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New X-Men : Here Comes Tomorrow

New X-Men : Here Comes Tomorrow
Auteur(s) Grant Morrison (scénario), Marc Silvestri (dessin)
Editeur (collection)
Marvel
Date de parution
Juillet 2004
Prix 9.99 $
Nombre de pages
112
Episodes VO New X-Men #151-154
Correspondance VF X-Men 95-98 ou Marvel Deluxe X-Men 4 (Panini Comics)
new x-men 7

In the far future, human X-Man Tom Skylark evades a pack of Crawlers (foot soldiers genetically engineered from Kurt Wagner's DNA, along with the powers of other X-Men, namely Madrox, Scott Summers, and others) amongst the ruins of the X-Mansion. His Sentinel partner, Rover, dispatches the Crawlers. Tom is met by E.V.A., a representative of the Xavier Institute, now an interspecies organization.

On s'est donné rendez-vous dans 150 ans...

Jean Grey et son hôte le Phénix sont morts. Morrison continue donc son récit, en toute logique ( ?), 150 plus tard. On lui refuse rien, à Morrison. Où le monde est entièrement dévasté par une guerre génétique, entreprise par La Bête, mutant génétiquement modifié ressemblant de façon troublante à Hank McCoy, le Fauve.

Nous retrouvons entre autres E.V.A., le vaisseau de Fantomex, sous les traits féminins d’un cyborg, l’éternel Wolverine, les trois-en-une, mais également un lointain descendant de Bec ou encore Cassandra Nova. C’est l’occasion pour Grant Morrison de créer un nouvel univers, de nouveaux enjeux, de nouveaux personnages, tout en répondant à la plupart des questions restées en suspens à la fin du sixième tome. Son propos sur la guerre génétique aboutit, celle-ci ayant bien eu lieu, et l’idéal de Xavier a de plus en plus de mal à exister dans ce monde apocalyptique.

Malgré de bonnes idées, l’ensemble peine à convaincre et les quatre épisodes que forment ce chant du cygne de Morrison sur X-Men sont vite lus mais surtout vite oubliés. C’est bien beau de vouloir poser de nouveaux enjeux, de créer des personnages, mais tout cela finit par tomber dans le piège du récit classique « deux factions rivales qui s’affrontent », sans vraiment de propos derrière, et c’est dommage.

Néanmoins, peut-être le scénario au demeurant très correct de Morrison aurait été mieux apprécié avec un dessinateur à potentiel, qui aurait su transcender le script. Les images auraient pu marquer la rétine, d’autant que la vision originale de Morrison aurait dû regorger de planches à tomber, et il y avait largement de quoi faire avec ces antres de la Bête monumentales, ces visions apocalyptiques, ces scènes d’actions. Mais malheureusement il s’agit du très « Image 90s » Marc Silvestri sur les dessins, qui même en restant un bon illustrateur ne rend pas honneur au travail de Morrison. Dessin fouillis et brouillon, manque de clarté dans la narration, il faut être très attentif si on veut être sûr de ne rien louper. Et on se surprend à imaginer ce qu’aurait pu être cet arc avec un dessinateur de meilleure qualité.

C’est donc une conclusion en demi-teinte que nous offre là Morrison, où l’audace et l’originalité ne suffisent pas à combler les carences d’un scénario mollasson et d’un dessin peu convaincant. Cela dit, ce dernier arc répondant à tout ce qui avait été laissé en suspens précédemment se devait d’exister.

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