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New X-Men : E is for Extinction

New X-Men : E is for Extinction
Auteur(s) Grant Morrison (scénario), Frank Quitely, Ethan Van Sciver, Leinil F. Yu (dessin)
Editeur (collection)
Marvel
Date de parution
Decembre 2001
Prix 9.99 $
Nombre de pages
144
Episodes VO New X-Men #114-117, New X-Men 2001
Correspondance VF X-Men 65-67 et X-Men Hors-Série 10 ou Marvel Deluxe X-Men t.1 (Panini Comics)
new x-men 1

As a new generation of mutants begins maturing across the globe, a long-lost Master Mold A.I. and sentinel production facility in the jungles of Ecuador is uncovered by a mysterious woman called Cassandra Nova. She uses the last surviving relative of Bolivar Trask to gain control of the wild sentinels and has the man order the Sentinels to massacre the entire population of the mutant nation of Genosha. However, Cassandra Nova's presence shows up on the newly created mutant detection machine Cerebra, created by Beast, leading to Cyclops and Wolverine finding Cassandra and defeating her. But it's too late, as the nation of Genosha falls to the deadly might of the Sentinels and nearly the entire population of the island state is killed off.

M is for Morrison

Intéressons-nous un peu au contexte : 2001, Joe Quesada arrive en tant que directeur de Marvel Comics, et va être l’initiateur de plusieurs années de créativité artistique cumulants idées audacieuses et politique d’auteurs. On lui devra X-Force/X-Statix, le Incredible Hulk de Bruce Jones, la gamme MAX, le label Marvel Knights… etc, etc. Et Grant Morrison sur la série X-Men, rebaptisée pour l’occasion New X-Men.

Connue de tous pour être un monstre de continuité à respecter, soutenus par quantité de fans pointilleux voir monomaniaques, la saga X-Men n’est pas la série la plus évidente à reprendre. Et pourtant, Morrison s’impose dès le début comme une évidence. Un renouveau, un virage à prendre, une nouvelle ère que nos mutants devaient traverser. Et il commence sans multiplier les personnages mais en prenant l’essentiel : Cyclope, Jean Grey (qui récupère sa télépathie pour l’occasion), Wolverine, Le Fauve et le Professeur X. Puis Emma Frost, seulement quelques épisodes après. Et c’est également l’occasion de créer Xorn, mutant ayant un mini-soleil à la place du crâne.

Et le mythe Morrison peut commencer. Malgré une histoire de seulement quatre épisodes, et sans qu’on s’en rende compte, le scénariste commence à poser les bases de son run dont certaines répercussions se feront sentir 40 épisodes plus loin. Et il multiplie les provocations aux puristes, même si celles-ci seront toujours justifiées : un pouvoir secondaire à Emma Frost (le fait de se transformer en diamant), une nouvelle mutation au Fauve, une relation conflictuelle entre Cyclope et Jean Grey, le professeur qui tue, et puis surtout le massacre de Genosha, des millions de mutants tués qui vient enfin poser le concept du mutant en tant qu’espèce en danger.

A part ça, les personnages sont merveilleusement bien caractérisés et chacun respire l’essence de son archétype. Aucune trahison, rien ne choque, tout coule de source. Les dialogues et le scénario sont du Morrison pur jus : de l’humour à froid, une foultitude de concepts intéressants, de l’action et de la réflexion, et surtout du culte en barre. Tout dans New X-Men respire le culte, la hype, le branché. Pas juste leur tout nouveau look en cuir, mais les phrases, les personnages, les situations, et également le dessin.

Et oui ! Ce n’est pas n’importe qui qui va ouvrir le bal sur New X-Men : tout simplement Frank Quitely. Les deux compères avaient déjà prouvés (JLA : Earth 2) et prouveront (All-Star Superman, WE3, Batman & Robin) qu’ils sont fait pour travailler ensemble. Graphisme détaille, trait fin et précis, style inimitable mais surtout un storytelling audacieux, innovant tout en étant merveilleusement lisible et immersif, le style du surdoué Frank Quitely fait des étincelles. Néanmoins, de nature très lente, il est déjà remplacé au bout de 3 épisodes par Ethan Van Sciver. Encore plus minutieux et détaillé mais au style sensiblement plus statique et aux compositions de planches beaucoup plus classiques, le dessinateur s’en sort quand même avec les honneurs.

En prime pour cette première saga, l’annual 2001, qui, comme les annuals des séries Uncanny X-Men (Joe Casey et Ashley Wood, miam !) et X-Treme X-Men (Chris Claremont et Salvador Larroca, moins miam…), possède un format « à l’italienne », c’est-à-dire un format rectangulaire mais beaucoup plus large que long. Ce concept, intitulé Marvel Vision, encore une nouveauté Quesada, ne durera que le temps de ces 3 annuals. Illustré par Leinil F. Yu, Morrison y est un peu plus confus que sur la série régulière et Yu est capable du meilleur, en utilisant ce format singulier avec intelligence, comme du pire en proposant certaines compositions pas du meilleur goût.

Malgré cet annual en demi-teinte, Morrison démarre très fort avec ce premier tome des aventures des Nouveaux X-Men, et ce n’est pas prêt de s’arrêter !!

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