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Fables t.6

Auteur
 Bill Willingham (scénario), Mark Buckingham & Tony Akins (dessin)
Editeur (Collection)
 Panini Comics
Date de parution
 Novembre 2008
Prix
 15.00 €
Nombre de pages
 156
Episodes VO
 Fables #22, 28-33

 

Après avoir réussi à gagner la Bataille de Fableville sans éveiller les soupçons des Communs, les Fables se consacrent à la réparation des dégâts, tout en interrogeant l'agent de l'Adversaire et en suivant de près l'accoucghement de Blanche Neige.
Tandis que Bigby Wolf, le père des enfants à naître, rend visite à un vieil ami avec lequel il évoque une guerre ancienne et meurtrière, et que le maire de Fableville prend conscience de la dure réalité de ses fonctions, Blanche Neige donne naissance dans la douleur ... et la surprise ...

Un peu de douceur dans un monde de Contes

On fait une légère pause dans l’action de Fables (il faut dire que le dernier tome nous en a donné pour notre argent à ce niveau-là…) Ce recueil est divisé en 2 parties bien distinctes, avec comme fil conducteur, Bigby Wolf.

 

Dans la première partie, en 3 épisodes, nous le suivons dans son rôle de protecteur de Fableville. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas dévoiler le fin mot de l’histoire. En préambule, cependant, nous avons droit à une réunion entre Blanche-Neige, La Belle au Bois Dormant et Cendrillon. Que peuvent elles se raconter ? Des ragots sur la Prince Charmant, bien sûr. Du sous Sex and the city, cependant (déjà que cette série ne vole pas bien haut), dommage, l’idée était excellente. Ensuite, Bigby rend visite à un ancien compagnon d’armes, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Car, oui, Bigby a dévoilé sont identité à quelques communs, et Bill Willingham nous en raconte, ici, les circonstances. Un excellent arc.

 

Ensuite, nous assistons enfin à l’événement tant attendu ces derniers mois : la naissance de l’enfant de Blanche-Neige et Bigby Wolf. Ou plutôt, les enfant, au grand dam de leur mère… et de leur père, puisque cette naissance implique un déchirement et une séparation nons désirés. Nous assistons aussi à un bouleversement dans la vie des Fables, qui ne sera plus comme avant (plus jamais ? Impossible de le dire, attendons la suite…). Dans cet arc, Willingham nous pond une histoire vraiment émouvante, limite poignante, et continue sa merveilleuse caractérisation des personnages, plus intéressants que dans les contes qu’on nous racontait, enfants.

 

Aux dessins, un invité, Tony Akins, supplée Mark Buckingham pour le premier arc, et il s’en sort excellement, son graphisme collant parfaitement à l’ambiance de son histoire (l’encrage de Jimmy Palmiotti, autre invité, servant parfaitement les dessins).

 

Encore un très bon recueil, comme on a l’habitude d’en lire depuis le début de cette série, à posséder absolument, même pour ceux qui ne lisent pas habituellement de comics.

Petite déception

Après la superbe épopée La Marche des Soldats de Bois, Bill Willingham décide de poser un peu tout ce beau monde avant de repartir pour une autre superbe aventure. Enfin, j'espère que ça va repartir après, car ce tome est largement en deçà des précédents.

On commence avec un récit court d'un épisode, centré sur les 3 ex du Prince Charmant, à savoir Blanche-Neige, La Belle au Bois Dormant et Cendrillon, et plus particulièrement cette dernière et ses drôles d'occupations... Un récit très sympathique, drôle et léger, peut-être un peu trop même, mais c'est bien fait alors pourquoi se priver ?

Le deuxième récit, contenant deux épisodes, nous conte une aventure de Bigby, alors qu'il était engagé du côté des Alliés pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un récit de guerre qui nous plonge dans l'étrange, en faisant la part belle aux vieilles séries B horrifico-fantastiques. Tout y est : les nazis, le château perdu dans la forêt, des savants-fous, des expériences, des surhumains... Un bel hommage à ces vieilles séries B, aux EC Comics, au classiques de la Hammer... Malheureusement beaucoup trop convenu et classique pour être intéressant. Certes cela se lit, mais on est bien loin d'une réussite.

C'est Tony Akins qui se charge de ces trois épisodes, d'un trait assez classique, légèrement copié à Mark Buckingham pour ne pas trop perturber les lecteurs. Le dessinateur se débrouille bien, même si son travail ne resplendit pas pour autant. Il sert l'histoire, et c'est tout.

Le troisième récit contient, lui, 4 épisodes, et c'est l'occasion pour Willingham de s'occuper de nos petits citoyens de Fableville : entre les élections pour la mairie ou encore l'accouchement de Blanche-Neige, Bill Willingham n'oublie personne dans cet arc et on prend beaucoup de plaisir à retrouver tous ces personnages avec lesquels ont s'est attachés et à en voir certains sous un jour nouveau ; en tout cas, tous commencent à acquérir une profondeur très intéressante. Il place également çà et là des pistes qui offrent beaucoup de possibilités pour la suite. En espérant qu'on y retrouvera le niveau de La Marche des Soldats de Bois, car certes même si ce dernier arc n'est pas déplaisant (il doit d'ailleurs beaucoup au retour de Mark Buckingham qui, malgré un trait classique sait vraiment se renouveler constamment), il n'en reste pas moins un peu trop facile et léger, eu égard de ce qui avait été fait précédemment.

En bref, espérons que ce ne soit qu'un album de transition. Très correct, cela dit.

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