. Là, on retrouve avec plaisir Marcello Frusin derrière les crayons. Plus le temps passe, plus l’artiste arrive à se démarquer de son influence principale (Eduardo Risso), et plus son style prend de l’ampleur. Si, et comme son collègue argentin, Frusin utilise toujours des aplats de noirs profonds pour donner de l’ampleur à ses planches, son storytelling et son trait se démarquent sensiblement de ceux de Risso pour s’épanouir dans planches maîtrisées et qui offrent un rythme très soutenu dans la narration. Au scénario, Mike Carey relie un des protagonistes de l’histoire contée dans Bred In The Bone (cf. receuil Starring At The Wall) à sa trame actuelle tout en continuant son petit jeu sur la personne de Constantine. Malmenant le magicien, le tiraillant de toutes parts, le scénariste l’installe devant un miroir, le forçant à contempler ce qu’il est, et d’où il vient, avec des yeux vierges et sans apriori.

Ayant finalement accepté la proposition de Rosacarnis, John doit lui offrir un jour de sa vie dans Happy Families (#200). Pour ce numéro anniversaire, Steve Dillon, Marcelo Frusin et Leonardo Manco se relaient pour dessiner les trois vies entières que Constantine subira pendant cette seule et unique journée. Dans son récit, Mike Carey sort une idée passionnante de son chapeau qui, une fois de plus, relance totalement l’intérêt de la série en redistribuant les cartes. Histoire à suivre dans la critique du prochain recueil pour en savoir un peu plus…

En conclusion, encore un arc narratif maîtrisé par Mike Carey, et encore un cliffhanger de malade… Le meilleur auteur sur la série depuis Garth Ennis, point barre !

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