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Immortal Iron Fist t.2

 

Auteur
 Ed Brubaker et Matt Fraction (scénario), David Aja, Travel Foreman, Leandro Fernandez, Khari Evans, Howard Chaykin, Dan Brereton, Jelena Kevic Djurdjevic, Roy Allan Martinez, Scott Koblish, Kano (dessin) 
Editeur (Collection)
 Marvel Comics
Date de parution
 Septembre 2009
Prix
 14€
Nombre de pages
 160
Episodes VO
 Immortal Iron Fist #7-11, Annual #1 

 

 

ImmortalIronFist_2

 

Iron Fist retourne dans la cité légendaire de K'un-Lun lors d'un tournoi contre les Armes Immortelles des Sept Capitales. Les enjeux sont de taille : la vie de son associé, l'héritage de son père et mentor, et l'avenir de K'un-Lun !

 

Enter The 36th Chamber...

Tandis que son ami et partenaire d'affaire Jeryn Hogarth est toujours retenu en otage par l'Hydra, Danny Rand doit représenter K'un-Lun lors du grand tournoi des Sept Capitales du Paradis…

Brubaker et Fraction persévèrent sur la même lancée que dans le premier volume. Tout en continuant leur travail sur les origines, la filiation et la notion d'héritage, les deux scénaristes accentuent encore plus le côté " bonne vieille série B des 70's ". Et, bien qu'on eut été en droit d'en attendre plus, il faut avouer qu'on se laisse facilement happer par ce récit et que la mayonnaise prend rapidement ! Les passages obligés autour de Davos et Orson Randall présents dans le premier tome prennent ici tout leur sens et les pièces du puzzle qui, à l'époque, pouvaient paraître dispersées se regroupent pour former une histoire intelligente sur les fondations de l'icône Iron Fist. On pourra toujours regretter que, dans sa globalité, le scénario ne vise pas assez haut, mais en comparaison d'autres titres mainstream cet Immortal Iron Fist est de très bonne facture.

Niveau graphique c'est un peu la déception ! Malgré le fait qu'Aja soit fidèle au poste et qu'il maîtrise toujours aussi bien son sujet (les combats du tournoi sont juste magnifiques !!!), la multitude d'aller-retour dans le temps dessinés par d'autres artistes transforme ce recueil en une véritable bouillie visuelle à tel point qu'on ne comprend pas cette obstination de l'éditeur à faire dessiner ces passages de flashbacks par différentes personnes… Une solution à la Captain America - Winter Soldier (avec un seul dessinateur pour le passé) aurait été beaucoup plus judicieuse. D'autant que les illustrateurs choisis pour Immortal Iron Fist, et à de rares exceptions près, sont loin de sortir du lot… Plus que rageant quand on pense à ce qu'aurait pu donner l'œuvre en partant moins dans tous les sens !
Une série qui, sans être exceptionnelle, se lit avec un grand plaisir (parfois entaché par la multitude de dessinateurs présents)…
 
Note :
Critique effectuée sur la base du TPB US, qui comprend les épisodes Immortal Iron Fist #8-14 et l'Annual #1.

Trop de dessinateurs tue le dessin

Après un premier tome plutôt sympathique et introductif, ce second tome à la team de rêve (Ed Brubaker - Matt Fraction - David Aja) rentre enfin dans le vif du sujet et nous propose de participer, en compagnie d'Iron Fist, à un tournoi réunissant les sept champions des sept cités célestes. Dont K'un-Lun, et donc Iron Fist. Mais également son ennemi juré, Davos. Et pendant ce temps, un complot se prépare en la cité mystique de K'un-Lun. Et du côté de notre planète Terre, M. Xao veut tout simplement faire disparaitre la cité céleste en ouvrant un portail entre les deux mondes pour y balancer des tonnes de saletés atomiques. Mais heureusement que Luke Cage et ses Filles du Dragon veillent !

Vous l'aurez compris, on est en plein dans une saga épique et haletante qui ne risque pas de nous ennuyer ! Baignée d'un florilège de personnages plutôt intéressants, l'histoire se laisse suivre avec passion en alternant les combats du tournoi (merveilleusement mis en image par David Aja), avec les autres intrigues. Et le personnage d'Iron Fist, tiraillé entre un destin tout fixé, un héritage à suivre ou une vie terrienne, tenaillé par les différents protagonistes, va progressivement devoir faire son choix et se libérer de ses liens une bonne fois pour toute.

Ç'aurait été parfait si Panini n'avait pas décidé de ne pas suivre la version américaine, et donc de cisailler cette saga en deux parties, qu'il vaut mieux lire à la suite pour ne pas être perdu tant les différentes intrigues requièrent de la concentration (et parfois un mal de crâne avec des lignées tels les Iron Fist où on utilise les personnages sur 4 générations). Nous n'avons donc dans cet album que les #8-11, les #12-14 étant dans le t.3.

