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Spider-Man : With Great Power...

Auteur
 David Lapham (scénario), Tony Harris (dessin)
Editeur (Collection)
 Panini Comics (100% Marvel)
Date de parution
 Novembre 2008
Prix
 12.00 €
Nombre de pages
 120
Episodes VO
 Spider-Man : With Great Power... #1-5

 

Si vous étiez un adolescent constamment brimé par les vedettes de votre lycée et qu'un accident vous dote de pouvoirs surhumains... Vous deviendriez un super-héros ou vous useriez de vos nouveaux talents pour susciter à votre tour l'admiration générale ? Peter Parker a choisi la deuxième option et il est devenu le champion de lutte Spider-Man jusqu'au jour où...

Un grand pouvoir implique...gna, gna, gna

Bon, depuis le temps qu'on lit du Spidey (comment ça, parle pour toi?), je pense qu'on avait bien compris la phrase et les implications que provoquait le titre de cette mini. Autant dire tout de suite qu'on se penche sur cet objet de manière un peu circonspecte, surtout quand on lit dans le pitch qu'on va encore une fois revenir aux origines.

Mais ici, on ne s'attarde point sur la morsure ou sur la fameuse mort qui forgera la personnalité et le mythe de PP mais plutôt sur ce qu'il s'est passé entre le moment M et la décision de Peter, autrement dit son passage éphémère par la célébrité. Que raconter sur ça, me direz vous? Et bien, Lapham étonne, en nous montrant un Parker de plus en plus à l'aise dans ses baskets, au fur et à mesure que sa "carrière" évolue, osant, vous imaginez, inviter une fille à sortir avec lui au volant de sa superbe voiture! Surtout, il montre, malgré le regain de confiance, que les doutes continuent d'assaillir le jeune adolescent, de manière tout à fait cohérente avec le Peter de Stan Lee et Steve Ditko. En bref, Lapham respecte le cahier des charges, tout en racontant quelque chose d'inédit. Il se dégage, en outre, un doux parfum de nostalgie et en ce sens, ce récit, qu'on peut comparer au Spiderman Blue de Loeb, touche beaucoup plus juste puisqu'il ne se contente pas de remâcher le passé mais bien d'intégrer des événements dont nous n'avions pas eu connaissance.

Il est aidé en ce sens par les magnifiques compositions de Tony Harris (le dessineux d'Ex Machina), très à l'aise dans la reconstitution d'époque : bon, certains lui reprocheront les habits trop années 2000 pour être honnêtes ou un téléphone portable dans une case mais, dans l'ensemble, c'est bien la délicieuse impression de rechausser de bonnes vieilles pantoufles tout en découvrant de nouvelles sensations qui prévaut tout au long de la lecture.

En bref, un récit à conseiller à tout le monde, et dans les mini sur Spiderman, ça n'arrive pas tous les jours (vous avez lu Spiderman/Red Sonja? Non? Vous avez bien fait!)

Spiderboy

Retour sur les jeunes années de Peter Parker, avant qu'il devienne Spideman. Ou, plutôt, avant qu'il DEVIENNE Spiderman ... En effet, dans cette histoire, Peter Parker a déjà été mordu par l'araignée radioactive, et a donc déjà ses pouvoirs. Il commence même à mettre son costume, mais uniquement pour les besoins de sa nouvelle "carrière" de catcheur professionnel. Par contre, il n'a pas encore saisi la portée de la célèbre phrase de son Oncle Ben, "à grands pouvoirs, grandes responsabilités". Et pour cause, Ben Parker n'a pas encore été assassiné.

On retrouve donc un Peter Parker lycéen, loser, alors qu'il pourrait, pourtant, fermer leur clapet à tous ceux qui se moquent de lui. Il commence aussi à se servir de ses pouvoirs pour gagner un peu d'argent et paraître moins misérable, espérant ainsi attirer le regard des filles, et, plus spécialement celui de Liz Allen, la plus jolie du lycée. Mais voilà, Peter Parker est Peter Parker, et, quelque part au fond de lui, ses valeurs l'empêchent de fanfaronner, à l'instar de ce que ferait un Johnny Storm, par exemple.

La base de l'histoire n'est pas inintéressante, et a le mérite de mettre en lumière une partie de la vie de Peter peu exploitée jusque là. Par contre, encore une fois (cela arrive souvent, chez Marvel, ces temps-ci, je trouve ...), David Lapham, le scénariste, ne va pas au bout de son sujet. Il lance des idées, mais ne les termine pas. Ca pourrait être intéressant s'il écrivait une ongoing, mais, dans le cadre d'une mini-série, c'est râlant.

