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100 Bullets t.7

Auteur
 Brian Azzarello (scénario), Eduardo Risso (dessin)
Editeur (Collection)
 Panini Comics (100% Vertigo)
Date de parution
 Février 2009
Prix
 12.35 €
Nombre de pages
 144
Episodes VO
 100 Bullets #31-36

 

Septième opus d’une série maintes fois primées par les Eisner Awards. Cette fois encore, l’Agent Graves va confier un de ses fameux attachés-cases contenant une arme banalisée, cent cartouches et l’assurance de pouvoir éliminer en toute impunité une personne qui le mériterait. Mais l’heureux bénéficiaire est lié au Trust et donc au passé de Graves et de son ancienne équipe, les Minutemen…

The Counterfifth Detective

Après qu'un accident de voiture lui ait rendu son visage en bouillie, le détective privé Milo Garret se retrouve à l'hôpital la tête couverte de rubans. Là, il fait la connaissance d'un certain Agent Graves qui lui offre dans un attaché-case un flingue, cent balles intraçables, et la preuve que ce qui lui est arrivé était la cause d'un sabotage. Seulement, Milo veut en savoir plus…

Comme à son habitude, aux dessins, Eduardo Risso fait honneur à sa réputation. Son trait fin et soigné contribue grandement à la caractérisation toute en expressivité des divers intervenants de l'histoire, tandis que, par un storytelling aiguisé et effréné, l'argentin maintient un rythme de lecture soutenu tout au long de ces 6 épisodes. En clair, ce n'est pas avec ce TPB que l'artiste va nous décevoir, bien au contraire ! On n'oubliera pas de souligner également l'excellent travail de Patricia Mulvihill à la couleur qui continue de donner un superbe rendu final à l'œuvre. Encore un sans faute pour la partie graphique.

Au scénario, Azzarello qui avait déballé une bonne dose d'informations sur les Minutemen et le Trust dans le recueil précédant revient à un type d'histoire plus centré sur des figures fortes (comme ça avait été le cas avec Hang Up On The Hang Low). Par son écriture, le scénariste embrasse le genre ''noir'' et adopte un ton pas très éloigné de ces films des années 40 dont les privés sont les héros (Le Faucon Maltais par exemple). On suit donc les pérégrinations de ce Milo Garrett qui, contrairement à presque tous les protagonistes visités par Graves, décide d'aller gratter le vernis et de comprendre ce qui se trame derrière cette proposition qu'on peut difficilement refuser. Personnages bien construits et intéressants… Récit finement cadencé et qui monte en puissance jusqu'à un final explosif… Avec ce The Conterfifth Detective, Azzarello sait exactement où il veut aller, et surtout comment. Et quand, en plus, les liens avec l'intrigue principale de la série sont finement amenés (au compte-goutte, il est vrai) comme c'est le cas ici, le lecteur qui se serait déjà laissé tenter par les précédents tomes ne saurait en aucun cas être déçu.

En conclusion, la série est toujours autant savoureuse et addictive… Alors autant ne pas se priver !

Note:
Critique effectuée sur la base du TPB US.

Un privé sous les bandages

Une gueule cassée, cachée sous des bandages, stigmates d'un accident de voiture, un costard beige, un verre à la main et le coup de poing facile. Milo Garret est un détective privé, "à l'ancienne". Il ne lui manque que le borsalino et on croirait voir Mike Hammer. Lui aussi se voit doté de la fameuse mallette par l'agent Graves. Sauf que lui, avant de s'en servir, veut savoir pourquoi il reçoit un tel "cadeau". Il essaie donc de remonter la piste des preuves qui lui ont été données. Et, sur son chemin, il va croiser bon nombre de personnes qu'il n'aurait pas dû.

Azzarello est un maître du polar, un rvai de vrai. Tout au long du récit, on a l'impression d'entendre un air de jazz soufflé d'un saxophone, on se demande à quel moment il va nous révéler où se cache le Faucon Maltais. Il nous emmène avec Garret dans les bas-fond de la ville, et dans les collines ornées de superbes demeures la surplombant. Et il nous balade, d'indices en indices, de preuves en preuves, dans un récit à tiroirs, jusqu'à la dernière case, qui nous renvoie directement à la première. Merveilleux.

Et Risso, ah !, Risso ... Que dire de plus ? Je vais vous renoyer à mes autres chroniques sur 100 Bullets, tout simplement. Dieu, que ses femmes sont belles, que ses hommes sont vrais, que ses décors nous envoûtent.

Peut-être le meilleur volume, jusqu'ici, une histoire comme on aimerait en lire plus souvent, magnifiée par de sublimes dessins. Un chef d'oeuvre.

Hollow Man

Et ainsi, Azzarello continua tranquillement son bonhomme de chemin sur une série qui devint une référence dans le genre si usité du polar... Pour ce septième tome (en vf bien sûr, Panini aimant bien charcuter les tomes), il décide toutefois de s'écarter du cartel, de l'organisation, pour s'intéresser à un détective privé qui reçoit lui aussi la fameuse mallette, mais qui décide d'aller voir d'où ces preuves proviennent réellement... Ce qui va l'amener à de grosses révélations...

Azzarello se plaît bien dans le genre du récit noir, et nous amène encore tout un lot de gueules cassées, d'âmes à la dérive, avec, en tête, ce détective, Milo Garret, et ses bandages sur la tête, symboles d'une vérité qu'on ne doit pas montrer. Un récit plaisant, assez ardu à suivre surtout au début, mais qui, si l'on prend le temps de s'y accrocher, nous emmène loin avec lui dans cette enquête digne des vieux films policiers des années 50.

Eduardo Risso est, comme à son habitude, tout simplement excellent, avec une gestion des ombres, du noir et blanc ou encore du storytelling inouïe qui le place à des lieues au-dessus de ses confrères. Un régal pour les yeux qu'on pourrait analyser en détail pendant des heures.

En bref, le tandem magique continue sur sa lancée et nous offre une histoire complète assez éloignée de la trame principale, mais pas tant que ça finalement si on s'y penche un peu... Avec Criminal de la paire Brubaker/Phillips, et dans un tout autre style, la référence actuelle du polar.

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