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Logan

Auteur
 Brian K. Vaughan (scénario), Eduardo Risso (dessin)
Editeur (Collection)
 Marvel Comics
Date de parution
 Août 2008
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 112
Episodes VO
 Logan #1-3
Correspondance VF
 Inédit

 

Superstar artist Eduardo Risso (100 Bullets) joins critically acclaimed writer Brian K. Vaughan (TV's Lost, Y: The Last Man) for a unique take on the man who's the best there is at what he does - presented here is bold black and white! Finally armed with long-lost memories from his past, Wolverine returns to one of his first battlefields to settle an old score in an all-new adventure with a shocking revelation about the man known as Logan. Collecting Logan #1-3 Black and White Variants, plus extras.

Noir & Blanc

Wolverine voyage dans de mystérieuses collines au Japon dans le but d’en découdre avec les fantômes oubliés d’un incident passé. Un moment qui forgea l’homme qu’il est dans les flammes de l’amour, de la mort et  de la destruction…

Ah Risso ! ‘‘Risso mon gosse, mon frangin, mon poteau, mon copain tu m’tiens chaud… Risso-ôh !’’ Oui, enfin bon… Veuillez excusez cet engouement démesuré… Mais quand on est en face de planches aussi transcendantes, on est en droit de laisser sa raison de côté et de céder à la folie ! Vous l’aurez compris, Eduardo Risso qui dessine notre griffu préféré, le tout présenté dans un noir et blanc chiadé : ça claque sévère ! Le dessin, ici simplement présenté avec un encrage réalisé par l’artiste lui-même, met idéalement en valeur son style si caractéristique. Le trait rugueux et expressif (mais tout en finesse) de l’argentin est ici le parfait outil pour donner vie au plus bougon des mutant qui s’est perdu au Japon en pleine Deuxième Guerre Mondiale. A ce propos, il faut souligner la beauté des paysages et décors présentés par Risso. Il y a bien longtemps que le Pays du Soleil Levant n’avait pas été aussi superbement représenté dans un comics. D’ailleurs, au niveau graphique, ce Logan se pose en digne héritier du Wolverine de Claremont et Miller, pas moins. Pour ses compositions de pages, l’illustrateur de 100 Bullets sert au mieux l’histoire, sans trop en faire, mais en restant tout de même inventif. Usant en alternance de vignettes collées sur des planches de fond et d’agencements de cases plus classiques, Risso donne le rythme et tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. Une réussite graphique totale !

Au scénario, le papa de Yorick et Ampersand (Y The Last Man) nous propose un récit tournant autour du passé guerrier de Logan et de son rapport au Japon. Pour ce faire, Brian K. Vaughan projette son héros à Hiroshima, quelques jours avant le passage d’un B-29 répondant au doux nom d’Enola Gay… Avec seulement trois personnages, l’auteur va décrire non pas Wolverine le surhomme, mais bel et bien Logan l’homme. Expérimentant, en un laps de temps très court, l’amour puis la mort, le héros va se construire en tant qu’individu pour, plus tard, devenir la figure qu’on connait. Pas sans défaut (la caractérisation trop simpliste du racisme exacerbé de Warren, le fond un peu lourdingue avec Hiroshima), le récit ne tient pas toutes ses promesses. Toutefois, il est propice à mettre en avant le travail d’Eduardo Risso par un enchaînement de scènes bien pensées et cadencées. Dommage, tout de même, que le scénariste d'Ex-Machina n’ait pas été, sur ce coup-ci, à la hauteur, auquel cas ce Logan aurait pu être un petit chef d’œuvre… Ce sera pour une autre fois !
 
Malgré un scénario en demi-teinte, ce recueil est à posséder absolument pour tous les adorateurs du grandiose Eduardo Risso ! Et pour les autres, c’est une très bonne occasion de l’essayer et donc de l’adopter !

Note :
Critique effectuée sur la base de l’édition HC Première Black & White. Une édition avec la colorisation originale de Dean White est également disponible.

Wolvie au Japon

Logan, c'est avant tout une team de rêve : Brian K. Vaughan (Y the Last Man, Ex Machina) et Eduardo Risso (100 Bullets). C'est ensuite un personnage dont on a peut-être trop entendu parler mais qui a toujours du potentiel, surtout avec de brillants artistes : notre ami griffu Wolverine. Mais c'est également au bout du compte une grosse déception.

Une déception qui vient surtout de Vaughan. Même s'il n'a rien d'un scénariste hors norme, sa façon fraîche de raconter des histoires fait souvent mouche et l'homme nous a déjà offert quelques pépites comme The Escapists (Les Maîtres de l'Évasion) ou encore Pride of Bagdad. Malheureusement, on se trouve à des lieues de ces petits bijoux. Pourtant, l'histoire pouvait être intéressante : un fantôme ressurgit du passé martyriser Logan, qui l'avait étripé suite à l'implication de cet ex-soldat dans la dérive fatale qu'avait connue l'histoire d'amour entre Wolvie et une japonaise, le tout sur fond de Seconde Guerre Mondiale et de bombe atomique. Ça pouvait être sympa si tout cela n'avait pas été seulement survolé, traité qu'en surface. Comment comprendre l'attachement de Logan à sa chérie japonaise si on n'a même pas le temps de suivre leur amour ? Comment comprendre la cicatrice de celui-ci si on ne peut même pas s'attacher aux personnages ? Vaughan survole tout du long et l'histoire finit par se lire aussi rapidement qu'on l'oublie. Strictement rien de notable là-dedans, et c'est bien dommage.

Mais heureusement qu'Eduardo Risso est là pour nous en mettre plein les mirettes ! A base d'aplats de noir et blanc, son trait sec et sombre fait vraiment merveille et il ne suffit que de quelques pages pour comprendre que Risso est un des artistes les plus excitants du moment. Entre des compositions de pages dynamiques et des jeux d'ombres résolument maîtrisés, l'auteur nous tient en haleine tout du long, et si on ne se prend pas à suivre le scénario avec intérêt, on porte celui-ci sur les magnifiques planches de cet artiste. Mais, parce qu'il y a un mais, la regrettable colorisation de Dean White vient tout gâcher. Pas qu'elle soit mauvaise, non, mais pour un artiste fonctionnant uniquement par aplat, le mieux aurait été d'éviter les dégradés et la peinture pastel pour fonctionner à base de couleurs uniformes, comme le fait Patricia Mulvihill sur 100 Bullets ou encore Dave Stewart sur le Hellboy de Mignola. Ici, les couleurs "bouffent" le sublime noir et blanc de Risso et c'est bien dommage.

En bref, malgré de somptueux dessins, tout le reste (donc essentiellement le scenario et la colorisation) sont à jeter aux oubliettes. Vite lu, vite oublié. A n'acheter uniquement que pour Risso.

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