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Spider-Man: Reign

Auteur        Kaare Andrews (scénario et dessin), José Villarubia (couleurs) 
Editeur (Collection)
        Panini Comics (100% Marvel)
Date de parution
        Octobre 2007
Prix        13,50 €
Nombre de pages
        160
Episodes VO
        Spider-Man: Reign #1-4

 

 

Le futur proche. Dans un Manhattan froid et hostile où les citoyens ont renoncé à leur liberté en échange de la protection de l'Empire, Peter Parker n'est plus qu'un vieillard usé, sans emploi ni espoir. Peut-il redevenir le héros qu'il a été, aux pouvoirs surhumains et aux grandes responsabilités?

The Dark Knight chez Peter Parker

Spider-Man : Reign de Kaare Andrews, c'est la volonté non dissimulée de Kaare Andrews de réaliser son propre Dark Knight à la Miller, mais dans l'univers de Peter Parker. Pour moi, le pari est en partie raté. Je m'explique.

Tout d'abord, c'est surtout au niveau du scénario que le bât blesse, et c'est dommage : l'idée de nous montrer un Peter Parker vieillissant complétement paumé et délirant à propos de sa Mary-Jane qu'il a perdu, le tout baigné dans une ville coupée du monde et totalitaire, même si c'est du réchauffé, il y avait au moins du potentiel. Surtout que Kaare Andrews est très pessimiste dans l'album: tout est sombre, souvent glauque, est empreint d'une touche de poésie désespérée. Une ambiance qui aurait dû fonctionner, mais qui est tombé totalement à plat de mon côté. A qui la faute? Je me pose la question de la traduction, d'abord, qui semble vraiment approximative, mais la responsabilité revient quand même à Kaare Andrews : il a essayé de faire de chaque scène, de chaque moment un moment d'anthologie avec voix off, poésie, situation désespérée, mais voilà après quelques pages la succession de ces moments pour au final de pas raconter grand chose lasse et surtout ne signifie plus grand chose. De plus le scénario, par sa succession de discours en voix off pas forcément en rapport avec l'action, reste très confus alors qu'en réalité il est vraiment simple et mince. Quelques scènes demeurent sympathique, mais, cela confirme ce que je pense de Kaare Andrews, il reste un immense illustrateur mais à toujours du mal sur ses scénarios.

Au niveau du dessin, et là encore malheureusement, ce n'est pas à un Kaare Andrews de haut niveau que nous avons droit la : autant son changement de style évident pour coller au Dark Knight de Frank Miller est appréciable et plutôt bien utilisé, autant pas mal de cases son baclées et surtout l'utilisation omniprésente du format cinémascope pour les cases (environ 80% du bouquin quand même), quand en plus rien ne le justifie (pas mal de cases à ce format se composent d'un présentateur télé à droite ou à gauche et rien sur tout le reste de la case), je ne vois pas où est l'intérêt. Bon à part ça Kaare Andrews nous pond un boulot très correct, avec de très jolies cases, mais j'avoue que ce problème de cases étirées pour rien me reste en travers de la gorge. Et pour le baclage de certaines cases, c'est d'autant plus dommage qu'Andrews, de plus, ne dessine que les personnages principaux et quelques autres détails de chaque case puisque tout les arrières plans et textures de murs ou de batîments (voir même de portes) sont en réalité constitués de photos ou de décors 3D.

J'insisterais d'ailleurs sur ce point sur le travail énorme de José Villarubia aux couleurs, qui d'une part arrive à retrouver la gamme de couleurs atypique de la coloriste Lynn Varley sur Dark Knight et d'autre part arrive à les assembler de telle manière que les personnages colorisés ne dénotent pas avec les décors réalistes composés de photos, et même s'insèrent parfaitement dedans. Du grand art.

En bref, une grosse déception que ce Spider-Man : Reign. Je n'ai pas accroché du tout et j'ai été très déçu du traitement. Il faudrait quand même que Kaare Andrews se trouve un vrai scénariste.

Reign : rien de révolutionnaire...

La preview enthousiasmante parue quelques mois auparavant se concrétisait enfin dans la collection 100% de Panini en VF, ou quelque chose d’approchant écrit par L. Bélingard, toujours fâchée avec les « ne »… Kaare Andrews apportait sa pierre à l’édifice du temple que les jeunes artistes ont élevé à la gloire de l’artiste moribond Frank Miller.

Dans un futur désespéré, un héros a baissé les bras, seul avec ses souvenirs. Errant dans une métropole grise et pluvieuse sous un régime para-militaire liberticide relayé par des médias complaisants dont la figure la plus emblématique s’appelle Miller Janson, le vieillard rumine ses échecs sans prêter attention à la jeunesse rebelle qui refuse de vendre sa liberté contre la sécurité et le confort. Une altercation musclée dans la rue et un symbole du passé soudain ressurgi vont le pousser à réagir. Tout au long d’un chemin de croix qui le mènera à la rédemption et permettra à la ville de se libérer, le héros sur le retour endurci par l’amertume croise les fantômes morts et vivants de sa vie passée et se prépare à mener son dernier combat contre sa Némésis... Oui, c’est le scénario standard livré en Kit pour faire entrer un héros dans l’age adulte du Grim’n’gritty.

Tout le problème de Kaare Andrews est là. Plus qu’un hommage, son Reign est un copié-collé du scénario de Miller. Il en a repris tous les lieux-communs : la télé corrompue et abrutissante avec ses sourires figés, les cieux zébrés d’éclairs apocalyptiques, les vilains sous contrôle resurgit du passé, l’énergie du désespoir qui anime le corps usé par les années d’un héros brutal, les jeunes paumés des rues qui représentent l’espoir, la gamine qui veut reprendre le flambeau de l’âge des héros….

Andrews assume le moindre trait tremblotant Millerien pour justifier la filiation de sa « Dark knightisation » de Spider-Man. Quelques expressions faciales peu réussies et un usage immodéré de Photoshop en matière de décors finissent de décrédibiliser l’ensemble.

Enfin, cerise sur le gâteau, il m’a semblé plus que douteux que M.J ait succombé à une super MST attrapée en folâtrant avec un Peter Parker dont le sang, au fil des années, est passé dans presque tous les labos de New-york sans que des amateurs comme Reed Richards ou Curt Connors ne détectent le moindre problème !

Après l’attente fiévreuse née des quelques pages lues sur le Net, la déception était au rendez-vous. Kaare Andrews échoue à donner une personnalité propre à son travail et, à l’issue d’un pari effectivement risqué, reste dans l’ombre de son modèle par excès de respect pour l’œuvre originale.

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