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Hellblazer - Son Of Man

Auteur
 Garth Ennis (scénario), John Higgins (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Avril 2004 (Reprint Edition)
Prix
 12.99 $
Nombre de pages
 120
Episodes VO
 Hellblazer #129-133
Correspondance VF
 Inédit

 

A new trade paperback collecting HELLBLAZER #129-133, written by PREACHER co-creator Garth Ennis with art by WAR STORY's John Higgins. John Constantine's pulled a lot of shady stunts over the years, but perhaps none as bad as the time he "resurrected" organized crime boss Harry Cooper's 5-year-old son, Ronnie. Now, 15 years later, he's got to deal with the ungodly consequences of his actions as the now-adult Ronnie prepares to bring an unprecedented evil into the world.

Seventh son of a seventh son…

On ne peut pas tromper la mort, mais si quelqu'un vous plantait un flingue sous le nez, vous feriez n'importe quoi pour essayer… C'est ce que le jeune John Constantine a été contraint de faire lorsqu'il rencontra Harry Cooper, le roi des bas-fonds londoniens qui voulait voir son fils décédé revivre à nouveau. Maintenant, seize ans et une possession démoniaque plus tard, le fruit de cet acte désespéré est sur le point de mettre Londres à feu et à sang. Et c'est un Constantine avec plus de bouteille qui doit désormais faire face au cauchemar qu'il a lui-même mis en marche…

Dans ce recueil, Garth Ennis retrouve à la fois John Higgins (avec qui il avait déjà collaboré pour Pride & Joy) et aussi le personnage de John Constantine qu'il avait laissé aux bons soins de, entre autres, Paul Jenkins pour pouvoir notamment se consacrer aux débuts de The Preacher avec Steve Dillon…

Alors qu'on était habitué à un certain style de narration de la part du scénariste irlandais dans cette série, ici il chamboule un peu ses habitudes. Chose la plus marquante, John Constantine s'adresse souvent directement au lecteur, comme s'il était un vieux pote de beuverie à qui le magicien anglais raconterait ses aventures. Si cela a le mérite d'amener du changement, ce procédé n'est certainement pas ce qu'il y a de mieux pour permettre de s'immerger totalement dans l'histoire. Pour ce qui est de la trame générale, par contre, on est précisément dans un archétype de scénario ''hellblazérien'' à la mode Ennis. Un peu trop même, avec un retour de bâton pour notre antihéros qui a fait une connerie par le passé… Finalement rien de bien nouveau, ni en ce qui concerne le traitement du protagoniste principal d'ailleurs, que l'auteur se contente de survoler tout en ramenant sous les feux des projecteurs de vieilles connaissances (ses amis irlandais Brendan et Rick par exemple). Un récit horrifique en mode série-B ''sympa'', mais qui est à mille lieues, qualitativement parlant, de ce qu'a pu précédemment produire Ennis sur la série, lorsqu'il était accompagné de Dillon aux dessins.

Derrière les crayons, John Higgins nous propose des personnages aux traits très rectangulaires et aux expressions toutes plus exagérées les unes que les autres. Ce côté un peu ''cartonny'' totalement assumé confère une ambiance spéciale à cet arc de Hellblazer qui, du coup, semble bien moins sombre que d'habitude. Certains seront donc déçus, tandis que les autres (dont votre humble serviteur) pourront apprécier situations cocasses et scènes dantesques à grand renfort d'effets graphiques cinglants, le tout porté par un storytelling très efficace. Un bon travail d'artisan.

En bref, certainement pas le meilleur arc qu'ait écrit Ennis pour la série. Mais bon, c'est quand même loin d'être mauvais… A réserver aux fans de l'auteur ou de la série.

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