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Hellblazer - Red Sepulchre

Auteur
 Mike Carey (scénario), Steve Dillon & Marcelo Frusin (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Juin 2005
Prix
 12.99 $
Nombre de pages
 144
Episodes VO
 Hellblazer #175-180
Correspondance VF
 Hellblazer : Le Sépulcre Rouge (Éditions Panini, Collection 100% Vertigo)

 

A new trade paperback collecting issues #175-180 of the flagship VERTIGO series! In pursuit of his runaway niece Gemma, Constantine faces a crew that thinks they can use her as a goad to make him do their bidding. But Constantine has never been known for taking orders — or for his forgiving nature.

La magie sépulcre ce que c’était…

De retour d’entre les morts, ou du moins d’Amérique, John Constantine revient à son Angleterre natale pour commencer à recoller les morceaux de sa vie passée. Sa chance habituelle aidant, il tombe droit dans les filets d’un de ses semblables adeptes de magie noire et doit, une fois encore, faire le ménage. Mais ce qui est bien plus inquiétant que cela, c’est l’étrange disparition de sa nièce Gemma que sa mère croit encore en voyage en France alors qu’elle essaie en fait de suivre le même chemin que son oncle. Bien que la jeune fille ne soit pas la première à s’intéresser à l’occulte, c’est la seule qui partage le même sang que Constantine. Et ça, c’est juste ce dont ont besoin certains prédateurs londoniens qui utilisent Gemma comme appât pour attirer John dans leurs filets…

Après l’américain Brian Azzarello, le titre phare de Vertigo revient entre les mains d’un auteur britannique en la personne de Mike Carey…

Ce recueil commence donc par un diptyque (High On Life, #175-176) qui voit Constantine quitter les USA et retourner à Liverpool où vit sa sœur. Arrivé sur place, notre fumeur invétéré devra jongler entre les retrouvailles houleuses avec sa famille et une menace pesant sur l’immeuble dans lequel ils vivent. En quelques pages, Carey s’empare de John Constantine et se l’approprie. Contrairement à Azzarello qui dans ses story-arcs laissait malheureusement peu de place à la caractérisation du personnage principal, le scénariste britannique qui succède à l’américain a compris que c’est bel et bien ce qui donnait de l’intérêt à la série. C’est donc avec plaisir que le lecteur retrouvera un Constantine odieux, cynique, frondeur, j’en passe et des meilleurs dans un récit qui fait office d’introduction au suivant. Au graphisme, l’excellent Steve Dillon retrouve pour quelques pages le magicien qu’il l’avait rendu célèbre auprès du grand public avec Garth Ennis. Et comme d’habitude, c’est un régal pour les yeux. Trait fin tendant vers l’épure et storytelling complètement maîtrisé. La grande classe !

On poursuit avec l’arc qui donne son titre au TPB : Red Sepulchre (#177-180). Là on rentre dans le vif du sujet. Constantine est maintenant persuadé que sa nièce sert de carotte pour le faire se déplacer jusque dans la gueule du loup, à Londres. Mike Carey, toujours très à l’aise avec le personnage, utilise tout un panel de second couteau également bien écrits : Chas (évidemment toujours là !), Map, Clarice, etc. Construisant son développement avec un sens du rythme certain, l’auteur imagine un charismatique bad-guy qui tire les ficelles, mais surtout une histoire qui se rapporte à la généalogie du héros (le passé avec Quinn, et le futur avec Gemma) et qui tourne autour de cet objet que tout le monde semble vouloir posséder à tout prix : le sépulcre rouge. Au final, le lecteur s’apercevra que Carey est en train de poser brique après brique les fondations de non pas ce qui aurait pur être un arc indépendant se suffisant à lui même, mais bel et bien d’une grande introduction aux volumes à suivre. Derrière les crayons, Marcello Frusin continue de prouver qu’il est capable de s’améliorer et de se détacher de l’influence flagrante d’Eduardo Risso (cf. critiques des TPB formant le run de Brian Azzarello). S’il n’y a pas de grand changement du point de vue du trait (toujours fort appréciable), on sent le dessinateur bien plus à l’aise en terme de storytelling, prompt à innover et ne se reposant plus sur ses acquis. Une partie graphique maîtrisée de bout en bout autrement soit dit.

En conclusion, le run de Mike Carey commence sous les meilleurs auspices et permet à la série de renouer avec le ton britannique qui lui sied si bien !

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