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Hellblazer - Freezes Over

Auteur
 Brian Azzarello (scénario), Marcelo Frusin, Guy Davis & Steve Dillon (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Juin 2003
Prix
 14.99 $
Nombre de pages
 161
Episodes VO
 Hellblazer #157-163
Correspondance VF
 Hellblazer : Freezes Over (Éditions Toth)

 

Reprinting issues #157-163 of the series, HELLBLAZER: FREEZES OVER collects the "...Freezes Over" storyline illustrated by Marcelo Frusin (HELLBLAZER: GOOD INTENTIONS) as well as the one-shot "... And Buried?" illustrated by Steve Dillon (PREACHER) and the 2-part "Lapdogs and Englishmen" illustrated by Guy Davis (SANDMAN MYSTERY THEATRE). In these three episodes, after another unwelcome meeting with FBI Agent Turro, Constantine continues his journey through America's back roads.

Il fait froid, ici, ou c'est moi ?

3ème et dernier tome des aventures de John Constantine parues chez l'éditeur Toth. Encore une fois, un recueil pour un prix plus qu'abordable, comparé aux standards actuels.

On suit toujours Constantine dans son périple au coeur des Etats-Unis. Où les croyances ancestrales croisent la délinquance moderne, où le sang-froid de Jonh permet toutes les audaces. 3 parties dans ce recueil : un one-shot pour démarrer, une histoire en 4 parties au milieu, et une en 2 pour finir.

Dans la première histoire, John se retrouve dans un bar, accosté par une connaissance, alors qu'une bande d'anciens marines se retrouve autour d'une peur commune. Bien entendu, les 2 histoires sont liées, même si on ne sait pas pourquoi. Dans un prochain tome, probablement ...

Ensuite, on retrouve notre héros dans un bar isolé, une histoire en huis-clos autour d'un braquage sanglant, amenant une prise d'otages au milieu de nulle part, dans un endroit d'où on ne peut s'échapper et baignant, bien sûr, dans une ambiance de contes et légendes champêtres, un thème qui semble cher à Azzarello sur son run dans Hellblazer.

Pour finir, retour sur la jeunesse de Constantine, en Angleterre, avant qu'il devienne le personnage que l'on connait mais, déjà, aux prises avec des artefacts magiques. Le destin était déjà en marche.

Au scenario, Azzarello continue dans le sillon qu'il a tracé auparavant, et lance quelques pistes pour le futur. C'est toujours un régal de le lire, même si on ne comprend pas tout si on n'est pas, comme moi, un connaisseur de la série.

Aux dessins, 3 artistes se succèdent : Steve Dillon assure la première histoire, et le moins qu'on puisse dire est qu'il s'accapare le personnage et l'ambiance. Le meilleur artiste que j'ai vu sur la série jusqu'à maintenant. Et en un seul épisode, s'il vous plait !  Ses personnages sont blasés, en colère, apeurés, etc ... Rien de très impressionnant quand on connait l'artiste, mais toujours du très haut niveau le concernant, tant qu'il ne fait pas du super-héros. Marcello Frusin dessine les 4 épisodes suivants, et lui aussi se retrouve dans son élément : l'Amérique profonde et ses habitants. Il nous livre des personnages, là aussi très bien rendus, très expressifs, et nous ploge formidablement dans l'ambiance pesante du récit. Ensuite, Gy Davis nous gratifie d'un style plus undergound, moins mainstream que ses prédécesseurs, contrastant ainsi avec le reste du volume. Le trait est plus fin, semble moins affirmé (mais ce n'est qu'une impression) mais il se révèle finalement extêmement dynamique.

3 sur 3, de très bons récits pour ces albums parus chez Toth, qui me donnent envie d'en savoir plus sur ce mystérieux anglais en trench coat.

Cœur de glace

Le cœur des hommes est aussi froid que la glace, et personne ne le sait mieux que John Constantine qui en connait plus sur le mal que quiconque n’en apprendra jamais. Le coût de cette connaissance est élevé, bien sûr, mais heureusement pour le magicien, il y a toujours plein d’autres hères aux alentours pour aider à porter le poids de ce fardeau. Maintenant, et alors qu’il continue son voyage à travers les terres américaines en prenant les chemins de traverse, Constantine continue de trouver avec les gens qu’il rencontre cette chose sur laquelle il pourra toujours compter (et accessoirement exploiter) : la cruauté propre au genre humain… Certaines choses ne changent jamais !

Derrière les crayons, et comme pour Good Intentions, on retrouve Marcello Frusin pour l’histoire principale de ce recueil : Freeze Over (#158-161). Malheureusement toujours pas détaché de l’influence d’Eduardo Risso (l’ombre de l’argentin peut se ressentir dans chaque planche), l’artiste réserve néanmoins de très agréables moments grâce notamment à de bonnes idées de storytelling qui savent souvent bien relancer le rythme de la narration, ou alors caractériser les personnages par des choix de cadrages bien vus. Brian Azzarello, quant à lui, nous propose un scénario sous la forme d’un huit-clos tendu et oppressant. Prenant pour ligne directrice (et prétexte) la légende urbaine du Iceman (une sorte de boogeyman profitant des tempêtes de neige de la région que visite Constantine pour ‘‘œuvrer’’), l’auteur fait affronter plusieurs protagonistes dans des joutes verbales et des combats psychologiques. Et comme à son habitude le résultat est plutôt probant.

Sorte de préquelle de Highwater (cf. critique à venir du TPB du même nom), …And Buried (#157) nous permet de retrouver Steve Dillon sur la série qui l’avait fait découvrir au grand public avec Garth Ennis. La ligne claire et le trait expressif de l’artiste est ici au service d’Azzarello qui, en même temps qu’il nous fait suivre une discussion entre Turro et Constantine, nous propose une petite histoire d’horreur à la ‘‘Contes de la Crypte’’ que subissent en parallèle des habitués du bar où se trouve le magicien.

Pour finir, Lapdogs And Englishmen (#162-163) nous permet d’admirer le talent de Guy Davis (B.P.R.D.). Alors que Brian Azzarello nous raconte une histoire de la jeunesse de Constantine (qui était tout autant roublard à l’époque que maintenant), Davis par son trait gras et presque brouillon colle parfaitement à l’ambiance punk-rock qui caractérise cette époque de la vie du magicien. Pas indispensable, mais tout de même rondement mené.

En bref, et comme le précédant (Good Intentions), un album de Hellblazer qui ne révolutionne rien mais qui se laisse lire avec plaisir, à cause notamment du talent qu’a Azzarello pour décrire les seconds couteaux de ses histoires.

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