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The Punisher Kills The Marvel Universe

Punisher kills the Marvel Universe
Auteur
Garth Ennis (Scénario), Doug Braithwaite (Dessins)
Editeur (Collection)
Marvel
Date de parution
1995
Prix
5.95$
Nombre de pages
48
Episodes VO
The Punisher Kills The Marvel Universe
Correspondance VF
Marvel Omnibus Punisher (Ed. Panini)
Punisher_KTMU_cover

HE IS FRANK CASTLE, a man transformed by a single, devastating act of violence - the murder of his family - into a cold-blooded killing machine bent on vengeance.

HIS CHOSEN MISSION: to kill those responsible for the death of his loved ones - the super humans whose daily battles callously endanger the lives of innocents. One by one, group by group, the Punisher means to kill them all. PITY THE HEROES...

Lord of Destruction

The Punishers Kills the Marvel Universe, sorti il y a une bonne quinzaine d’années, n’est rien d’autre que la première histoire de Garth Ennis pour les éditions Marvel. 5 ans plus tard, il allait devenir le principal architecte de la mythologie du Punisher par le biais des volumes 5, 6 et 7 de la série et de quantité de mini-séries et one-shots annexes. Il faut croire que ce personnage lui était prédestiné.

Et l’interprétation qu’il en fait dans ses jeunes années est au moins aussi définitive que ses futurs travaux. Comme on s’en doute au vu du titre, l’histoire n’est rien d’autre qu’un «what if ?» sans aucune conséquence de continuité derrière. Et heureusement, puisque tous les personnages Marvel se font massacrer en moins de 48 pages !

L’idée en elle-même est astucieuse : la famille de Castle ne va pas se faire tuer lors d’un échange de tirs entre gangs rivaux mais comme dommages collatéraux lors d’une intervention de super-héros. Notre militaire, dévasté, va se faire recruter par une association de personnes dont la vie a été ruinée par ces « soi-disant » héros. Leur but : financer Castle afin qu’il extermine sans préavis tous les super-héros et super-vilains de la Terre. Une fois ce cadre posé, le reste est un peu moins folichon. Certes, il est divertissant de voir toutes les figures iconiques de Marvel se faire rayer de la carte au fur et à mesure, mais ça reste très anecdotique et limité quand même, d’autant qu’on a connu Ennis plus inspiré dans le sadisme. On assiste donc à la croisade vengeresse de Castle durant tout ce one-shot, jusqu’à une conclusion jusqu-au-boutiste plutôt terne.

C’est Doug Braithwaite qui assure les dessins, lui qui retrouvera plus tard Ennis pour de nombreux épisodes de la série estampillés MAX. Sa version du Punisher est, pour notre plus grand plaisir, conforme à ces futurs travaux : un personnage massif, imposant, avec une gueule ravagée et déterminée. Bref, le Castle qu’on aime. Pour le reste le dessin de Braithwaite est assez correct : un style très comic-book super-héroïque, un peu nerveux, avec cette touche 90s qui vieillit mal. Un honnête artisan en somme.

Bien que le titre fasse rêver, le traitement est donc au bout du compte franchement moyen et très anecdotique. On comprend que Semic puis Panini ne l’aient jamais publié dans quelque hors-série que ce soit. Le lectorat francophone voulant lire cette courte histoire devra obligatoirement passer par l’Omnibus Punisher sorti chez Panini il y a quelques années. Pour les autres, la vo s’impose. Mais bon, on est loin de l’achat indispensable.

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