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Hellblazer - Original Sins

Auteur
 Jamie Delano (scénario), John Ridgway (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Octobre 1997
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 238
Episodes VO
 Hellblazer #1-9
Correspondance VF
 Hellblazer : Péchés Originels (Éditions Panini, Collection Vertigo Cult)

 

John Constantine is an unconcerned, somewhat amoral occultist with a British working-class background. He's a hero, of sorts, who manages to come out on top through a combination of luck, trickery, and genuine magical skill. The ORIGINAL SINS collection is a loosely connected series of tales of John's early years where Constantine was at his best and at his worst, all at the same time.

Péchés originels

La clope collée au bec et son vieil imperméable vissé sur les épaules, John Constantine, maître des sciences occultes et de la magie noire, arpente les rues sombres du Londres de la fin des années 80 qui cachent en réalité un monde hanté par des démons, fantômes et autres esprits du passé…

Inventé par Alan Moore dans The Swamp Thing à la demande de son illustrateur qui voulait " dessiner un mec avec la gueule de Sting ", John Constantine se voit catapulté dans une série à part entière par Vertigo, suite aux réactions très favorables des fans à chacune de ses apparitions dans les épisodes du végétal le plus torturé des comics. En 1987, c'est donc à Jamie Delano et John Ridgway que revient l'honneur de s'occuper des aventures du magicien urbain.

Au scénario, Jamie Delano travaille sur deux grands axes. Premièrement, il développe un antihéros qu'on aime haïr. Antipathique, déplaisant et acerbe à souhait, Constantine se fout de tout et fait les choses d'abord dans son propre intérêt. A quelques exceptions prêt (sa nièce Gemma), cet opportuniste n'hésite pas utiliser et user ses ''amis'' à ses propres fins (Ritchie dans Ghosts In The Machine #7). En quelques épisodes, Delano arrive bien à caractériser ce protagoniste qui deviendra plus tard un pilier du label Vertigo, et à le rendre surtout très détestablement attachant auprès du lecteur. Puis deuxièmement, l'auteur apporte un fort fond politique à son œuvre. Le bonhomme est de gauche et il ne s'en cache nullement. Ainsi, dans les neuf épisodes ci-présents, tout le monde en prend pour son grade. La Dame de Fer (Maggie Thatcher) en tête, les boursicoteurs qui s'engraissent sur le dos des travailleurs, les sectes/religions qui profitent des plus faibles, les bandes de jeunes néo-nazis qui maltraitent les ressortissants pakistanais entre deux matchs de foot, etc... Si les messages sous-jacents aux récits ne sont pas toujours des plus légers ni des plus subtils, certains sujets sociaux ont tout de même le mérite d'être abordés dans un medium tel que celui-ci (et vu que ce n'est pas souvent le cas dans les comics, il faut le souligner). Mélangeant ainsi fantastique, horreur, problèmes politiques et humains, James Delano donne les meilleures bases possibles au personnage de Constantine. Un excellent début pour la série.

Le style de John Ridgway, sombre et charbonneux colle parfaitement à l'ambiance horrifique du titre. L'artiste emplit ses dessins de multiples traits d'ombrages qui, en plus de donner beaucoup de volume, contribuent au côté noir de l'œuvre. Les visages qu'il représente sont ridés, marqués par des expressions de terreur, de tristesse ou d'effroi, et arrivent sans peine à faire passer tout une gamme d'expressions, tandis que les décors soignés rendent très bien l'atmosphère maussade de la capitale britannique. Pour ses compositions de pages, l'artiste sait comment varier les plaisirs tout en appuyant les moments forts du scénario. Gaufrier classique, vignettes superposées les unes sur les autres ou alors cases séparées par des déchirures ou des éclairs correspondants au climat de la scène, le storytelling ne lasse qu'en de très rares occasions. Malgré tous ces éloges, il faut néanmoins relever le fait que la partie graphique est très ancrée dans son époque (la fin des années 80) et ne plairait certainement pas à tout le monde. De plus, les couleurs moroses de Lovern Kindzierski ont-elles aussi pris un sale coup de vieux… On notera finalement que sur les épisodes #8 et #9, Alfredo Alcala (Weird War Tales, Unexpected) vient seconder John Ridgway.

Une excellente introduction à ce personnage mythique de Vertigo.

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