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100 Bullets t.1

Auteur
 Brian Azzarello (scénario), Eduardo Risso (dessin)
Editeur (Collection)
 Semic (Semic Books)
Date de parution
 Aout 2003
Prix
 11.90 €
Nombre de pages
 132
Episodes VO
 100 Bullets #1-5

 


Vous voyez l'homme en noir, au coin de la rue, avec des lunettes fumées et un malette à la main ? Oui, lui, celui qui vous regarde ... Cet homme, c'est l'agent Graves. Dans la valise de l'agent Graves, vous trouverez une arme banalisée et cent cartouches. Vous trouverez également les preuves irréfutables des torts que vous avez subis, le nom des assassins de vos proches, leur identité, leur adresse ...

Il reste une chose à savoir, l'essentiel. Si vous utilisez l'arme et les cartouches, il est impossible de remonter jusqu'à vous. L'immunité totale. Après tout, comme le dit l'agent Graves : "Ces types sont des ordures..."

Telle est la proposition tentante qui est faite à Dizzy Cordova et à Lee Dolan. L'occasion leur est enfin donnée de se venger des humiliations, du procès, de la prison ...

Ca va saigner

Je me suis enfin lancé dans la lecture de la série 100 Bullets. Et, bien sûr, j'ai commencé par le Tome 1. Je dois dire que je m'attendais, en fait, à une suite de mini-séries : un personnage reçoit la mallette avec le flingue, se venge et on passe au suivant.

Et bien, ce n'est pas tout à fait ça. 100 Bullets, c'est bien l'histoire d'une malette contenant un flingue sorti du circuit et, donc, intraçable, prêté par l'agent Graves à une personne, pour l'aider à se venger. Mais pas que ... En effet, l'agent Graves, en fait, fait partie d'un plan bien plus vaste. Lui-même sait il à quel point ? Est il au sommet de l'échelle ou bien manipulé, lui aussi ? Pour l'instant, on n'en sait rien.

Dans ce volume, on a droit à 2 histoires. La première est celle de Dizzy Cordova, qui sort de tôle. Elle a perdu son mari et son bébé dans une fusillade, et les coupables ne sont pas ceux qu'elle croyait. J'ai trouvé cette histoire en 3 parties assez lente, pour tout vous dire. On traîne dans les ghettos avec les gangs de rue, au milieu d'histoires vues et lues 100 fois. Par contre, dès la 2ème partie, celle de Lee Dolan, là, on accélère le rythme. D'ailleurs, cette histoire tient en 2 parties seulement, ceci expliquant sûrement cela. Et c'est dans cette histoire qu'on comprend qu'on n'a pas affaire à une suite de mini-séries, mais qu'un fil conducteur va nous suivre tout au long de la série. Et tant mieux.

Les dessins sont signés Eduardo Risso. Réalistes, durs, sombres, mais aussi glamours, limite sensuels, ils s'adaptent parfaitement au récit et à l'ambiance instillée par Azzarello. Les 2 artistes se sont bien trouvés, espérons qu'ils restent ensemble un long moment sur la série.

 Couronnées "meilleure série" aux Eisner Awards, 100 Bullets vaut assurément le détour, même si ce récit introductif n'est pas très pêchu.

T'as pas 100 balles?

Un attaché-case… Un flingue… Cent balles intraçables… La possibilité d'une vengeance… Voilà ce que vous propose l'agent Graves !

Avec ce concept au premier abord simpliste, Brian Azzarello fait fort, très fort ! Les deux premiers arcs de la série ici réunis permettent de rapidement comprendre comment fonctionne le principe : un certain agent Graves (qui porte terriblement bien son nom) permet à des individus d'assouvir leur vengeance. Mais évidemment, ce n'est pas si simple. Car cet étrange personnage semble tirer profit de ces éliminations et il désire lui aussi mener à bien des représailles… Contre qui ? Pourquoi ? On en saura évidemment rien, l'auteur laissant planer le brouillard. Cependant il est assez malin pour titiller chaque fois le lecteur et lui donner envie d'en savoir plus. Si ce leitmotiv est plutôt jouissif, Azzarello n'oublie pas de donner de la profondeur à ces personnages et à son récit. Ainsi, les différents intervenants que l'on retrouvera (Dizzy), ou pas (Mr. Dolan) plus tard dans la série sont assez bien écrits pour devenir vite passionnants, tout comme le milieu dans lequel ils évoluent d'ailleurs. Et même si l'on n'arrive pas encore à bien cerner les intentions du scénariste après seulement un recueil, on a très envie de connaitre la suite de l'histoire.

Magnifié par les somptueuses couleurs de Grant Golesh, le style d'Eduardo Risso fait très vite mouche. Avec un trait fin, mais qui n'a pas oublié d'être expressif le dessinateur arrive à saisir des instantanés vivants et bourrés d'émotions. Les zones d'ombres, bien utilisées, confère une ambiance ''film noir'' des plus réussie et on est vite transporté par les graphismes. Faisant fi de l'utilisation de gouttières, l'argentin offre des compositions de page constituées de fonds en partie dessinés sur lesquels viennent se superposer plusieurs vignettes. Cette façon de faire colle parfaitement avec le rythme du récit d'Azzarello et confère à l'ensemble un côté jazzy, mais moderne.

Avec ces quelques épisodes, la série est déjà totalement prenante et l'on a qu'une envie : entamer le prochain TPB !
 
Note:
Critique effectuée sur la base du TPB US.

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