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Hellblazer - Bloodlines

Auteur
Garth Ennis (scénario), William Simpson, Steve Dillon, Mike Barreiro & Kim DeMulder (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Décembre 2007 (Reprint Edition)
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 296
Episodes VO
 Hellblazer #47-50, #52-55, #59-61
Correspondance VF
 Inédit

 

Collecting two pivotal storylines and a one-shot from acclaimed writer Garth Ennis. Reprinting HELLBLAZER #49 (featuring a very special Constantine Christmas), #52-55 ("Royal Blood," which pits Constantine against the demon Calibraxis), and #59-61 ("Guys and Dolls," which sets the stage for the final showdown between Constantine and the First of the Fallen).

Les liens du sang

Ce n’est pas souvent que John Constantine a pu dire qu’il était heureux dans sa vie. Pour devenir le grand magicien qu’il est, il aura en effet fallu de la sueur et du sang (le sien, celui de ses amis, ou encore celui d’innocents). Mais après avoir sauvé le monde plusieurs fois et, faisant d’une pierre deux coups, ayant battu le cancer et le Diable, Constantine se sent extrêmement bien. Et encore plus avec la réapparition dans sa vie de la jeune et jolie Kit Ryan. Maintenant, entre une enquête sur un effroyable tueur en série et l’élaboration d’une stratégie pour atteindre le Seigneur des Enfers, il prend aussi du temps avec sa belle pour aller se descendre quelques pintes au pub du coin… Trop bon pour que cela dure éternellement bien sûr, mais après tout : ‘‘Carpe Diem !’’ .

Difficile de donner suite à l’excellent TPB Dangerous Habits qui, avec une idée de génie (Constantine est condamné à cause d’un cancer), proposait une petite révolution sur le titre. Ici, et presque malheureusement pourrait-on dire, Garth Ennis revient à des trames plus consensuelles (pour du Hellblazer s’entend) et revoit ses ambitions à la baisse dans ce Bloodlines qui contient plusieurs récits de quelques épisodes chacun.

Avec The Pub Where I Was Born (#47) et Love Kills (#48), Ennis nous entraine dans le pub préféré de John, où une tenancière veuve, sur qui feu son mari veille depuis l’au-delà, se voit malmenée par un promoteur immobilier sans foi ni loi… Convenu et sans surprise, cet hommage aux bars de quartiers ne laissera pas de souvenirs impérissables. Aux dessins, Will Simpson produit un travail équivalent à ce qu’il a pu faire sur Dangerous Habits. Ses visages ne sont vraiment pas toujours très bien réussis, mais par contre les moments dantesques du scénario sont bien soutenus par un storytelling qui sait être ''déchiré'' dans l'horreur. Du Hellblazer plutôt moyen donc…

Lord Of The Dance (#49) voit un certain Steve Dillon tâter du crayon ! Si l’artiste n’est encore pas au niveau d’un Preacher ou d’un Punisher (tous deux également avec Ennis au scénario), on sent déjà les bases d’un style qui deviendra plus épuré, et donc aussi plus efficace, avec le temps… Pour ce qui est de l’histoire, l’auteur irlandais s’amuse à transformer la série en un conte de Noël un peu païen sur les bords, et c’est assez réussi !

Pour un double numéro anniversaire, Remarkable Lives (#50) est plutôt ennuyeux. Avec Will Simpson aux graphismes, Ennis entraîne Constantine dans les bois pour un dialogue avec les Roi des Vampires… Longuet et pesant, cet épisode et sans aucun doute le moins bon du recueil… Allez, on oublie !

Avec Royal Blood (#52-55), Garth Ennis nous offre enfin quelque chose de consistant à nous mettre sous la dent. En effectuant une relecture de Jack The Ripper à la mode Hellblazer, le scénariste arrive à proposer une enquête intéressante dans les tréfonds de la bourgeoisie britannique, tout en parsemant son récit d’une critique de la monarchie anglaise et des gens qui gouvernent le pays. Frondeur et sans limite, Ennis se lâche et place des dialogues bien cinglants et aiguisés dans la bouche de son magicien de héros. Aux dessins, un Will Simpson égal à lui-même assure le minimum syndical. Au final, et malgré une partie graphique un peu faible, ce Royal Blood est un arc tout à fait recommandable !

Pour finir, Guys And Dolls (#59-60) et son épilogue She’s Buying A Stairway To Heaven (#61), voit Constantine être à nouveau aux prises avec The First Of The Fallen. Si le scénario n’est pas exceptionnel (bien qu’il est toujours plaisant de voir le magicien rouler, encore une fois, le démon dans la farine), il permet néanmoins à Ennis d’apporter des explications sur Ellie (aka Chantinelle le succube), l’informatrice de Constantine. Aux crayons c’est toujours Simpson, et c’est toujours du même tonneau… Donc pas des plus transcendants. Un arc plutôt moyen mais qui à le mérite de donner des explications sur Ellie.

En résumé, ce Bloodlines est vraiment moins bon que son excellentissime prédécesseur (Dangerous Habits pour les deux du fond qui ne suivent pas, bordel !). Donc à moins d’être un complétiste-intégriste, vous pouvez passez votre chemin…

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