Comicszone

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Walking Dead t.8

 

Auteurs
 Robert Kirkman (scénario), Charlie Adlard (dessin)
Editeur (Collection)
 Delcourt (Contrebande)
Date de parution
 Mai 2009
Prix
 12.90 €
Nombre de pages
 136
Episodes VO
 Walking Dead #43-48

 


 

Après une brève accalmie, l'horreur frappe à nouveau. Retranchés derrière les grilles de leur pénitencier, Rick et ses compagnons assistent incrédules au retour du Gouverneur, laissé pour mort lors de leur évasion de Woodbury. Déjà Andrea se poste au mirador, épaule son fusil, ajuste sa visée, expire et aligne le Gouverneur... Rares seront ceux qui réchapperont du combat à mort qui s'engage.

Nés pour souffrir...

Après avoir usé en long et en large de toutes les possibilités scénaristiques que lui offraient le refuge carcéral habité par notre équipe de survivants, Kirkman décide (enfin, dirons certains) de foutre un coup de pied dans la fourmilière et d’ébranler l’équilibre des choses…

Ce recueil voit en effet le retour d’une grande menace pour la communauté menée par Rick. Le scénariste, faisant fi de toute finesse (on aurait tout de même apprécié un peu plus de subtilité), ramène au premier plan le Governor laissé pour mort par Michonne. Et autant dire que ce fou furieux en a gros sur la patate et qu’il compte bien se venger ! Non content de faire un virage à 180° dans son histoire, Kirkman n’hésite pas à bousculer le lecteur en sacrifiant des personnages principaux (comme il a déjà pu le faire pas le passé). Ceci lui permet non seulement d’aller de l’avant dans son histoire mais surtout de faire évoluer les protagonistes  qui restent… Et comme d’habitude, le TPB finit sur un cliffhanger à rendre fou les plus blasés des lecteurs de comics…Argh !

La partie graphique est toujours effectuée par Charlie Adlard (dessins et encrage) et Cliff Rathburn (niveau de gris). Ce dernier, trop peu cité, amène une vraie profondeur et un bon rendu aux dessins toujours très expressifs d’Adlard. Malgré une mise en scène quelque fois répétitive (même suite de cases pour un même type d’action) , The Walking Dead reste très plaisant à lire.

Note:
Critique effectuée sur la base du TPB US.

 

 

Plouf plouf, ce sera toi qui mourra

Après un tome presque trop tranquille pour une série comme Walking Dead (pensez, juste un mort et un mutilé !), Robert Kirkman a décidé de chambouler tout son petit monde, quitte à tout reprendre de zéro et surtout à sacrifier des protagonistes importants...

En effet, le Gouverneur revient, et il n'est vraiment pas content, et nos survivants sont, quant à eux, décidés à protéger leur prison coûte que coûte. Et Kirkman de nous plonger dans l'action quasiment tout au long de ce récit prenant et haletant, tout en n'oubliant pas de traiter chaque personnage - même si, pour certains, cela sera inutile puisque nous ne les reverrons pas. On peut critiquer ce parti pris de nous choquer coûte que coûte, toujours est-il que Robert Kirkman n'hésite pas à se mouiller jusqu'au cou en noyant son statu quo tout juste trouvé au tome précédent, et le moins que l'on puisse dire est que chaque scène, chaque événement est tout sauf attendu.

Le côté échanges de tirs entre d'un côté la prison et de l'autre les hommes du Gouverneur est également très bien rendu, soutenu par un Charlie Adlard en forme malgré un académisme apparent qui commence à lasser à force. L'homme est très doué, rien à redire sur cela, mais il ne prend malheureusement pas la peine de se renouveler et force m'est de constater qu'à la longue il devient presque ennuyant à suivre. Mais je chipote, puisqu'il nous gave de très belles planches, et il est vraiment à l'aise pour dessiner de beaux combats épiques.

En bref, un tome surprenant et trépidant pour une série qui s'annonce déjà comme un grand classique du comic-book.

 

It's the end of the world as we know it

Waow !!!

C'est, en général, le premier mot que l'on dit en lisant cette série. Et, même selon les standards, très élevés de Walking Dead, c'est aussi le premier mot que l'on dit en refermant ce 8ème tome. Si on peut encore parler ...

Dans l'ancien pénitencier reconverti en abri pour le groupe que nous suivons depuis un moment déjà, beaucoup de bouleversements arrivent dans ce tome. Je ne peux rien vous révéler, mais je peux d'ores et déjà vous dire que tout le monde ne s'en relèvera pas.

Kirkman nous balance, avec ce volume, un bon gros coup de poing dans le ventre, ou une bonne grosse baffe dans la g..., c'est au choix. En tous cas, il ne cesse de nous surprendre, malgré le postulat de base qui aurait pu nous servir une histoire répétitive au possible. Cela dit, comme me l'a fait remarquer un lecteur, il ne faudrait pas non plus tomber dans un cycle infernal, rencontre/groupe/création d'un foyer/éclatement. Mais faisons confiance à l'auteur... De plus, Kirkman semble ici régler ses comptes avec une certaines catégorie de prêcheurs évangélistes, grâce au personnage du Gouverneur, qui tourne la "vérité" pour en montrer le sens qui l'arrange, et s'assurer ainsi sa parcelle de pouvoir. Rajoutez-y un soupçon de pédophilie et le portrait est fini ...

Les dessins sont toujours assurés par Charlie Adlard et sont toujours aussi excellents. Ah oui, quand même, un point qui n'a pas souvent été relevé: ses visages sont absolument fabuleux, on s'en rend compte ici, où la quiétude côtoie l'angoisse, la terreur, la détermination, la tristesse et même l'horreur. Du travail magnifique.

L'un des meilleurs tomes, peut-être le meilleur, d'une des meilleurs séries du moment. Depuis le temps qu'on vous dit, j'espère que vous êtes tous passés à Walking Dead. Si ce n'est pas le cas, 8 tomes sont disponibles assez facilement, jetez vous dessus !!!

Derniers commentaires

You are here: Image Walking Dead t.8 - Une Vie De Souffrance
icone_rss