Aux dessins, on retrouve l'excellent Tony Harris (Ex Machina) qui, cependant, est beaucoup moins à l'aise avec les super-héros qu'avec les personnages qu'il dessine habituellement. Ses Parker, notamment (Peter, Ben et May) étant particulièrement laids.

Une mini-série quelconque, aussi bien scénaristiquement que graphiquement, pas à jeter, mais qui ne restera pas dans les annales des comics, ni même dans celles de Spiderman.

Un grand pouvoir suffit-il pour être catcheur ?

Réalisé par David Lapham et Tony Harris, la mini-série en 5 numéros, With Great Power…, nous propose de revenir sur la genèse de notre héros.

Peter est, au départ, un adolescent très intelligent mais, comme pour la plupart de ceux qui affectionnent davantage les algorithmes que la douce odeur des casiers de football, il n’est pas des plus bankables. Il est maigre, orphelin, n’a pas beaucoup de moyens et n’est pas très séduisant. Il a ainsi toutes les qualités requises pour être la tête de turc de son lycée et le souffre-douleur préféré de Flash Thompson. Or, un jour, l’impossible se produit. En assistant à une conférence sur la radioactivité, une araignée irradiée le mord.

A première vue, le récit ne propose qu’une vulgaire copie des origines du tisseur. Cependant, son intérêt repose sur l’exploration d’une partie de sa vie, qui n’a été traitée que sur quelques cases à l’époque, à savoir sa carrière de catcheur.

Peter est comme tous les jeunes, d’hier, d’aujourd’hui ou de demain. C’est pour cette raison qu’il est autant apprécié, puisqu’il affronte les mêmes problèmes. Il veut avant tout se faire remarquer et pour cela, il faut en mettre plein la vue, en étant par exemple au volant d’une belle voiture pour épater les filles.

Le problème, c’est que son oncle et sa tante ne roulent pas sur l’or, malgré leurs efforts pour gâter leur neveu. Cela ne lui suffit plus. Il doit gagner de l’argent pour montrer qu’il n’est pas un loser. C’est en tombant sur une publicité pour un match de catch, promettant 5000 dollars en battant Crusher Hogan, qu’il pense alors avoir trouvé un bon moyen pour gagner sa vie facilement en utilisant ses nouveaux dons.

A ce moment, l’histoire prend tout son intérêt en s’intéressant à la montée en flèche de notre jeune surdoué qui, après avoir fait sensation contre Crusher, est engagé dans une ligue de catcheurs.

On notera au passage l’évolution du personnage au fur et à mesure de sa progression dans ce milieu. Il ne porte plus ses lunettes, commence à se tenir droit, à avoir le costume qui le rendra célèbre et à prendre de l’assurance, ce qui se traduit par l’utilisation de blagues, qui deviendront sa marque de fabrique par la suite.

Néanmoins, Peter devient également imbus de lui-même. Il ne suit plus en cours, préfère sortir en boîte et ment davantage à ses parents adoptifs. Autant dire que sa personnalité n’est pas des plus appréciables. On en viendrait presque à le détester, car il est très différent de ce qu’on a l’habitude de voir.

Malheureusement, il va se rendre compte que, dans la vie, tout n’est pas rose. Progressivement, il va comprendre que le milieu du catch est pourri et qu’il ne faut pas trop défier les responsables au risque d’en payer le prix.

Pour ne rien arranger, une créature débarque en ville, ce qui va le mettre en face de ses propres responsabilités, de son rôle qu’il lui faudra jouer, même s’il se refuse encore à l’accepter. Ici, Peter a l’intelligence, les pouvoirs, mais n’a pas subi le choc qu’il lui faut pour ouvrir les yeux et devenir l’homme qu’il doit être.

Il lui faut prendre conscience que chaque décision, aussi minime soit-elle, peut avoir des conséquences dramatiques. Comme le dit si bien son oncle Ben : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ».

With Great Power… n’est donc pas qu’une énième réédition des débuts du tisseur. Bien que n’étant pas parfait, notamment en ce qui concerne certains visages, un peu difformes, cette mini-série va plus loin, en explorant une époque, qui aurait pu amener l’araignée à mal tourner. Si, comme moi, vous l’appréciez et que vous désirez en apprendre un peu plus sur lui, cette histoire est faite pour vous. Elle vous donnera une idée de ce que Peter aurait pu devenir s’il n’avait été pas égoïste quand il laissa filer celui qui sera responsable de la mort de son oncle, mais qui lui permettra parallèlement d’assumer son destin.

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