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Daredevil vol.2, t.17 - Sans Peur

 

Auteurs
Ed Brubaker (scénario), Michael Lark (dessins)
Editeur (Collection)
Panini Comics (100% Marvel)
Date de parution
Août 2009
Prix
14.00 €
Nombre de pages
180
Episodes VO
Daredevil v.2 #100-105 & Annual

 

 

La situation ne pourrait pas être pire pour Matt Murdock. Tout son monde vacille et menace de s'écrouler alors qu'il livre une bataille héroïque sur deux fronts, au tribunal et sur les toits de Hell's Kitchen face à Mister Fear! Au programme de ce 100% Marvel : Daredevil, le récit complet Sans peur (dont le 100ème numéro anniversaire de la série), signé Ed Brubaker, Michael Lark et Paul Azaceta, auteurs salués par la critique et lauréats de prix prestigieux. En prime, toutes les couvertures originales, variant comprises.

Hell To Pay

Suite et fin du deuxième arc de Brubaker sur une des séries Marvel les plus intéressantes du moment...

Numéro anniversaire oblige, le #100 nous donne droit à une belle brochette d'artistes invités: Djurdjevic, Romita Sr., Colan, Sienkiewicz, Maleev... Que du beau monde! Brubaker trouve donc une astuce scénaristique pour permettre à chacun de ces dessinateurs de rendre hommage à l'Homme sans peur tout en collant à son histoire. Si, dans le lot, on ne devait en retenir qu'un, ce serait Colan, sans hésiter. Ses 3 pages sont magnifiques, très proches d'un crayonné... Un petit chef d'œuvre!

Pour ce qui est de Lark, il est égal à lui-même. C'est à dire aussi bon que sur les 3 TPB précédents, mais franchement il n'arrive toujours pas à totalement faire oublier Alex Maleev. Disons que sa mise en scène est vraiment moins définitive. Bien que dans les scènes d'action le mythe de Daredevil soit bien rendu, Lark impressionne moins pour les scènes "civiles"... Cependant, qu'on ne se méprenne pas, ça reste très très bon... Et c'est surtout foutrement efficace!

Pour la fin de cet arc, Brubaker arrive à trainer Matt Murdock dans la boue et à le faire douter encore plus  que ne l'avait fait Bendis avant lui (Vous avouerez que c'est quand même fort!!!). L'utilisation du bad guy est très réussie. Et même si sortir Mr. Fear du chapeau avait pu paraître un peu facile lors du précédent TPB, on ne peut que voir que ce choix était très judicieux, et surtout très bien utilisé par le scénariste.

Même si au final, l'arc Hell To Pay est moins captivant que The Devil Inside And Out, force est de constater que Brubaker nous offre tout simplement la meilleure série mainstream du moment!
Note:
Critique effectuée sur la base du TPB US.

On achève bien les chevaux ...

Pourquoi pas les aveugles ?

En effet, dans ce tome, on a de plus en plus l'impression qu'Ed Brubaker, et Brian Michael Bendis avant lui, prend un certain plaisir à torturer Matt Murdock. Un peu comme s'il voulait se venger de ne pas avoir eu droit, dans son enfance, de taper un plus petit, un plus faible, un avec des lunettes, etc ...

Il faut bien avouer qu'après avoir cru plusieurs fois que Daredevil et son alter ego civil avaient touché le fond, Brubaker réussit le tour de force de nous surprendre et, surtout, de faire passer certaines machinations passées pour des parties de rigolade.

Mister Fear est de retour. Mais cette fois-ci, l'homme sous le masque est particulièrement retors et, surtout, intelligent. Il va manipuler Matt et le pousser dans ses ultimes retranchements. On découvre même un Daredevil qu'on ne connaissait pas et que certains, même parmi les plus rudes avec le personnage, n'auraient pu imaginer. Mais le plaisir de lecture, je vous le garantis, est au rendez-vous, et le récit est tellement immersif, qu'il vous faut absolument prévoir une plage de lecture pour le tome entier. De plus, Ed Brubaker, en grand fan de la série qu'il a dû être dans les années 70 et 80, ramène sur le devant de la scène tout un aréopage d'anciens ennemis, à qui il donne de nouvelles lettres de noblesse, la plupart ayant plutôt été considérés comme des faire-valoir dans le passé.

Graphiquement, il faut d'abord préciser que le numéro introductif de ce volume est le n°100 US. D'où une palette de dessinateurs invités qui s'occupent de 2 à 5 pages chacun. Certains sont invités (Lee Bermejo et Marko Djurdjevic qui s'occupe aussi des couvertures), d'autres sont d'anciens dessinateurs ayant marqué de leur empreinte la série (John Romita Sr, Gene Colan, Bill Sienkiewicz ou Alex Maleev). Tous nous offrent des pages sublimes, dans des styles différents mais décrivant une ambiance bien particulière.

Le dessinateur habituel, Michael Lark, de plus en plus à l'aise avec le personnage, dessine un Daredevil élégant et des personnages aux visages très expressifs, bien qu'ils parlent la bouche fermée. Rassurez vous, rien à voir, cependant, avec un David Finch ... Ses décors et son ambiance, bien colorisée par Matt Hollisgsworth sont, quant à eux, extrêmement bien rendus mais là, ce n'est plus une surprise, tant c'était déjà le cas dans Gotham Central, par exemple ...

Peut-être la meilleure série Marvel actuellement, donc à ne rater sous aucun prétexte.

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