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Punisher vol.7 t.3 - Mère Russie

Auteur
  Garth Ennis (scénario), Dougie Braithwaite (dessin)
Editeur (Collection)
  Panini Comics (MAX)
Date de parution
  Mars 2006
Prix
  12 €
Nombre de pages
  144
Episodes VO
  Punisher (vol.7) #13-18

 

 

Frank Castle poursuit sa mission en Russie, sous les ordres de Nick Fury. Un savant russe a mis au point un virus mortel et l'a dissimulé dans le sang de sa propre fille. Le Punisher doit s'introduire dans un silo secret rempli de têtes nucléaires pour récupérer l'enfant. Une véritable mission suicide orchestrée par Garth Ennis (Preacher) et Dougie Braithwaite (Paradise X, Justice).

Association attendue mais très plaisante

L'assocation, ce n'est bien sûr pas celle de Garth Ennis et Dougie Braithwaite, un des moins bons dessinateurs à avoir officié sur le titre avec Ennis, mais celle de Frank Castle et de Nick Fury.

Quand on y réfléchit, les deux hommes étaient faits pour se rencontrer: Les deux sont des vieux briscards roulant des mécaniques, l'un grognon et acharné, l'autre glacial et sans pitié, les deux arrivant à chaque fois à leurs fins. Leurs dialogues à chacune de leurs rencontres dans l'album sont donc savoureux. Pour l'histoire, ici, c'est Fury qui envoie Castle en mission d'infiltration dans un silo de missiles en Russie, afin de sauver une fillette capturée à qui on a inoculé dans le sang un virus mortel. Ajoutez à cela, forcément, des personnages hauts en couleurs (quoi qu'un peu plus ternes que ceux des récits précédents), autant de rebondissements que de trahisons, des fusillades à tout va, et le Punisher s'occupant d'une gamine. Ca, ça vaut le détour.
Quoique très honnête, le récit reste malgré tout en deçà des deux sagas précédentes car celles-ci avaient un jusqu'au boutisme que ce récit n'a pas. Attention, cela reste très bon, bien ficelé, mais ici on est plus dans le domaine de l'infiltration, derrières les lignes ennemies, que les deux récits précédents qui avaient une dimension plus humaine et également des scènes plus dures, plus viscérales.

Au niveau des dessins, c'est Dougie Braithwaite qui s'en charge. Quoique correct, son trait ne dégage malheureusement pas autant de force ni de personnalité qu'avaient les dessinateurs précédents, à savoir Lewis Larosa et Leandro Fernandez. Le monsieur à aussi du mal parfois dans l'enchainement des cases. Ça reste très correct, mais encore une fois, en deçà des précédents albums.

En bref, un récit doté d'un très bon scénario, même si légèrement en-dessous des deux précédentes sagas, qui pêche surtout par un dessin très correct mais manquant sensiblement de personnalité. Reste un album plus que correct, qui utilise à merveille son association Castle-Fury.

Les montagnes russes…

Nick Fury est en charge d'une mission en Russie, et il n'y a qu'un seul homme taillé pour ce job : le Punisher. A la recherche d'un dangereux rétrovirus caché dans le corps d'une petite fille et dont la vente au marché noir pourrait mettre la terre entière à genoux, Frank Castle infiltre un silo nucléaire bolchévique, et se retrouve face à des ennemis tous aussi extrêmes que lui…

On en avait presque rêvé et Garth Ennis l'a fait ! Nick Fury et Frank Castle ensemble dans un comic-book ! Les deux plus belles têtes brûlées de Marvel sont donc ici réunies pour une mission casse-cou dans la patrie de Trostky et Lénine, et autant dire que ça déménage ! Même si Fury ne participe pas à proprement parler à l'action, cette association est quand même bien gérée par un Ennis qui s'en donne à cœur joie et offre, et ce dès leur premier entretien, des dialogues aux petits oignons à ces vieux baroudeurs. Les autres personnages du récit ne sont pas en reste. Entre un Nikolai Alexandrovich Zakharov imposant et les exécrables pontes de l'Armée Américaine prêts à tout pour arriver à leurs fins, les figures secondaires typiques de ce genre de récit sont réussies. Pour ce qui est de la trame en elle-même, après un épisode d'exposition, on ne s'embête pas une seule minute dans cette intrigue qui mêle espionnage, politique et action. Rien de bien innovant, certes. Mais quand c'est bien fait comme ici, on ne va pas gâcher son plaisir.  

Aux dessins, Dougie Braithwaite déçoit. Bien qu'avec un trait puissant, l'artiste arrive à rendre son style réaliste relativement intéressant, ces qualités sont malheureusement réduites à néant par un storytelling assez calamiteux et franchement fainéant. En effet, du côté de la narration, le bonhomme ne se pose pas trop de questions. Enfilant à tort et à travers des cases au format cinémascope, le dessinateur ne se foule pas la rate et finit rapidement par lasser le lecteur… Comme dirait l'autre : ''Si t'aimes tant le 2.35 mon gars, faut faire du cinéma, pas de la bande-dessinée !''

En résumé, un arc typé action/espionnage au scénario rondement mené mais qui n'arrive tout de même pas à faire oublier une partie graphique très moyenne.

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