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Daredevil : Born Again

Auteur
 Frank Miller (scénario), David Mazzucchelli (dessin)
Editeur (Collection)
 Marvel Comics
Date de parution
 Février 2009
Prix
 24.99 $
Nombre de pages
 248
Episodes VO
 Daredevil vol.1 #226-233
Correspondance VF
 Strange #207-211 (Éditions Lug/Sémic); Daredevil n°2 (Éditions Bethy); Divers autres...

 

"And I - I have shown him... that a man without hope is a man without fear." The definitive Daredevil tale! Karen Page, Matt Murdock's former lover, has traded away the Man Without Fear's secret identity for a drug fix. Now, Daredevil must find strength as the Kingpin of Crime wastes no time taking him down as low as a human can get! Collects Daredevil #226-233.

And I – I have shown him that a man without hope is a man without fear.

Karren Page, l’ex-amante de Matt Murdock, a vendu l’identité secrète de l’Homme Sans Peur contre un fix d’héroïne. Désormais, Daredevil doit faire face à un Kingpin qui va user de tout son pouvoir pour détruire l’homme derrière le masque…

Marvel USA continue sa campagne de réédition tournant autour du personnage de Daredevil par Frank Miller. Comme pour The Man Without Fear, ce Born Again est présenté dans un hardcover de toute beauté. En plus des 7 épisodes de la saga (#227-233), le recueil contient également Warriors (#226, et première collaboration Miller/Mazzucchelli sur Daredevil) ainsi que les couvertures des TPB précédents et des single issues, les crayonnés complet de Mazzucchelli pour Purgatory (#228) et finalement le script d’Armageddon (#233) annoté par Miller. Encore une fois, une édition bien garnie pour une œuvre qui le mérite…

Dans cet arc mythique du héros aveugle, Frank Miller va traîner Matt Murdock dans la boue. Par une ficelle scénaristique simple (Karen Page vend l’identité de Daredevil pour se payer un shoot), Miller s’ouvre la porte à des sous-intrigues solides et émotionnellement très fortes (Karen – justement – et sa quête de rédemption) et permet à l’ennemi juré du justicier (le Kingpin) de le détruire de l’intérieur. Comme souvent chez le scénariste, le héros souffre le martyr et doit connaître la douleur et la peine avant de renaître de ses cendres. Murdock voit ainsi sa vie se briser. Amis, alliés, travail, etc..., tout ce qui avait de l’importance à ses yeux est sournoisement balayé par le chef de la pègre qui tire les ficelles dans l’ombre. Matt doit toucher le fond pour que, finalement, une lumière quasi-divine (en la personne de Sœur Maggie, figure également rédemptrice s’il en est) lui apparaisse. Dès lors, vengeance et justice seront les deux maîtres mots qui qualifieront la suite… Même si on peut reprocher à Miller l’utilisation de protagonistes qui décentrent parfois un peu maladroitement le sujet (Nuke, Captain America et les Vengeurs dans les deux derniers épisodes), force est de constater qu’une fois de plus, il fournit un scénario jusqu’au-boutiste, nihiliste, violent et dur qui prend aux tripes pour ne lâcher le lecteur qu’aux derniers instants. Ici encore, comme avec The Man Without Fear ou sur son run solo dans la série régulière, Miller nous offre un des tous grands moments du personnage qui reste (et restera sans doute longtemps) dans les annales.

Si le scénario de Miller est solide, la partie graphique de Mazzucchelli l’est peut-être encore plus. Ce qui frappe tout de suite lorsqu’on tourne les pages du recueil, c’est ce sens inné du storytelling. Les cases s’enchaînent comme des uppercuts qui nous font valser et dont on ne se relève pas. De grands moments de bravoure traversent ainsi ces 7 épisodes, notamment l’implacable et longue scène du téléphone que reçoit Urich (dans Born Again #230) et qui fait superbement monter la tension. En plus de ça, le trait de l’artiste ne gâche rien. Il suffit de s’attarder sur les crayonnés proposés en bonus pour constater avec quel talent le bonhomme arrive à faire passer toute une gamme d’expressions dans les visages des personnages qu’il dessine. Seul point noir au tableau, une colorisation (de Christie Scheele et Richmond Lewis) qui a plutôt mal vieilli et qui supporte parfois difficilement le passage sur papier glacé. N’empêche que, malgré ce maigre défaut, la collaboration scénario/dessin reste de grande qualité.

23 ans après, cette saga reste toujours un incontournable de Daredevil, un must-have !

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