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Daredevil vol.2 t.16 - A chacun son dĂ»

Auteur
   Ed Brubaker (scénario), Michael Lark, Stefano Gaudiano et Lee Weeks (dessin) 
Editeur (Collection)
   Panini Comics (100% Marvel)
Date de parution
   Avril 2009
Prix
   12€
Nombre de pages
   144
Episodes VO
   Daredevil vol.2 #94-99

 


Matt Murdock doit faire face aux bouleversements de son existence et trouve enfin le moyen d'aller de l'avant. Mais une nouvelle menace surgie de son passé pointe à l'horizon. Et après le désastre de la guerre civile, incarner Daredevil est devenu encore plus difficile.

Gladiator

Après un deuxième tome plutôt en demi-teinte par rapport à l'excellence du premier, Brubaker revient un peu plus en forme sur ce troisième tome qui nous promet le meilleur pour la suite.

Il commence avec un épisode centré sur Milla Donovan, la compagne aveugle de Matt Murdock, qui nous fait partager ses doutes et ses douleurs, telle une Mary-Jane dans l'attente de son Spider-Man. Bon ça n'a strictement rien d'original, c'est très convenu et même un peu long, mais ça se lit plutôt bien alors on ne fera pas la fine bouche.

Et puis le meilleur reste à venir : Brubaker met en scène le Gladiateur, ancien vilain victime d'un coup monté que Daredevil, ou plutôt l'avocat Matt Murdock, va tenter de déjouer. Mais ce qui n'est au final qu'une affaire comme une autre va rapidement prendre des conséquences imprévisibles pour notre héros, jusqu'à l'attirer dans un piège.

Le début de l'intrigue, encore une fois, est plutôt mollasson : on suit l'affaire sans vraiment en avoir quelque chose à faire, et les scènes que Brubaker a voulu tendues, prenantes, ne fonctionnent qu'à moitié. Puis progressivement on commence à rentrer dans l'histoire en comprenant un peu plus les tenants et aboutissants de la question qui ne se limite pas qu'à une banale affaire. Le récit prend de l'ampleur, le côté sombre de ce thriller également, allant de rebondissements en rebondissements jusqu'à nous quitter en plein milieu d'arc et nous laisser complètement sur notre faim... Mais Panini n'est pas à blâmer puisqu'il a simplement suivi la parution US.

Michael Lark continue de faire des merveilles de son côté avec, malheureusement, un style qui commence à devenir de moins en moins personnel : traits plus ronds, visages plus fluides, une évolution qui ne me plait qu'à moitié. Heureusement, son style réaliste a encore de beaux jours devant lui. De plus il maîtrise parfaitement la narration, surtout dans les scènes d'action, et n'a pas son pareil pour conférer une ambiance ultra-réaliste à Hell's Kitchen, faisant de ce quartier un individu à part entière. Et j'oubliais de parler des expressions faciales des personnages, toutes plus réussies les unes que les autres. Vous l'aurez compris, Michael Lark est un excellent dessinateur, parfait pour ce type de scénario.

En bref, un scénario qui reprend du poil de la bête pour un dessin toujours aussi bon. Pas grand chose à redire, si ce n'est que vous pouvez y aller sans crainte, un bon polar comme on en fait peu.

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