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Punisher vol.5

 

Auteur
  Garth Ennis (scénario), Steve Dillon (dessin)
Date de parution
  Avril 2001
Prix
  22€80
Nombre de pages
  260
Episodes VO
  Punisher (vol.5) #1-12
Parution VF
  Maxilivre Punisher t.1 (Collection Best Sellers, 10€) ou Panini 100% Punisher t.1 à 3 (8.99€ le tome)



 

Frank Caste, alias le Punisher, poursuit sa croisade contre le crime. Il s'attaque au clan des Gnucci dirigé par la célèbre Ma Gnucci. Mais la section spéciale de la police new-yorkaise est bien décidée à mettre fin au carnage. Pour couronner le tout, de nouveaux justiciers adeptes du Punisher commencent à sévir en ville.

Des débuts époustouflants

Premiers vrais essais de Garth Ennis sur le personnage du Punisher, en la compagnie de Steve Dillon, son compère de Preacher. L'équipe de départ a tout pour plaire, et ce qui est sûr c'est qu'on ne regrette pas le voyage, tant cette maxi-série de 12 épisodes vaut le coup d'oeil.

Envoyant valser ce qu'on savait du personnage en à peu près une page, Garth Ennis veut renvoyer le personnage à de nouvelles bases, reposant sur un pitch de départ on ne peut plus simple: Frank Castle est de retour à New York. Et il a du travail.

C'est l'occasion pour Ennis de réinventer le personnage: plus froid, cynique, jusque-au-boutiste et pourtant avec une âme qui sommeille au fond, cette version du Punisher dégage un magnétisme rare, sublimé par les dessins de Steve Dillon. Et c'est aussi l'occasion pour Ennis de s'éclater avec toute une nouvelle galerie de personnages intéressants, dont certains ne feront pas long feu: que ce soit les voisins Spacker Dave, Joan et Mr Bumpo, les mafiosi dont la terrible Ma Gnucci, l'adversaire invincible Le Russe, l'inspecteur malchanceux Soap ou encore les trois fanas du Punisher Elite, Mr Payback et Le Saint, chaque personnage vaut franchement le détour.

Et le récit en lui-même? C'est du Ennis de haut niveau, mais plus au niveau de l'action cette fois-ci: que ce soient des fusillades ou des scènes comiques, Ennis laisse de côté les longs mais néanmoins savoureux dialogues à la Preacher pour plus d'action, plus de rebondissements, car il s'en passe des choses en 12 épisodes. Et pourtant, tout est savamment dosé, bien géré, et tout les personnages sont utilisés à bon escient. Le rythme soutenu n'est donc aucunement dolosif pour le récit. Au niveau des dialogues, ils sont donc beaucoup plus concis que ce que fait Ennis à l'accoutumée mais n'en sont pas moins savoureux, car très bien dosés. Le récit dispose également d'un nombre de scènes cultes et/ou marquantes assez impressionnant: c'est d'un fun rarement égalé.

Dillon sur les dessins s'éclate également, on voit vraiment que l'équipe est contente de se retrouver et veut en mettre plein la vue à tout le monde. Bon, sur le coup, pari réussi, d'autant que Dillon est vraiment parfait pour le sujet, avec un degré de précision et de perfection (au niveau de la mise en page, des cadrages) qu'il n'atteint malheureusement plus maintenant.

En bref, probablement un des meilleurs récits de la Marvel depuis l'an 2000. Bien écrit, bien dessiné, fun à souhait, un seul regret: ça se lit trop vite. Mais comme Ennis était apparemment aussi désolé que nous que cette aventure soit déjà terminée, il s'y est remis avec le Punisher vol.6, puis vol.7...Et ça dure encore!

Il revient... et il n'est pas content...

Après une première maxi-série Marvel Knights dans laquelle Frank Castle apparaissait comme un agent du Paradis, plutôt décevante d'ailleurs, Garth Ennis et Steve Dillon nous ramènent le Punisher au ras du bitume, en plein coeur de New-York. Et il reprend sa croisade contre la Mafia en s'en prenant au clan de Ma Gnucci et ses fils, premières victimes de notre justicier urbain. Le Justicier (celui des films avec Charles Bronson) tout comme l'Inspecteur Harry sont d'ailleurs deux très fortes inspirations de cette maxi-série en 12 épisodes. L'action est omniprésente, tout comme l'humour noir, introduit à dose maximale, tant dans la façon dont le Punisher mène à bien sa mission que dans la présence d'innombrables seconds rôles (et dire qu'avec une trame pareille, on a eu droit au navet avec Thomas Jane et John Travolta...)

Les dessins de Steve Dillon, qui livre ici, selon moi, son meilleur travail toutes maisons d'éditions confondues, sont efficaces à souhait. Peu de décors de fond, place à l'action pure, les pages s'enchaînent les unes après les autres, et je vous mets au défi de vous arrêter avant la fin... Les couleurs sont vives, rendant formidablement bien la fénésie de l'histoire.

En bref, si vous avez loupé cette série, n'hésitez pas à réparer cette bourde, c'est le genre d'histoire que l'on relit souvent. De plus, si vous connaissez quelqu'un de réfractaire au Punisher, faites lui découvrir par cette histoire (n'est ce pas, DJ ? Wink). Je vais même plus loin : vous voulez faire découvir les comics à quelqu'un ? Ces volumes font partie des points d'entrée idéaux, pour peu que les personnes en question aient plus de 16 ans...

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