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Incognito

Auteur
Ed Brubaker (scénario), Sean Phillips (dessin)
Editeur (Collection)
Marvel Comics (Icon)
Date de parution
Novembre 2009
Prix
18.99 $
Nombre de pages
176
Episodes VO
Incognito #1-6
Correspondance VF
Incognito t.1 (Ed. Delcourt, avril 2010)

 

From the creators of Criminal and Sleeper comes the most insane and evil super-villain comic you've ever read! What if you were an ex-super villain hiding out in Witness Protection... but all you could think about were the days when the rules didn't apply to you? Could you stand the toil of an average life after years of leaving destruction in your wake? And what if you couldn't stand it? What would you do then? Incognito - a twisted mash-up of noir and super-heroics - by best-selling creators Ed Brubaker (The Death of Captain America) and Sean Phillips (Marvel Zombies) with Val Staples on colors. Collects Incognito #1-6.

Anonyme

Et si vous étiez un ex-super-vilain sous le couvert d’un programme de protection des témoins, mais que la seule chose qui vous obsède serait les vieux jours où aucune loi ne vous arrêtait ? Pourriez-vous garder, après des années de destruction et de sauvagerie, le masque d’un homme ordinaire dans une vie banale ? Et si vous ne pouviez plus tenir ? Que feriez-vous alors ?

Après le très bon Sleeper… Après l’excellent Criminal… Les deux compères Ed Brubaker et Sean Phillips reviennent à la charge avec un nouveau titre pas piquée des vers : Incognito.

Comme pour les deux séries sus-citées, Brubaker continue de nous faire voyager du côté obscur de l’ordre et la loi. Mais ici, on n'est ni face à un agent double qui zigzague entre son passé et son présent, ou face à un criminel lambda. Non, dans cette œuvre, l’auteur décide de prendre le point de vue inédit d’une espèce de bad-guy/super-vilain sans morale ou éthique qui, suivant un programme de protection des témoins et de réhabilitation imposé par la justice, est obligé de se cacher sous une nouvelle identité parmi la populace ordinaire. Zack Overkill qui, sous son nouvel avatar, se fait appeler Zack Andersen, vit ainsi une existence misérable. Privé de ses pouvoirs par une drogue qu’on lui oblige d’ingurgiter, notre antihéros mène une vie aux antipodes de ce qu’elle était précédemment. Jusqu’au jour où il décide d’arrêter de prendre ces médicaments et de revivre, plus ou moins discrètement, des instants fort en adrénaline… Mais, évidemment, ce n’est pas fait pour durer longtemps lorsque ses anciens acolytes décident de lui remettre le grappin dessus ! Caractérisant superbement la psyché de ce personnage sur la brèche, Brubaker, comme à son habitude, nous dresse un portrait qui fait rapidement mouche et qui aiguise notre curiosité. Face au personnes ‘‘communes’’, les réactions de Zack nous renvoient à notre propre ‘‘normalité’’ et notre envie d’être différent de la masse. Parallèlement, le scénariste rend hommage à tout un pan des comics old-school, en mettant en scène des personnages haut en couleurs : le Professeur Zeppelin (très ‘‘Doc Savage-ien’’), Lazarus (très ‘‘Shadow-ien’’), j’en passe et des meilleurs. Pour couronner le tout, le fil conducteur du récit fonce comme un train sur des montagnes russes et n’arrête jamais de surprendre. Au final, les six épisodes (qui, on l’espère vivement, auront droit à une suite), se lisent sans temps mort et avec un plaisir non dissimulé !

Derrière les crayons, Sean Phillips n’a plus rien à prouver. Pour coller à l’ambiance old-school qui plane sur le récit de son comparse Brubaker, le dessinateur abandonne les petites vignettes ou encore certaines spécialités de mise en page qui faisaient parfois les beaux jours de Sleeper ou Criminal pour se consacrer à un découpage très classique dont les seules excentricités notables sont l’utilisation de cases très étroites par moments. Mais cela n’a rien de dommageable, bien au contraire, car Phillips maitrise une fois de plus son sujet. Quel rythme et quelle tension ! Pour ce qui est du dessin à proprement parler, rien à redire non plus. Là encore, le trait charbonneux et rugueux de l’illustrateur est mis au service des expressions des personnages. En définitive, plus les recueils passent, et plus il est difficile de trouver des défauts à cet artiste de grand talent !

En bref, cette nouvelle série de la paire Brubaker/Phillips se révèle être (encore une fois avec ces deux là pour changer !) un must-have qui se savoure planche après planche !

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