Pour combler le manque, sont présents dans l'album Immortal Iron Fist #7, l'histoire de la seule Iron Fist du sexe féminin, une histoire assez bouche-trou sans spécialement d'intérêt, correct sans plus, et l'Annual #1, où Iron Fist va chercher à se renseigner sur la vie du Iron Fist précédent, Orsan Randall son grand-père. Entrecoupé de scènes des aventures du Iron Fist précédent, un annual qui a sa place dans la série, l'idée de la filiation étant très présente dedans. Mais, malheureusement, ce qui pêche ici est la multiplicité de dessinateurs : certains s'en sortent plutôt bien (Nick Dragotta, Howard Chaykin) mais ce n'est pas le cas de tout le monde et une telle propension de dessinateurs différents nuit grandement à l'unité de la série. A part ça, cet annual très référencé n'est pas une merveille mais reste plutôt correct, sans atteindre des sommets.

Mais ce n'est pas seulement l'annual qui regorge de dessinateurs différents : même la série régulière est atteinte de ce "vice", puisque en dehors de l'intrigue se passant dans K'un-Lun (à savoir le tournoi) dessiné par le grand David Aja (qui reste un régal avec son trait rappelant Michael Lark, une dose de dynamisme en plus), l'intrigue terrienne et les retours dans le passé sont dessinés par d'autres artistes franchement moins bons. Une grosse déception de ne pas avoir une dose correcte de David Aja !

En bref, une saga principale passionnante desservie par des récits à-côtés pas forcéments nécessaires, et une série qui peine à trouver son unité à cause d'un David Aja plutôt lent (mais excellent) qui doit donc être souvent remplacé. Néanmoins, ce tome vaut quand même le coup d'oeil !

Il ne peut en rester qu'un ...

Difficile de décrire un tome non linéaire. En résumé, ce recueil comporte : un one-shot, un annual qui si'ntègre pourtant dans la continuité d'un arc dont nous avons la première partie : Les 7 Capitales Célestes. Vous avez suivi ? Très bien.

Ed Brubaker et Matt Fraction nous baladent, dans leur récit, d'histoire en histoire, de forme de récit en forme de récit, tout en réussissant à tisser une trame tout à fait cohérente. Le 1er épisode de ce 100%, le n°7 US, nous raconte un peu plus en détail l'histoire de Wu Ao-Shi, la première (et dernière à ce jour) femme ayant porté le titre d'Iron Fist, aperçue dans le tome 1. Racontée sous forme de conte, cette histoire est empreinte de poésie et d'émotion, et sublimée par le trait d'un dessinateur invité, Travel Foreman, vu à l'oeuvre sur les séries Ares et Dr Spectrum. Un artiste à suivre. Son back-up, Leandro Fernandez, est un peu moins inspiré mais ses traits clairs et les couleurs douces qui l'accompagnent rendent la vision assez agréable.

S'ensuit la trame principale, l'arc Les 7 Capitales Célestes, entrecoupée par l'annual nous racontant l'histoire d'Orson Randall, narrée par son biographe officiel, Ernst Erskine, surnommé Lucky Pierre. Là, le récit ressemble plus à une histoire de Doc Savage et est bourré de références aux pulps et ses personnages colorés et ses références exotiques. Rafraîchissant. La partie graphique, par contre, est plus sujette à caution, exception faite des graphismes et couleurs de Jelena Djurdjevic, la femme de Marko. Les dessins d'Howard Chaykin, dont j'apprécie assez peu le trait, et de Dan Bereton sont quelques crans en dessous, à mon sens, versant dans le limite grotesque, notamment Bereton.

L'arc en lui-même, s'il pouvait paraitre convenu au départ (ça ressemble au tournoi des 7 Boules de cristal de Dragon Ball), est pourtant très immersif, tant il développe le background K'un Lunien, cité dont on parle depuis des années mais que l'on n'avait jamais vraiment "visité". Là, cette ville se révèle un décor complet et quasiment une histoire à elle seule, développant par là-même le récit d'Iron Fist.

Graphiquement, David Aja reprend les commandes de l'histoire, épaulé par des invités pour les parties flash backs. Tous s'en tirent avec les honneurs, mais aucun ne rivalise avec l'inventivité graphique d'Aja et, notamment, son sens du découpage. De plus, ses personnages sont graves et s'intègrent parfaitement dans l'atmosphère de sérénité que dégage K'un Lun.

Une première partie de récit qui change du reste de la production Marvel, d'une manière extrêmement rafraîchissante, et qu'il serait dommage de rater.

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