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Hellblazer - Black Flowers

Auteur
 Mike Carey (scénario), Jock, Lee Bermejo & Marcelo Frusin (dessin)
Editeur (Collection)
 Vertigo Comics
Date de parution
 Octobre 2005
Prix
 14.99 $
Nombre de pages
 144
Episodes VO
 Hellblazer #181-186
Correspondance VF
 Hellblazer : Les Fleures Noires (Éditions Panini, Collection 100% Vertigo)

 

Continuing Mike Carey's acclaimed run on HELLBLAZER, BLACK FLOWERS rachets up the suspense as Constantine begins to see — and battle — the signs of a coming apocalypse in the stories "The Game of Cat and Mouse," the 2-part "Black Flowers" and the 3-part "Third Worlds" from issues #181-186.

Les fleurs du mal

Voilà déjà quelques mois que John Constantine le ressent, des forces maléfiques sont à l’œuvre et en ont après lui. Depuis qu’il a sauvé sa nièce Gemma des griffes d’un magicien sans pitié, Constantine remue ciel et terre pour en savoir plus. Maintenant, les signes se font plus clairs et prennent même forme dans la réalité, forçant notre antihéros à lutter pour rester en une seule pièce. Mû par son instinct de survie, Constantine ne s’arrêtera pas tant qu’il ne saura pas qui est caché derrière tout ça… L’apocalypse est proche !

Suite de Red Sepulchre, le TPB Black Flowers commence par un one-shot appelé The Game Of Cat And Mouse (#181). Mis en image par Jock, cette histoire est directement liée au story-arc proposé par Mike Carey. Sous couvert d’une course-poursuite qu’on aurait souhaité un poil plus stressante et oppressante, l’auteur ne fait finalement que simplement répéter la menace qui pèse sur Constantine (la ligne de dialogue ‘‘The dog is pressing against the first door’’ rappelée à son attention dans l’avant-dernière planche et qui fait écho au précédant recueil). Tandis qu’il peut se demander, et avec raison, si vingt-deux pages était réellement nécessaires à cela, le lecteur pourra néanmoins apprécier le trait rêche et très anguleux de Jock (Faker, avec le même Mike Carey au scénario). De part un découpage nerveux et des compositions de pages par moment très éclatées, l’artiste rend au final cet épisode tout à fait appréciable.

Le volume se poursuit avec le récit qui lui donne son nom (Black Flowers, #182-183). Là, Mike Carey trouve le moyen de ramener Angie (la serveuse adepte de l’occulte dans Red Sepulchre) sur le sillon de Constantine. Le hasard faisant si bien les choses (hum, hum…), la jolie donzelle a justement un frère qui est patient d’un hôpital psychiatrique où de sombres méfaits se déroulent tandis que John est amené à y poursuivre le fil de son enquête… Mais alors ma bonne dame, si ce n’est pas de la chance ça… Mais trêves de plaisanteries ! Car malgré ces quelques facilités pour lesquels le scénariste mérite tout à fait d’être blâmé, il faut finalement reconnaître que Mike Carey tire plutôt bien son épingle du jeu en proposant notamment une très bonne caractérisation des personnages (Angie en tête), et surtout une pure histoire ‘‘hellblazerienne’’ avec tout ce qu’il faut de magie, d’étrange et de… Constantine pour que cela reste intéressant jusqu’au bout ! Aux dessins, c’est Lee Bermejo (Joker, avec Brian Azzarello au scénario) qui s’y colle. Si le trait de l’artiste est plutôt agréable à l’œil, ce qui frappe tout de suite c’est ce sens du rythme accru qui est ici parfaitement mis en valeur par des compositions de pages inattendues et des choix de cadrages et de niveaux de zoom qui font pratiquement toujours mouche.

Pour finir, Third Worlds (#184-186) clôt ce recueil. On y retrouve un Marcello Frusin égal à lui-même derrière les crayons (et donc prompt à produire grosso-modo le même niveau de qualité que sur la fin du run d’Azzarello et sur le début de celui de Carey), mais dont certains choix peuvent parfois prêter à sourire, par exemple le character-design d’Angie qu’on retrouve ici transformée en bimbo à forte poitrine… A ce propos, il est d’ailleurs assez amusant de suivre l’évolution ‘‘physique’’ la jeune femme lorsqu’elle passe entre les mains de Steve Dillon, Lee Bermejo puis finalement Marcello Frusin, mais on mettra ça sur le dos de l’interprétation personnelle de ces trois artistes ! Au scénario, Mike Carey fait voyager ce couple de magiciens aux quatre coins du monde dans trois histoires qui pourraient se suffire à elles-mêmes mais qui ont évidemment toutes un lien avec la quête de vérité de John. On y retrouve Swamp Thing, qu’on n’avait pas vu dans un Hellblazer depuis des lunes et qui permet à l’auteur britannique de glisser quelques touches d’humour bienvenues (les interrogations ‘‘intimes’’ d’Angie à son sujet). Si comme presque toujours avec Carey, la caractérisation des personnages et le cadence du récit en lui-même sont très bien menés, il n’en est pas de même pour le rythme global du story-arc. En effet, si on ne peut pas nier qu’on passe d’excellents moments de lecture sur son run, il faut également avouer que les révélations se font toujours attendre et que l’avancée n’est pas des plus rapides. Rendez-vous donc au prochain TPB pour en savoir plus… Ou pas !

En bref, même si Mike Carey tire à la ligne avec des révélations données au compte-goutte, son travail sur Hellblazer vaut tout de même le détour pour son sens de la narration et des personnages bien écrits. De plus, et pour ne rien gâcher, la partie graphique est très plaisante à suivre.

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