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Hellblazer - Highwater

Auteur
 Brian Azzarello (scénario), Marcelo Frusin, Giuseppe Camuncoli & Cameron Stewart (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Juillet 2004
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 264
Episodes VO
 Hellblazer #164-174
Correspondance VF
 Inédit

 

Collecting all of Eisner Award-winning writer Brian Azzarello's remaining issues of HELLBLAZER (#164-174), this hefty 264-page trade paperback brings to a shattering finale John Constantine's arduous trek across America and answers the burning questions that put him on the road in the first place. This volume features two complete story arcs — "Highwater" and "Ashes & Dust" — each illustrated by Marcelo Frusin. Also included are two one-shots: "A Fresh Coat of Red Paint" (with art by Guiseppe Camuncoli) and "Chasing Demons" (with art by Cameron Stewart).

Le corps et le fouet...

Après avoir enduré un séjour en prison et un voyage dans les coins les plus désolés des États-Unis, John Constantine se rapproche de la vérité et des vraies raisons qui ont amené Richard ‘‘Lucky’’ Fermin à se suicider (cause du séjour de notre spécialiste de l’occulte derrière les barreaux)… Mais pour suivre cette piste, le magicien doit emprunter de sombres chemins. D’abord le Montana, où réside désormais la veuve de Lucky, mais aussi toute une bande de suprémacistes blancs peu recommandables, puis ensuite la décadente Los Angeles d’où les ficelles semblent être tirées…

Deux arcs complets entrecoupés de deux single-shot pour ce dernier TPB avec Brian Azzarello aux commandes…

Le recueil commence avec l’histoire qui lui donne son nom, Highwater (#164-168). Toujours dessiné par un Macerlo Frusin sous influence Risso-ienne (excusez ce néologisme foireux), l’argentin commence tout de même à se démarquer de son confrère sans pour autant atteindre son excellence. Et bien que la narration se base principalement sur un style cinématographique un peu trop redondant (les cases et le découpage), il faut reconnaître au dessinateur une qualité certaine, notamment de par son graphisme sec et son trait rugueux, qui confère beaucoup d’intensité aux visages des différents protagonistes de ce récit. Au scénario, si le lecteur ne voit toujours pas vraiment clair dans le jeu de Brian Azzarello, cet arc permet à ce dernier de commencer à relier ses idées entre elles (ici avec Good Intentions notamment). Plongé dans une fourmilière de néo-nazi, Constantine essaie de comprendre ce qui a poussé Lucky à agir de la sorte. Sur la forme, l’auteur de 100 Bullets excelle, notamment par l’utilisation de cette voix-off ignoble offrant une traduction de la bible à la mode suprémaciste et qui amène le dégoût, mais aussi toujours par des seconds-rôles très bien écrits et des dialogues épicés.

On continue avec A Fresh Coat Of Red Paint (#169), one-shot plutôt drolatique qui met en scène une discussion entre Turro (cet étrange agent du FBI qui mène sa croisade)  et un Constantine occupé à dénuder et caresser une jeune prostituée ramassée sur le trottoir. Une péripatéticienne qu’il compte payer avec les gains du Bingo qu’il a gagné en sa compagnie (sic !)… A la limite du surréaliste, ce récit rafraichissant est mis en image par le très sympathique Giuseppe Camuncoli (Swamp Thing, Vertigo Pop : Bangkok, Batgirl) qui amène un très léger côté cartoony à l’ensemble. L’italien dessine également Chasing Demons (#170), mettant en scène deux discussions montrées en parallèle (avec d’un côté Constantine dans un bar, et de l’autre l’homme qui tire les ficelles et son confesseur attitré) et qui, comme souvent avec Azzarello, se répondent. En révélant toujours un peu plus à chaque page, le scénariste prépare gentiment, mais sûrement, sa conclusion…

Mettant un terme à ce recueil, et par la même occasion au run de Brian Azzarello sur la série, Ashes & Dust In The City Of Angels (#171-174) voit enfin le style de Frusin prendre de l’ampleur (et préfigurer son travail sur Loveless, toujours avec le même Azzarello d’ailleurs). C’est que, en suivant Turro enquêter sur la combustion spontanée du corps de Constantine dans les hautes sphères du monde S/M de Los Angeles (mais est-ce vraiment là son corps ?), Azzarello offre de superbe scènes d’interrogatoire à mettre en images. Et là, entre des cadrages et points de vue bien pensés et les flash-back des différents intervenants qui ne font à aucun moment perdre du rythme au récit, la paire scénariste/dessinateur nous offre un arc d’excellente qualité. Par ce procédé, Azzarello arrive avec une certaine classe à relier tous les arcs écrits pas ses soins entre eux. Sur la fin, tout devient claire comme de l’eau de roche, et il s’avère que les mésaventures subies par John sont le fruit d’une vengeance murement réfléchie et préparée de manière méthodique depuis des dizaines d'années…

En bref, avec une vue d’ensemble, et bien que rempli de très bons moments, le run d’Azzarello s’avère être mi-figue mi-raisin… Si, entre autres, le dernier acte en forme de révélation finale est vraiment fort réussi et se laisse lire avec un grand plaisir (on reconnait vraiment la patte du créateur de 100 Bullets), on pourra tout de même reprocher à l’auteur de ne pas avoir totalement réussi à s’approprier le magicien. En effet, à aucun moment on ne sent un développement important pour Constantine… Et les scénarios d’Azzarello, aussi excellents soient-ils (le TPB Hard Time en tête), ne remplaceront jamais ce à quoi nous avaient habitué d’autres auteurs (tels que Garth Ennis ou Jamie Delano) en terme de caractérisation du personnage principal.

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