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Criminal, t.5 - The Sinners

Auteur
Ed Brubaker (scénario), Sean Phillips (dessin)
Editeur (Collection)
Icon (Marvel Comic)
Date de parution
Juin 2010
Prix
15.99 $
Nombre de pages
144
Episodes VO
Criminal: The Sinners #1-5
Correspondance VF
Criminal, t.5 - Pauvres Pêcheurs (Éditions Délcourt)

 

criminal_t5

Criminal's most popular character, Tracy Lawless, returns in The Sinners! It's been a year since Tracy was forced into working for the bad guys, and now made men are turning up dead all over the city, in what appears to be mob-style hits. But since criminals don't go to the cops for justice... only Tracy can solve this crime. Collects Criminal: The Sinners #1-5

Péché mignon

Péché mignon
Voilà maintenant un an que Tracy Lawless est obligé de travailler pour M. Hyde, l’homme à la tête des criminels de toute la ville. Et tandis que d’autres grands pontes commencent à se faire descendre et exécuter dans un style rappelant les méthodes de la mafia, son patron le charge de résoudre ce mystère. Car en effet, quand on est un criminel, on n’appelle pas la police pour demander justice…
Faisant suite aux volumes 1 (Criminal, Lawless) et 2 (The Dead And The Dying, Bad Night), Criminal revient sous la forme de miniséries, ce qui aurait d’ailleurs pu (dû ?) être le cas depuis le départ…
Avec cette cinquième histoire de l’univers Criminal, on commence à connaître la rengaine, et c’est peut-être ce qui porte quelque peu préjudice à ce The Sinners. Alors certes on retrouve avec plaisir Ed Brubaker pour un type de récit complètement dans l’esprit ‘‘hard-boiled’’ auquel il nous avait habitué, avec tout ce qu’il faut d’éléments perturbateurs pour rendre la quête de Tracy Lawless assez intéressante pour avoir envie d’aller jusqu’au bout, mais force est de constater qu’il n’y a rien de neuf là-dedans (contrairement à Incognito de la même paire scénariste/dessinateur par exemple). Mais cela est-il grave ou dérangeant ? Et bien pas forcement ! Car comme un bon vieux film qu’on aime se repasser de temps à autres, cet épisode de Criminal passe finalement comme une lettre à la poste. Les personnages principaux (tout comme les seconds couteaux) sont diablement bien écrits et sont assaillis de doutes ou crêpis de failles qui les rendent d’autant plus humains et donc attachants, la trame principale est assez maligne et comporte assez de rebondissements pour ne pas paraître cousue de fil blanc, et surtout les dialogues sont pensés avec justesse pour accentuer ce côté ‘‘noir’’ si cher à Brubaker. En définitive, il est même plutôt difficile de trouver de réels défauts à part qu’on serait simplement en droit d’en attendre un peu plus de la part d’un scénariste de cette trempe…
Pour ce qui est de la partie graphique, mêmes ‘‘reproches’’. Sean Philips travaille sur la base de ses acquis, mais qu’est-ce que c’est beau, rythmé et surtout toujours pensé dans le sens du scénario. En effet, l’artiste se met au service de l’histoire. Sans une once de superflu, il sait comment donner vie avec talent à cet univers en arrivant à rendre palpable l’ambiance propre au genre. Malgré tout, on peut regretter le manque d’un ou deux moments de bravoure qui auraient pu rendre la lecture de ce recueil un peu plus enthousiasmante…
En conclusion, The Sinners est un très bon récit qu’il est impossible de descendre en flamme, mais qui ne renouvelle en rien ni la série, ni le style auquel elle appartient, ni le travail des ses deux créateurs… Et c’est peut-être bien là que le bât blesse !

Voilà maintenant un an que Tracy Lawless est obligé de travailler pour M. Hyde, l’homme à la tête des criminels de toute la ville. Et tandis que d’autres grands pontes commencent à se faire descendre et exécuter dans un style rappelant les méthodes de la mafia, son patron le charge de résoudre ce mystère. Car en effet, quand on est un hors-la-loi, on n’appelle pas la police pour demander justice…

Faisant suite aux volumes 1 (Criminal, Lawless) et 2 (The Dead And The Dying, Bad Night), Criminal revient sous la forme de miniséries, ce qui aurait d’ailleurs pu (dû ?) être le cas depuis le départ…

Avec cette cinquième histoire de l’univers Criminal, on commence à connaître la rengaine, et c’est peut-être ce qui porte quelque peu préjudice à ce The Sinners. Alors certes on retrouve avec plaisir Ed Brubaker pour un type de récit complètement dans l’esprit ‘‘hard-boiled’’ auquel il nous avait habitué, avec tout ce qu’il faut d’éléments perturbateurs pour rendre la quête de Tracy Lawless assez intéressante pour avoir envie d’aller jusqu’au bout, mais force est de constater qu’il n’y a rien de neuf là-dedans (contrairement à Incognito de la même paire scénariste/dessinateur par exemple). Mais cela est-il grave ou dérangeant ? Et bien pas forcement ! Car comme un bon vieux film qu’on aime se repasser de temps à autres, cet épisode de Criminal passe finalement comme une lettre à la poste. Les personnages principaux (tout comme les seconds couteaux) sont diablement bien écrits et sont assaillis de doutes ou crêpis de failles qui les rendent d’autant plus humains et donc attachants, la trame principale est assez maligne et comporte assez de rebondissements pour ne pas paraître cousue de fil blanc, et surtout les dialogues sont pensés avec justesse pour accentuer ce côté ‘‘noir’’ si cher à Brubaker. En définitive, il est même plutôt difficile de trouver de réels défauts à part qu’on serait simplement en droit d’en attendre un peu plus de la part d’un scénariste de cette trempe…

Pour ce qui est de la partie graphique, mêmes ‘‘reproches’’. Sean Philips travaille sur la base de ses acquis, mais qu’est-ce que c’est beau, rythmé et surtout toujours pensé dans le sens du scénario. En effet, l’artiste se met au service de l’histoire. Sans une once de superflu, il sait comment donner vie avec talent à cet univers en arrivant à rendre palpable l’ambiance propre au genre. Malgré tout, on peut regretter le manque d’un ou deux moments de bravoure qui auraient pu rendre la lecture de ce recueil un peu plus enthousiasmante…

En conclusion, The Sinners est un très bon récit qu’il est impossible de descendre en flamme, mais qui ne renouvelle en rien ni la série, ni le style auquel elle appartient, ni le travail des ses deux créateurs… Et c’est peut-être bien là que le bât blesse !

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