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Kick-Ass

Kick-Ass
Auteur(s) Mark Millar (scénario), John Romita Jr (dessin)
Editeur (collection)
Panini Comics (disponible en deux 100% ou un Deluxe)
Date de parution
2010 et 2011
Prix 11€ le 100%, 25€ le Deluxe
Nombre de pages
216
Episodes VO Kick-Ass #1-8
kick ass

Ça ne vous a jamais tenté d’être un super-héros ? De porter un costume et un masque, de sauter d’un toit à l’autre, de castagner des super-vilains et de sauver la veuve et l’orphelin ? David, 16 ans, s’est toujours demandé pourquoi personne n’avait jamais eu cette envie. Et un jour, il l’a fait. Il a osé franchir le pas, sans rien dire à personne. Le premier jour, il ne serait pas près de l’oublier : on l’a trouvé dans la rue allongé au sol, inconscient, avec une jolie collection de fractures et de blessures en tout genre. Sa carrière de super-héros commençait plutôt mal ! Mais ça ne l’a pas empêché de continuer…

Kick-Ass, énième pétard mouillé de Millar ?

Dave Lizewski est un étudiant banal. Ni star de son lycée, ni inadapté social, juste un étudiant dans la norme, vivant une vie tout ce qu’il y a de plus normal. Un peu geek sur les bords, et fan de comics. Vient donc le jour où (vous le voyez venir ?), pour briser son quotidien morose, il va décider de combattre le crime masqué et donc d’être le premier super-héros de son monde. Forcément, il sera vite rejoint par d’autres aspirants en collants mais également pourchassé par quelques gros bonnets de la pègre… et l’étudiant malingre va vite se dire qu’il a peut-être mis son nez dans ce qui ne le regardait pas…

Voulant proposer un propos réaliste, pertinent et novateur sur les petites gens s’essayant au super-héros, Millar nous sert du réchauffé. L’idée est originale, certes (et encore, on en a bouffé de l’analyse du super-héros vu sous un angle réaliste dernièrement), mais strictement rien n’est creusé sur ce point, mis à part peut-être la nouvelle façon d’utiliser les médias (nouvelles technologies et réseaux sociaux).

Que nous reste-t-il donc ? Un récit plutôt classique de super-héros, où tout les passages obligés y passent : le personnage un peu loser en introduction, ses débuts de super-héros, sa première et douloureuse défaite, l’arrivée de nouveaux personnages, la réelle et puissante menace, la victoire finale malgré un faux suspens voulant nous laisser croire que tout est perdu, jusqu’à la conclusion et l’accomplissement de soi du héros. Ne soyons pas de mauvaise foi, l’ensemble est suffisamment rythmé et bien séquencé pour qu’on y trouve notre compte, mais on est loin d’y prendre notre pied, d’autant plus que Millar semble en panne d’inspiration pour les dialogues, nous livrant des tirades d’une monotonie affligeante quand il ne s’essaie pas des tentatives d’humour complètement ratées (la référence à son album 1985 – juste moyen en passant – est d’une grossièreté et d’une suffisance à toute épreuve). Et au passage, la traduction du pourtant très bon Nikolavitch m’a piquée les yeux plus d’une fois.

Passons sur le gore à outrance juste là pour choquer pour se concentrer sur le personnage principal, quelconque, mais plutôt bien caractérisé et attachant. D’ailleurs la palette de personnages s’avère assez surprenante et intéressante, ce qui contraste avec le scénario plutôt banal. Malheureusement, hormis ce Dave Lizewski, Millar ne prend pas le temps d’approfondir les autres (et pourtant, sur 8 épisodes il avait le temps).

Heureusement pour combler tout ça c’est un John Romita Jr des grands jours qui se charge du dessin ! L’artiste au style unique et atypique, après plusieurs décennies passées à dessiner du Marvel mainstream et tout public, semble se faire plaisir à dessiner tout ces affrontements, ces mares de sang, ces personnages fracassés dans tout les sens. Storytelling classique mais efficace, il dose ses compositions de planches comme il faut et l’encrage profond et nerveux du vétéran Tom Palmer rajoute encore plus de caractère à son trait. Ajoutez à cela des couleurs sobres rehaussant le dessin, et Kick-Ass s’avère une franche réussite sur le plan graphique.

Kick-Ass vaut donc largement plus pour les dessins et la colorisation de qualité que pour le scénario de Millar, qui continue depuis quelques années à proposer le même genre de récits : roublards et prétentieux.

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