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Hulk - Intégrale t.2


Auteurs

 Peter David (scénario) et Todd Mc Farlanne (dessins)

Editeur (Collection)

 Panini (Marvel Classic)

Date de parution

 Juin 2008

Prix

 25 €

Nombre de pages

 256

Episodes VO

 The Incredible Hulk vol 1 #331-341

 

 

Le brillant scientifique Bruce Banner teste une bombe de son invention pour tenter de mieux cerner et maîtriser le pouvoir encore méconnu des radiations gamma. Mais un incident se produit et il est fortement irradié. Dès lors, chaque fois qu'il est sous pression, il se métamorphose en un monstre vert ivre de fureur, l'incroyable Hulk.

Le géant vert

Le géant vert revient dans une intégrale consacrée au run de celui qui, dit on, a réussi à exploiter pour la première fois le personnage de Hulk.

Personnellement, je n'ai vraiment découvert Hulk qu'avec le run du brillant Bruce Jones qui avait bien compris l'intérêt de la dualité entre Bruce et son verdâtre alter ego. Et bien Peter David, même s'il ne va pas aussi loin (et encore, peut être que ça sera le cas, attendons la suite de son run), avait déjà compris et exploité ça. Mis à part les 2 épisodes d'introduction, destinés à clore le run de Milgrom, David s'en sort très bien sur les 9 restants. En effet, tout en ménageant la susceptiblité du fanboy qui ne demande qu'à voir des combats de Titans, David réussit à souffler le froid et le chaud en intégrant la notion de culpabilité non seulement dans les moments où c'est Banner qui a pris le dessus mais aussi dans les combats dans lesquels non seulement Hulk apparaît comme beaucoup plus humain mais surtout où il combat des êtres qui au final, font office de miroir car tous devenus "criminels" par rejet de leurs différences. Ajoutons à cela quantité de subplots chers à David et qu'il aura sûrement le temps de développer (on imagine, sur 11 ans !) dont son histoire d'amour compliquée avec Betty Ross et vous obtiendrez une bone entrée en matière dans l'univers de Hulk.

Bon, reste la partie graphique, absolument épouvantable, tant il faut s'habituer (ou pas, d'ailleurs) aux traits d'un Mc Farlane débutant, pas vraiment à l'aise qaund il n'est pas dans son registre "horrifique".

Au final, pour ceux qui voudraient découvrir Hulk après le film de Letterier ou ne pas rester sur la première Intégrale, pas très convaincante

Vert de gris

Ce volume de Hulk L'Intégrale propose les 11 premiers épisodes signés par Peter David et Todd McFarlane. Si on découvre Hulk avec ce bouquin, et pour ne pas être totalement perdu, une petite explication s'impose… Avant le #331, Bruce Banner (le Hulk vert original) est séparé de son double au moyen d'un ''bain de nutriments'' (sic !). Il se marie avec Betty Ross et forme le groupe des Hulkbusters pour tenter de maîtriser Hulk. Malheureusement (qui a dit ''évidement !'' ?), la division cellulaire des deux êtres ne fonctionne pas et pour éviter la mort, tout ce beau monde repasse par la case ''bain de nutriment'' (re-sic !). Après bien des péripéties, la série aboutit à : la mort du Général Ross (le père de Betty), la transformation de Rick Jones en un Hulk vert monosyllabique, et à l'évolution de Bruce Banner en Hulk gris (dont la métamorphose opère au coucher du soleil)… Un peu compliqué tout cela n'est-ce-pas ?!?!

Quand Peter David arrive sur la série, il doit donc faire un peu le ménage. Les 2 premiers épisodes de ce recueil sont en ce sens assez pénibles puisqu'ils finissent un arc entamé quelques épisodes plutôt par son prédécesseur. Les choses deviennent enfin intéressantes avec le #333 (Quality Of Life). L'auteur s'étant débarrassé de l'encombrant Hulk vert (Rick Jones étant par le même biais libéré de sa condition), on peut se concentrer sur la dualité Bruce Banner/Hulk gris. L'histoire met quelques épisodes à prendre forme, mais une fois que le trio de fugitifs poursuivis par le S.H.I.E.L.D. est formé (Bruce Banner, Rick Jones et Clay Quatermain), la série prend des airs de road-movie tendu. Cette situation permet à David de jouer avec ses figures principales et d'offrir de très bons moments via des dialogues maîtrisés et qui en disent long sur la psychologie de chacun des personnages. En plus, et en sus de la fuite de Hulk, le scénariste n'oublie pas de malmener l'alter-égo Banner en mettant à mal sa relation avec sa femme Betty. Évidemment (et histoire de ne pas transformer The Incredible Hulk en un clone du Fugitif), les grosses bastons qui font mal sont toujours belles et bien présentes, les volées de baffes pleuvent, et ça matraque sévère (ainsi, les fanboys aussi en ont pour leur argent !)….

Du côté des dessins, c'est un peu la catastrophe. Le jeune Todd McFarlane (illustre inconnu à l'époque) est loin (mais alors très loin !) du niveau de ces futures séries Spider-Man (Marvel) ou Spawn (Image)… Les compositions de page sont assez catastrophiques et ne servent aucunement le scénario, tandis que le trait est tellement hésitant qu'on en a parfois mal aux yeux… Malgré cela, il faut reconnaitre que les 2 derniers épisodes démontrent une nette amélioration de l'artiste. D'ailleurs, l'histoire donnera raison à Bob Harras (à l'époque rédacteur en chef sur le titre) qui laissa McFarlane se faire les dents sur Hulk… Ceci dit, et même si l'on sait ce que Todd McFarlane est devenu, il est difficile de trouver objectivement des qualités à son travail sur les premiers épisodes de son run sur le géant vert (euh… gris !).

Pas la meilleure introduction au personnage de Hulk (quel passif !), mais un bon scénario qui va aller en s'améliorant. Alors si vous arrivez à passer outre les graphismes…

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