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Hellblazer - Good Intentions

Auteur
 Brian Azzarello (scénario), Marcelo Frusin (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Mars 2002
Prix
 14.99 $
Nombre de pages
 144
Episodes VO
 Hellblazer #151-156
Correspondance VF
 Hellblazer : Good Intentions (Éditions Toth)

 

After surviving his time behind bars for the murder of his friend Richard "Lucky" Fermin, John Constantine still must make peace with himself and the family of his deceased pal. Traveling to the hills of West Virginia where Lucky's kin live, the Hellblazer is quickly reminded that men, not magical beings, are capable of the greatest evils. Now caught up in affairs that are bizarre even to a man who has witnessed the depths of Hell, Constantine must find a way to save himself and the little town of Doglick

Constantine chez les rednecks

Comme je l'ai dit auparavant, c'est compliqué pour moi de chroniquer un album d'Hellblazer. Difficile de donner un avis sur une série sans connaître le contexte général.

Brian Azzarello est aux commandes du scenario.  Constantine est sorti de prison, et va rendre visite à la famille de son ami mort, et leur annoncer qu'il ne l'a pas tué. L'action se passe dans l'Amérique profonde, celle des petites villes, oubliées des habitants des mégalopoles où tout se passe. Ici, pas d'industrie, pas de tourisme, pas d'emploi. De l'ennui, du désoeuvrement, des vieilles croyances et des hommes au carctère trempé qui cherchent à exister malgré tout. Constantine débarque dans cet endroit avec tout son a priori d'anglais, plus habitué à l'Amérique des journaux et des villes qu'à l'immense majorité de son territoire.

Azzarello connaît bien ces endroits. Ou alors il s'est bien renseigné. Rien ne sonne faux dans son récit. Bien sûr, on ne peut vérifier la véracité des situations décrites, ou l'intensité de son raisonnement. Mais on y croit, et c'est le plus important.

Aux dessins, Marcel Frusin fait le boulot. Sobrement, mais de belle manière. Rien de révolutionnaire dans ses pages, dans leur agencement. Les cases s'enchaînenent naturellement, proprement. Mais le graphisme est intéressant, les personnages bien détailles, les décors sont sobres et efficaces, et les ombres bien maitrisées.

Encore un bon album, avec un super rapport qualité-prix, même s'il n'éclaire pas sur la personnalité de Constantine.

L'enfer en est pavé...

Après avoir été accusé du meurtre de son ami Lucky Fermin, John Constantine a passé de sales moments en prison. A sa sortie, le magicien veut être en paix avec son âme, et va entreprendre un voyage jusqu'à Doglick, un bled de Virginie Occidentale où réside la famille de Lucky. Pour un pur londonien comme lui, les grands espaces américains ne lui conviennent guère. A Doglick, alors qu’il retrouve ses amis, la famille Fermin, ainsi que Rose, un amour de jeunesse, Constantine se rend compte assez rapidement que même ces gens ‘‘simples’’, ces gens ‘‘normaux’’, sont capables du pire ! La vérité sera dure pour notre enquêteur de l'étrange…

Dans ce recueil qui fait office de suite directe à Hard Times, on continuer d’accompagner John Constantine lors de son voyage en terres américaines. Après l’avoir fait sortir de prison grâce à sa ruse légendaire, Brian Azzarello envoie notre fumeur de ‘‘fags’’ préféré dans l’Amérique profonde. Tout comme dans le TPB précédant, le scénariste reste assez avare en action et préfère placer ses enjeux dans les rapports entre les différents personnages. Si, et contrairement à d’autres auteurs qui l’on devancé, Azzarello ne fouille pas spécialement le caractère de son héros, il ne manque pas de créer des échanges intéressants entre le magicien et les protagonistes secondaires. Bien plus que le fil conducteur, somme tout assez convenu pour du Hellblazer, ici c’est bel et bien la confrontation entre le briton de la vieille Europe et les amerloques d’un pays encore jeune et ‘‘sauvage’’ qui intéresse le créateur de 100 Bullets. Oubliés de l’Amérique citadine, les seconds couteaux de Good Intentions sont en apparence des gens simple acculés à l’horreur. Seul moyen pour eux de (sur)vivre dans une région laissée à l’abandon…

Pour la partie graphique, on troque un Corben contre un Frusin, et malgré les qualités certaines de l’artiste, on n’y gagne pas spécialement au change. En effet, l’illustrateur est à l’époque encore un peu neuf et se contente d’offrir du sous Eduardo Risso… Si on ne peut pas reprocher à l’argentin ses références (il y a quand même bien pire !), on regrettera tout de même qu’il ne s’en démarque pas plus. Ceci dit, certaines planches recèlent de très bons moments de comics, notamment dans le storytelling (l’attaque du sanglier p. ex.), tandis que le trait fin et soigné du dessinateur montre qu’il peut être un très bon artisan. Rien d’incroyable dans la globalité de cet arc donc, mais l’ensemble reste tout de même à un niveau de qualité tout à fait acceptable.

En bref, un album de Hellblazer qui, sans transcender ce qui c’est fait jusqu’à présent sur la série, demeure néanmoins intéressant pour la caractérisation des personnages et les rapports qu’ils entretiennent.

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